L’analyse sociologique des effets de quartiers

L’analyse sociologique des effets de quartiers

L’analyse sociologique des effets de quartiers. Great American City. À propos de Robert J. Sampson, Great American City.

L’écologie humaine vient de faire un retour remarqué avec la publication de l’ouvrage Great American City, plus d’un demi‑siècle après avoir été évincée des productions sociologiques américaines. L’auteur, Robert Sampson, s’emploie à mettre en évidence l’existence de ce qu’il appelle les effets de quartier (neighborhood effects) en s’inspirant des méthodes de l’École de Chicago. Il entend réfuter les théories pronostiquant la fin des lieux (placelessness) et cherche à démontrer « que les différences entre quartiers ne sont pas seulement visibles partout mais qu’elles ont également des propriétés durables – avec des mécanismes de reproduction sociaux et culturels – et des effets couvrant une grande variété de phénomènes sociaux ».
Rejetant dos à dos approche déterministe et individualisme méthodologique, Sampson s’attache à prendre en compte les comportements individuels comme les dynamiques collectives et les effets structurels, ainsi qu’à considérer à la fois les processus top‑down et bottom‑up.
(La lettre d’information de Laurent Mucchielli du 03 septembre 2014)
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