Rénovation urbaine et cadre de vie

Conséquences de la rénovation urbaine sur les parcours résidentiels de long terme des habitants des QPV.
D’après une étude de Christine Lelévrier « La trajectoire, une autre approche des effets de la rénovation » (2014). Accès à l’étude

Thomas Kirszbaum et ses émules adressent à la rénovation urbaine deux critiques majeures.
Selon eux, celle-ci aurait imposé une sorte de « double peine » aux habitants des quartiers ; d’une part, une « gentrification » chassant les plus pauvres d’entre eux vers d’autres sites encore moins prisés et plus éloignés des agglomérations ; d’autre part, une dispersion des communautés immigrées les entraînant dans une nouvelle forme de déstabilisation et de déstructuration sociale.
Si la gentrification des quartiers de la politique de la ville est loin d’être avérée -parce que les classes moyennes ne se sont pas précipitées dans les quartiers rénovés- qu’en est-il de la dispersion des populations issues de l’immigration ?
L’article de Christine Lelévrier conduit à relativiser assez largement cette affirmation…

Lire la suite sur le site de Ville et Banlieue 24 mai 2017

Villes et Territoires LR a organisé deux journées de formation des conseils citoyens du Gard et de l’Hérault sur la gestion urbaine de proximité. Ces deux journées départementales de formation se sont déroulées respectivement à Bédarieux pour les conseils citoyens de l’Hérault et à Vauvert pour ceux du Gard.

Un document de capitalisation a été réalisé, suite à ce cycle de formation, à destination des conseillers citoyens. Un document restituant les travaux de mise en situation de la formation autour d’un cas pratique leur a également été adressé.

Accéder au document de capitalisation

Accéder à la synthèse du travail de mise en situation

 

À la demande du Ministre de la Ville, l’École du Renouvellement Urbain (ERU), située à Aubervilliers, organise une formation dédiée aux membres des conseils citoyens des 216 quartiers d’intérêt national bénéficiant d’une intervention de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) 2014-2024.

Cette formation nationale a pour but de faciliter les démarches de co-construction et de permettre aux conseils citoyens de construire un avis motivé sur le projet de renouvellement urbain. A terme, environ 650 conseillers citoyens seront formés, à raison de trois membres par conseil citoyen, dont, si possible, l’animateur quand un membre est désigné comme tel. La première session de formation a eu lieu en décembre, en tout ce sont 32 sessions qui sont prévues sur 18 mois.

Plaquette de présentation de la démarche

Plaquette à destination des conseillers citoyens

Nicolas Desquinabo, Damien Kacza, Sabine Thibaud et al. Etude CGET, novembre 2016. 28p.

Douze ans après le lancement du programme national de rénovation urbaine (PNRU), le CGET publie une étude sur ses effets sur le développement économique et l’emploi. De réels progrès sont observés dans les quartiers : l’activité économique et commerciale – qu’elle soit nouvelle ou transférée – y a trouvé sa place ; les clauses d’insertion ont prouvé qu’une mobilisation de l’ensemble des partenaires sur un objectif précis produit des résultats tangibles.
Alors que commence le nouveau programme national de renouvellement urbain, ces constats invitent à aller plus loin en inscrivant le développement des quartiers dans les stratégies d’agglomération et en s’appuyant davantage sur les ressources et les potentiels de leurs habitants.
Télécharger la synthèse sur le site du CGET

La revitalisation commerciale des centres-villes. Rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable et de l’Inspection Générale des Finances. P. Narring ; J-P. Le Divenah; IGF ; J. Munch; C.  Freppel. octobre 2016. 471 p.

Les politiques de revitalisation commerciale des centres-villes ne peuvent pas envisager la problématique commerciale de manière isolée. Elles doivent ainsi mobiliser différents acteurs publics et privés autour d’un projet commun. Pour qu’une véritable inflexion du phénomène de dévitalisation commerciale se produise dans les villes moyennes, la mission préconise le lancement d’un agenda « Commerces en cœur de ville ». Soutenant les acteurs privés et les collectivités locales, l’État pourrait ainsi encourager les projets de requalification commerciale des villes moyennes.

Accès au rapport sur le site du CGEDD
Lire l’article et accès à la synthèse sur le site du CEGET

Protéger, mettre en valeur et dynamiser le patrimoine historique, le cadre bâti, les activités économiques et l’espace public d’un centre ancien : exemple de l’opération Montpellier GrandCœur.

L’opération Montpellier GrandCœur, lancée en 2002 et toujours en cours, lie les problématiques de l’habitat, du commerce, de la mixité sociale et de l’amélioration du cadre de vie, et permet à la Ville de Montpellier de mettre en œuvre une politique de renouvellement urbain sur un périmètre cohérent, constitué de l’Ecusson et des faubourgs périphériques, caractérisés par la forte présence d’habitat ancien et donc de logements et bâtis dégradés, à travers la mise en place de divers outils ou procédures d’aménagement.
Cette opération a également permis des interventions dans les secteurs de faubourgs particulièrement touchés par la vacance de locaux commerciaux et par une spécialisation de l’offre engendrant une perte de diversité commerciale. Des difficultés accentuées par la présence d’un centre commercial majeur en plein centre-ville, nécessitant pour les autres commerces de l’hyper centre de développer une offre différenciante.
Bilan
Ce dispositif, alliant mesures incitatives et coercitives (OPAH, PRI-DUP, Incitations aux propriétaires…), s’est avéré être un outil adapté et particulièrement efficace. Il a notamment permis, lors de l’OPAH RUCD de Gambetta-Figuerolles/Nord- Ecusson menée entre août 2010 et août 2015, la réhabilitation de 88 logements dont 38 logements occupés par leurs propriétaires, la remise sur le marché de 38 logements vacants, le conventionnement à loyer maîtrisé de 50 logements et la réhabilitation de 26 copropriétés dégradées ou insalubres et 52 parties communes d’immeubles. L’Opération Montpellier GrandCœur porte au total sur la réalisation (construction ou rénovation) de 1 600 logements, dont 500 logements sociaux.
La SERM (Concession GrandCœur) a acquis 113 locaux commerciaux ou artisanaux représentant 11 982 m² depuis la mise en place de la concession. 45 ont déjà été revendus soit 4 588 m².
La SAAM (Concession Nouveau GrandCœur) a acquis depuis la mise en place de la concession 7 locaux commerciaux ou artisanaux représentant 542 m².
Objectif du Nouveau GrandCœur : acquérir 3 200 m² de locaux commerciaux sur des axes stratégiques (+/- 40 locaux).

Accès à la fiche de bonne pratique sur le site de CapVille (21 septembre 2016)

Longtemps, on a considéré qu’une ville dynamique était une ville qui gagnait du terrain en périphérie, faisant éclore, dans ces zones en devenir, centres commerciaux et entreprises nouvelles. En favorisant cette forme de développement, on a commencé à délaisser le centre des villes. Les habitants en sont partis et les commerces de proximité ont fermé. Le constat aujourd’hui est inquiétant, la proportion de magasins vides progresse de manière exponentielle ; en 2014, le taux moyen de vacance commerciale dans les centres villes atteignait 8,5%, contre 7,8% un an plus tôt, ce pourcentage pouvant atteindre jusqu’ à 15% dans certaines zones. Les villes les plus touchées sont de taille moyenne, les trois quarts comptent moins de 50 000 habitants…

Accès à la suite du dossier

Laurence Boccara. Cahiers de l’Anah, n° 149, juillet 2016. pp. 8-17.
Dégradés depuis plusieurs années, certains quartiers anciens de centre-ville font l’objet d’une attention  particulière des pouvoirs publics et des collectivités locales. L’enjeu consiste à les requalifier et leur donner
une nouvelle attractivité grâce à une rénovation de l’habitat, un retour des commerces, une meilleure accessibilité et un réaménagement des espaces publics. Focus sur trois actions menées à Rodez, au Havre et
à Mulhouse.
Accès à la publication

Renforcer le réseau des bourgs-centres et des villes moyennes qui animent les territoires ruraux et périurbains. « En bref » n° 20,  CGET, juin 2016

Le Gouvernement veut revitaliser ces pôles de centralité dans tous les territoires –urbains, ruraux, littoraux ou de montagne– pour qu’ils contribuent à structurer ces territoires et qu’ils soient attractifs et lieux de
ressources pour les habitants.
La publication met en avant des initiatives locales et explique comment le CGET accompagne les communes et intercommunalités. Le Commissariat général à l’égalité des territoires accompagne les communes et intercommunalités en mobilisant plusieurs dispositifs complémentaires.
Téléchargeable sur : http://www.cget.gouv.fr/sites/cget.gouv.fr/files/atoms/files/en-bref-20-cget-06-2016.pdf

Villes et Territoires Languedoc Roussillon a organisé, mardi 28 juin 2016 à Perpignan, une journée de qualification intitulée “Journée de qualification sur la revitalisation du commerce de proximité dans les quartiers de la politique de la ville : zoom sur un centre commercial récemment restructuré dans un quartier d’habitat social”.

Cette journée s’inscrivait dans un cycle de qualification sur ce thème de la revitalisation commerciale organisé par Villes et Territoires LR à destinations des services des collectivités et de l’Etat engagés sur cet enjeu important à la fois pour le développement économique et pour le renouvellement urbain des quartiers de la politique de la ville.  La première journée a eu lieu le 4 mai 2016 à Lodève et a été consacrée à ce même enjeu de la revitalisation du commerce de proximité dans un quartier politique de la ville mais dans un quartier situé en centre ancien (les supports des interventions lors de cette journée sont déjà disponibles sur le site internet de Villes et Territoires LR).

La journée organisée à Perpignan était consacrée à la problématique de la revitalisation commerciale dans un quartier politique de la ville de type “grands ensembles”. Les participants ont été accueillis par la mairie de Perpignan dans les locaux de la Maison pour Tous du Bas Vernet, au sein même du quartier où se situe le centre commercial Clodion Torcatis récemment restructuré dans le cadre du projet de rénovation urbaine de ce quartier d’habitat social de Perpignan.

Rappel du programme de la journée

On trouvera ci-dessous les supports des interventions suivantes :

La présentation du rôle qu’a joué l’EPARECA dans la restructuration du centre commercial Clodion Torcatis à Perpignan et de son rôle actuel dans la gestion de ce centre commercial – par Olivier Mutez, chargé d’étude sénior pour la Direction des Etudes, et Aurélie Macadré, manager – commercialisateur d’espaces commerciaux pour la Direction de l’exploitation de l’EPARECA.

Accéder au support de la présentation

Le retour d’expert sur les situations présentées et les clarifications sur les enjeux et sur les modalités d’intervention publique sur le fonctionnement commercial dans les quartiers de grands ensemble en politique de la ville – par Stéphane Merlin, cabinet Pivadis, cabinet d’études de stratégie et de développement économique, spécialisé dans le domaine du commerce.

Accéder au support de la présentation

Pour aller plus loin :

Epareca a passé en revue les 216 quartiers dits “d’intérêt national” concernés par le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) en métropole et en Outre-Mer (sur les 1.300 que compte la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville) afin de mieux prendre en compte l’aspect commercial dans les futurs projets de rénovation urbaine. Or, la nouvelle géographie prioritaire étant fondée sur les ressources des habitants, elle intègre désormais de nombreux centres anciens dégradés, à côté des grands ensembles traditionnels. Et c’est souvent dans ces centres que se concentrent les plus grandes difficultés sur la revitalisation commerciale des centres-ville présenté le mois dernier.

Accéder à l’état des lieux de l’EPARECA

 

Aller à la barre d’outils