Rénovation urbaine et cadre de vie

Didier Desponds, Elisabeth Auclair, Pierre Bergel et Marie-Madeleine Bertucci (dir.) Presse Universitaires de Rennes, 2014. 278 p.

Renforcer la place des habitants dans les opérations de rénovation urbaine représente un objectif indispensable, susceptible de constituer ces populations en acteurs à part entière de la démocratie locale. Néanmoins, les mots ne peuvent servir d’alibi : cet ouvrage résolument pluridisciplinaire consiste à interroger le rôle joué par les habitants dans l’élaboration des projets urbains et à plaider pour une amélioration en profondeur des pratiques de participation. La ville ne peut se transformer sans s’appuyer d’abord sur ceux qui y vivent.
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Construire l’harmonie, rénover l’habitat social, améliorer le cadre de vie, aménager des parcs et des jardins, implanter des bureaux et des commerces, développer les animations sportives et culturelles, désenclaver le quartier. Tout cela doit permettre la rénovation du Petit Bard.

Construite il y a 50 ans, la tour H de 18 étages et de 113 logements, était devenue vétuste, insalubre et dangereuse pour ses occupants. L’équipe de la SERM-mission Petit Bard a accompagné le relogement des habitants de cette tour et a préparé, durant des mois, les étapes de sa démolition.
Son implosion est programmée pour la matinée du lundi 14 avril.

En savoir plus sur le site de la rénovation du Petit Bard

Mon quartier a changé ! Ce que disent les habitants de la rénovation urbaine. CES de l’ANRU. La Documentation française, janvier 2014. 158 p.

Le CES de l’ANRU, qui mène depuis sa création des études d’évaluation de la mise en œuvre et des impacts des projets de rénovation urbaine, a souhaité donner la parole aux principaux bénéficiaires de la politique de rénovation urbaine : les habitants des quartiers.
A partir de plusieurs centaines d’entretiens réalisés dans des quartiers dont la rénovation est en voie d’achèvement, cette publication détaille le ressenti des habitants face aux multiples aspects des projets de rénovation urbaine, mais aussi l’évolution de leur vie dans le quartier, leurs espoirs et leurs craintes.

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Restitution d’études en partenariat avec le CES de l’ANRU

Le Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (CES de l’ANRU) a réalisé plusieurs études visant à mesurer les réalisations et les effets de la rénovation urbaine au regard des objectifs affichés dans le Programme National de Rénovation Urbaine engagé depuis 10 ans.

La rencontre proposée à Montpellier par le centre de ressources politique de la ville et cohésion sociale du Languedoc Roussillon, Villes et Territoires LR, en partenariat avec le CES de l’ANRU, a été l’occasion de présenter trois de ces études qui ont donné lieu à des ouvrages publiés à La documentation Française.

Mardi 4 mars 2014           9h – 13h
IRTS LR –  MONTPELLIER
Programme 4 mars 2014 V&T CES ANRU

En savoir plus sur les  études présentées :
– « La rénovation urbaine, pour qui ? Contributions à l’analyse des mobilités résidentielles », décembre 2012, La documentation Française.

 

– « Politiques de peuplement et logement social : premiers effets de la rénovation urbaine », février 2013, La documentation Française.

 

– « Mon quartier a changé ! Ce que disent les habitants de la rénovation urbaine », janvier 2014, La documentation Française.

 

Des quartiers comme les autres ? La banalisation urbaine des grands ensembles en question. Barbara Allen et Michel Bonetti, CES ANRU, 2013, 176p.

Cette publication du Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine détaille l’évaluation de la qualité urbaine des projets de rénovation urbaine, en fonction de la prise en compte des contextes locaux, des usages et besoins des habitants, et de leur caractère durable.
Barbara Allen et Michel Bonetti (CSTB – Centre scientifique et technique du bâtiment) dressent le constat d’une nette amélioration quant à l’aménagement des quartiers – avec un impact certain sur les conditions de vie des habitants –, tout en mettant en avant les fortes contraintes auxquelles s’est heurtée la banalisation urbaine des grands ensembles.
Bon de commande_Des quartiers comme les autres_CESANRU

lundi 30 septembre 2013 à Montpellier (CRDP)

Villes et Territoires LR a organisé en partenariat avec la DREAL Languedoc Roussillon (Direction régionale  de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) une journée régionale d’échanges consacrée aux actions à mettre en œuvre pour la prévention et le traitement des dysfonctionnements des copropriétés potentiellement fragiles en Languedoc Roussillon.

Cette manifestation a rassemblé plus d’une centaine de participants concernés par cet enjeu, à la jonction des politiques de l’habitat, du logement et de la politique de la Ville. Elle a permis d’apporter une information dense sur la situation du parc de copropriétés fragiles en Languedoc Roussillon, sur les outils – notamment techniques et financiers – mobilisables pour prévenir et traiter les phénomènes de dégradation d’une copropriété et sur les évolutions programmées dans le projet de loi pour  l’accès au logement et à un urbanisme rénové (ALUR). Cette journée a également permis aux participants de bénéficier des retours d’expériences de terrain présentés lors des deux tables rondes et d’envisager des pistes d’actions à partir des échanges de la journée.

                                                                                                                     
 
Madame Bousquet, Maire de Lodève
Présidente de Villes et Territoires LR

Table ronde de la matinée (photo d.)

Programme de la journée du 30 septembre 2013

Présentation de la situation du Languedoc Roussillon en matière de copropriétés à potentiel de fragilité

Fonctionnement d’une copropriété : instances et gouvernance, règles essentielles…

Présentation des mesures pour lutter contre les copropriétés dégradées dans le projet de loi ALUR

Présentation de l’observatoire local pour le repérage et le suivi des copropriétés sur l’agglomération de Toulouse

Présentation de l’OPAH-RU dans le centre ancien de Sète dans le cadre du PNRQAD

Présentation du Plan de Sauvegarde du Petit Bard à Montpellier

Présentation des appuis techniques et financiers de l’ANAH

Conclusion de la journée par Marie Christine JAILLET, directrice de recherche au CNRS

Les centres urbains français entre conservation et rénovation (de 1943 à nos jours). Isabelle Backouche.  Armand Colin/Recherches, 2013. 448p.

Comment aménager les centres urbains en respectant la ville ancienne tout en l’adaptant aux nouveaux modes de vie ? La question est à l’ordre du jour dès les années 1940 en France. La complexité des enjeux – fournir des logements, résorber l’habitat insalubre, favoriser la création architecturale, concevoir la cohabitation entre la ville d’hier et celle à venir – fait intervenir une pluralité d’acteurs dans ce versant peu étudié de l’aménagement urbain français.

Isabelle Backouche éclaire les genèses de la transformation des villes françaises d’aujourd’hui à partir des archives méconnues d’une administration chargée de veiller aux alentours des monuments classés par l’État (Commission des abords). Son livre est l’occasion d’un formidable voyage dans la France urbaine du second XXe siècle, saisissant les visions aménageuses de ministères qui poursuivent des impératifs distincts mais travaillent en étroite collaboration. À l’interface entre la sphère administrative et le monde politique, la démarche de l’historienne scrute les acteurs sur des terrains emboîtés, depuis l’élaboration des contraintes juridiques qui encadrent l’aménagement urbain sur le plan national jusqu’aux mobilisations locales qui refusent la disparition d’un cadre de vie familier.
Cette histoire des centres-villes au fil d’un dialogue entre conservation et rénovation urbaine permet de comprendre l’émergence d’une conscience patrimoniale et éclaire les horizons de la politique de la ville actuelle.
En savoir plus sur le site de l’EHESS

Jacques Donzelot ; éditeur : Fayard ; coll. Documents ; 200 pages

L’auteur a entrepris un tour de France des cités, qui l’a conduit successivement à Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Rouen, Marseille, Grenoble et Villiers-Le-Bel, afin d’y observer les opérations de rénovation urbaine et leurs impacts sociaux. Il y a rencontré les habitants, auprès desquels il a pu constater l’attachement aux lieux lorsque des démolitions étaient entreprises. Le sociologue analyse en détail chaque projet, dont il constate les réussites ou les échecs, les effets inattendus ou les insuffisances. Il y fait le constat que, pour les habitants, aujourd’hui, la question se pose en termes de mobilité et de transport, a fortiori lorsque l’on est dans un quartier enclavé. Selon l’auteur, les flux l’emportent désormais sur les lieux. C’est pourquoi, Jacques Donzelot plaide davantage pour une “citoyenneté urbaine”, dont il donne de nombreux exemples, en lieu et place de la “citoyenneté sociale” qui a prévalue jusqu’à présent dans les politiques publiques.

En savoir plus sur France Culture

Revue Actes de la recherche en sciences sociales n°195 ; décembre 2012. Coordonné par Sylvie Tissot.

Les centres des villes ont longtemps été associés à la surpopulation et à la dangerosité des classes populaires, à l’insalubrité des taudis et des garnis.  C’est dans le cœur des capitales comme Paris que sont nées les représentations des « classes dangereuses ». Les « ghettos urbains », bien avant leur formation aux États-Unis, se situaient à l’intérieur des villes. Devenus plus désirables depuis les années 1970, les centres-villes ont connu de profondes transformations…
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Michel Kokoreff, Didier Lapeyronnie, Seuil, 2012, coll. ” La république des idées” 106p.
« Cités », « banlieues », « zones urbaines sensibles »… Ces territoires que l’on ne sait plus nommer ont subi bien des transformations depuis trois décennies : paupérisation, ségrégation urbaine et ethnique, expansion des économies souterraines, durcissement des rapports avec les institutions. Les émeutes et les violences viennent régulièrement révéler les limites de l’action publique. Ce livre propose un diagnostic fondé sur vingt ans de recherches de terrain, en même temps que des pistes pour repolitiser ce que l’on ne cesse de stigmatiser. Car, pour sortir de l’impasse, il est nécessaire d’inventer une « politique des banlieues » s’appuyant sur la force des quartiers, sur le dynamisme des acteurs, les femmes, la jeunesse. Lutter contre le chômage et la délinquance est une nécessité ; mais l’intégration politique doit être la priorité. Il est urgent que les habitants deviennent des citoyens à part entière, c’est-à-dire des acteurs de la vie démocratique. Pour refaire les cités, il faut au préalable refaire la cité.
Découvrir ce livre en écoutant Michel Kokoreff et Didier Lapeyronnie sur France Culture

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