Rénovation urbaine et cadre de vie

La DREAL Occitanie (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) a organisé le 23 mars 2017 un séminaire sur le thème de la revitalisation des centres anciens. L’objectif de ce séminaire, qui a rassemblé quelque 250 personnes, était d’échanger sur les pratiques mises en œuvre par les acteurs de terrain et d’identifier des clés pour agir.

Accéder à la restitution sur le site de la DREAL

Co-construire la ville de demain : une évaluation de la redynamisation du centre-ville d’Alès. Annie Louya-Kihidou. Université Grenoble Alpes – Institut d’Urbanisme de Grenoble, 2017. 173 p. (Master urbanisme et coopération internationale)

Résumé : Il existe de multiples formes d’élaborations de projet urbain. Aujourd’hui la démocratie directe tend à faire de l’ombre à la démocratie représentative. Le mode participatif est de plus en plus prôné dans une société qui tend d’élaborer des projets qui incluent la société civile, notamment pour sa maîtrise d’usages. C’est dans ce cadre que la municipalité d’Alès a opté pour la co-construction, un procédé dit « innovant », permettant d’allier, à cette démarche participative, le triptyque d’acteurs suivants : acteurs politiques, bureau d’études, société civile. Dans un cadre parfait nous pensons que la co-construction pourrait être assimilée à un travail collaboratif où des relations non pas descendantes mais horizontales s’élaborent entre les acteurs publics, les experts/techniciens (urbanistes, architectes…) et les habitants. Chaque acteur détient alors un rôle essentiel pour élaborer un projet de ville co-construit. « Co-construire, coproduire la ville de demain » devient une formule attractive alors que ce concept est entouré par un flou définitoire. Comment co-construire et faire du projet si aucune définition claire soutient cette pratique ? Comment s’avoir s’il s’agit bien de co-construction comme nous l’entendons ? Quelles sont vraiment les relations entre les acteurs ? L’évaluation de la co-construction de la redynamisation du centreville d’Alès est de ce fait essentiel pour répondre à ces questions.

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Quartiers nord, au-delà des tours, de Romain Fiorucci et Fanny Fontan (Fr., 2017, 52 min)

Daouda, Fays, Kharym et Chadali ont tout juste vingt ans. D’origine comorienne, musulmans, ils sont nés en France et vivent dans un quartier populaire de Marseille. Leur vie est un «entre soi» au milieu du béton où la violence et la mort peuvent jaillir à tout moment et leur ont fait perdre tout espoir de changement. Pourtant, malgré les difficultés, ils tentent de construire leur avenir.

Article du monde

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Organisé dans le cadre de la Semaine nationale des Hlm, Hlm sur cour(t) vise à révéler les talents du cinéma français sur la thématique des Hlm.

Le Grand prix a été décerné à Adeline Picault pour son film “Gardiennes”.
“Vis-à-vis”, de Frédéric Zamochnikoff et “Contemplation”, de Catherine Gazères, se sont vu décernés deux mentions spéciales du jury, respectivement pour l’interprétation et l’originalité.
Voir les films et accès aux interviews des réalisateurs
En savoir plus sur Hlm sur cour(t)

Ce portail, édité par la Direction Générale des Entreprises, propose une large palette d’outils, pour aider les stratégies de revitalisation du cœur de ville.

Classés par nature (juridique, financière, fiscale, institutionnelle, contractuelle), ils offrent un panorama non exhaustif des mesures que peuvent adopter les élus en collaboration avec leurs partenaires.
Chacun de ces outils peut être orienté en faveur du centre-ville.
Il met  également à disposition un Kit de la revitalisation des centres-villes, qui rassemble quelques uns des principaux leviers de méthode et d’action.

Outils juridiques
Le droit français offre de multiples possibilités aux élus locaux pour décider les grandes orientations de l’aménagement de leur territoire, notamment en centre-ville. En particulier, le droit de l’urbanisme, qu’il s’agisse de planification ou de décisions ponctuelles, peut contribuer à la revitalisation du cœur des villes. Face aux difficultés de certains territoires, il existe des dispositifs spécifiques, auxquels élus et entreprises devraient recourir.

Outils financiers
Il existe de nombreuses ressources financières, humaines et matérielles que peuvent déployer les acteurs de terrain dans leurs stratégies de revitalisation des centres-villes. Ces ressources proviennent de l’échelon européen, national ou local.

Outils fiscaux
La fiscalité économique locale recouvre un ensemble de leviers à la disposition des élus, afin de préserver l’activité économique existante dans le centre-ville, d’attirer de nouvelles entreprises et d’assurer un traitement équilibré entre les différentes formes d’activité économique. La fiscalité sur les ménages peut, quant à elle, être modulée en vue, de la même façon, de maintenir ou de susciter, en toute équité, l’arrivée de nouveaux habitants, participant à la revitalisation du cœur de ville.

Outils institutionnels
Pour relever le défi de la revitalisation du cœur de ville, les élus locaux peuvent compter sur le soutien, le conseil et l’accompagnement des services de l’Etat dans les territoires afin d’améliorer le développement économique dans une perspective d’équilibre entre le centre-ville et ses périphéries.

Outils contractuels
Afin de sécuriser et de donner de la visibilité aux stratégies de revitalisation des cœurs de ville, la contractualisation constitue un instrument incontournable, à la disposition des élus, pour l’animation des réseaux d’acteurs publics et privés présents en centre-ville ou qui auraient vocation à s’y déployer davantage. Il existe une gamme étendue de contrats, répondant à des enjeux variés.
– Contrat de plan Etat-région
– Contrat de revitalisation artisanale et commerciale
– Contrat local de sécurité
– Contrat local de santé
– Contrat de ville
– Contrat de ruralité
– Contrat à impact social

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Conséquences de la rénovation urbaine sur les parcours résidentiels de long terme des habitants des QPV.
D’après une étude de Christine Lelévrier « La trajectoire, une autre approche des effets de la rénovation » (2014). Accès à l’étude

Thomas Kirszbaum et ses émules adressent à la rénovation urbaine deux critiques majeures.
Selon eux, celle-ci aurait imposé une sorte de « double peine » aux habitants des quartiers ; d’une part, une « gentrification » chassant les plus pauvres d’entre eux vers d’autres sites encore moins prisés et plus éloignés des agglomérations ; d’autre part, une dispersion des communautés immigrées les entraînant dans une nouvelle forme de déstabilisation et de déstructuration sociale.
Si la gentrification des quartiers de la politique de la ville est loin d’être avérée -parce que les classes moyennes ne se sont pas précipitées dans les quartiers rénovés- qu’en est-il de la dispersion des populations issues de l’immigration ?
L’article de Christine Lelévrier conduit à relativiser assez largement cette affirmation…

Lire la suite sur le site de Ville et Banlieue 24 mai 2017

Villes et Territoires LR a organisé deux journées de formation des conseils citoyens du Gard et de l’Hérault sur la gestion urbaine de proximité. Ces deux journées départementales de formation se sont déroulées respectivement à Bédarieux pour les conseils citoyens de l’Hérault et à Vauvert pour ceux du Gard.

Un document de capitalisation a été réalisé, suite à ce cycle de formation, à destination des conseillers citoyens. Un document restituant les travaux de mise en situation de la formation autour d’un cas pratique leur a également été adressé.

Accéder au document de capitalisation

Accéder à la synthèse du travail de mise en situation

 

À la demande du Ministre de la Ville, l’École du Renouvellement Urbain (ERU), située à Aubervilliers, organise une formation dédiée aux membres des conseils citoyens des 216 quartiers d’intérêt national bénéficiant d’une intervention de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) 2014-2024.

Cette formation nationale a pour but de faciliter les démarches de co-construction et de permettre aux conseils citoyens de construire un avis motivé sur le projet de renouvellement urbain. A terme, environ 650 conseillers citoyens seront formés, à raison de trois membres par conseil citoyen, dont, si possible, l’animateur quand un membre est désigné comme tel. La première session de formation a eu lieu en décembre, en tout ce sont 32 sessions qui sont prévues sur 18 mois.

Plaquette de présentation de la démarche

Plaquette à destination des conseillers citoyens

Nicolas Desquinabo, Damien Kacza, Sabine Thibaud et al. Etude CGET, novembre 2016. 28p.

Douze ans après le lancement du programme national de rénovation urbaine (PNRU), le CGET publie une étude sur ses effets sur le développement économique et l’emploi. De réels progrès sont observés dans les quartiers : l’activité économique et commerciale – qu’elle soit nouvelle ou transférée – y a trouvé sa place ; les clauses d’insertion ont prouvé qu’une mobilisation de l’ensemble des partenaires sur un objectif précis produit des résultats tangibles.
Alors que commence le nouveau programme national de renouvellement urbain, ces constats invitent à aller plus loin en inscrivant le développement des quartiers dans les stratégies d’agglomération et en s’appuyant davantage sur les ressources et les potentiels de leurs habitants.
Télécharger la synthèse sur le site du CGET

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