Rénovation urbaine et cadre de vie

Rénovation urbaine et changement social. Entretien avec Henri Coing. Par Emmanuel Bellanger & Pierre Gilbert, Métropolitiques le 06/11/2017.

Henri Coing est l’auteur dans les années 1960 d’une enquête, devenue un classique en sociologie et en études urbaines, sur la rénovation urbaine d’un quartier populaire parisien. Dans cet entretien réalisé en janvier 2017, il évoque son histoire personnelle, son parcours et la manière dont son étude éclaire les politiques contemporaines de rénovation urbaine.
En 1966, Henri Coing publie Rénovation urbaine et changement social ; l’ouvrage est tiré de sa thèse de sociologie fondée sur une enquête de trois ans dans un quartier du 13e arrondissement de Paris (l’îlot n° 4, entre les rues Jeanne-d’Arc et du Château-des-Rentiers) en cours de rénovation urbaine. À partir de cette monographie de quartier exemplaire, l’auteur montre la manière dont une transformation architecturale et urbanistique vient bouleverser la communauté de quartier, ses modes de vie, ses aspirations et les relations entre ses membres. Il souligne les orientations et l’impact de cette politique, qui, en transformant la morphologie d’un îlot, finit par modifier son peuplement et affecter les liens de ceux qui y vivent. En se gardant de surestimer le rôle de l’espace dans les processus de changement social, Henri Coing décrit comment la rénovation urbaine agit comme un révélateur et un accélérateur de mutations déjà en cours, permettant de saisir à la façon d’un précipité les transformations sociales, urbaines, économiques et démographiques qui bouleversent la société française au cours des Trente Glorieuses.

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Bouquet d’expériences relatives à la revitalisation des centres-bourgs et centresvilles. Groupe Caisse des Dépôts. Mise à jour septembre 2017. En ligne.

La désertification des centres-ville n’est pas une fatalité. Des territoires trouvent des solutions pour réduire la vacance des commerces et des logements, et pour résorber l’habitat insalubre. Du diagnostic à la stratégie globale, de l’appui sur les ressources locales et les initiatives publiques ou privées, les expériences présentent des solutions : action sur le logement, le commerce, les espaces publics, manager de centre-ville, boutiques test, boutiques éphémères….
Le groupe Caisse des Dépôts fait un point sur des expériences de revitalisation recueillies par Territoires Conseils auprès d’élus et de techniciens de collectivités et d’intercommunalités.

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« Banlieues » : entre imaginaires et expériences. Sous la direction de Elisa Bricco, Serena Cello, Catherine Douzou et Nancy Murzilli. Revue Itinéraires, 2016-3

Ce numéro propose des interrogations concernant les représentations contemporaines des banlieues et des espaces périurbains. Si, à l’origine, la « banlieue » désigne un espace géographique et administratif, il renvoie toutefois depuis longtemps à son usage métaphorique comme « inscription territoriale d’une question sociale ». C’est du moins la lecture que nous en donnent les médias, une lecture qui tend à superposer à ce terme des représentations souvent partielles et partiales de ce que l’on nomme les « quartiers sensibles ». Contre l’uniformisation et la généralisation d’un tel usage de ce terme, il nous a semblé urgent d’en interroger le sens, en mettant en regard les imaginaires et les expériences qui lui sont associés. Prendre en considération la polysémie du mot « banlieues » est une manière de rendre justice non seulement à la diversité des réalités auxquelles il renvoie, mais aussi à la multiplicité des représentations dont il est l’objet. Le numéro aborde ces questions en développant des points de vue différents : celui des géographes, des sociologues et des urbanistes, celui des écrivains et des artistes.

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Site Patrimonial Remarquable : population et logements – Septembre 2017. 16 p.

L’agence d’urbanisme et de développement des régions nîmoise et alésienne (A ‘U) a réalisé pour la Ville de Nîmes, une analyse des dynamiques socio-démographiques et des évolutions du parc de logements à l’œuvre depuis 1990, dans le Site Patrimonial Remarquable nîmois, appelé plus communément l’Ecusson.
En effet, dans le cadre des études d’extension de son Site Patrimonial Remarquable (SPR), la Ville a souhaité mieux connaître les habitants et le parc de logements de l’Ecusson, centre historique de la ville.

A partir des données Insee, l’A’U apporte un éclairage sur les caractéristiques démographiques, économiques et sociales de la population habitant dans le périmètre actuel, ainsi que sur le parc de logements. Rajeunissement, embourgeoisement, diminution de la taille des logements, les informations sont nombreuses et riches d’enseignements.
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La DREAL Occitanie (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) a organisé le 23 mars 2017 un séminaire sur le thème de la revitalisation des centres anciens. L’objectif de ce séminaire, qui a rassemblé quelque 250 personnes, était d’échanger sur les pratiques mises en œuvre par les acteurs de terrain et d’identifier des clés pour agir.

Accéder à la restitution sur le site de la DREAL

Co-construire la ville de demain : une évaluation de la redynamisation du centre-ville d’Alès. Annie Louya-Kihidou. Université Grenoble Alpes – Institut d’Urbanisme de Grenoble, 2017. 173 p. (Master urbanisme et coopération internationale)

Résumé : Il existe de multiples formes d’élaborations de projet urbain. Aujourd’hui la démocratie directe tend à faire de l’ombre à la démocratie représentative. Le mode participatif est de plus en plus prôné dans une société qui tend d’élaborer des projets qui incluent la société civile, notamment pour sa maîtrise d’usages. C’est dans ce cadre que la municipalité d’Alès a opté pour la co-construction, un procédé dit « innovant », permettant d’allier, à cette démarche participative, le triptyque d’acteurs suivants : acteurs politiques, bureau d’études, société civile. Dans un cadre parfait nous pensons que la co-construction pourrait être assimilée à un travail collaboratif où des relations non pas descendantes mais horizontales s’élaborent entre les acteurs publics, les experts/techniciens (urbanistes, architectes…) et les habitants. Chaque acteur détient alors un rôle essentiel pour élaborer un projet de ville co-construit. « Co-construire, coproduire la ville de demain » devient une formule attractive alors que ce concept est entouré par un flou définitoire. Comment co-construire et faire du projet si aucune définition claire soutient cette pratique ? Comment s’avoir s’il s’agit bien de co-construction comme nous l’entendons ? Quelles sont vraiment les relations entre les acteurs ? L’évaluation de la co-construction de la redynamisation du centreville d’Alès est de ce fait essentiel pour répondre à ces questions.

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Quartiers nord, au-delà des tours, de Romain Fiorucci et Fanny Fontan (Fr., 2017, 52 min)

Daouda, Fays, Kharym et Chadali ont tout juste vingt ans. D’origine comorienne, musulmans, ils sont nés en France et vivent dans un quartier populaire de Marseille. Leur vie est un «entre soi» au milieu du béton où la violence et la mort peuvent jaillir à tout moment et leur ont fait perdre tout espoir de changement. Pourtant, malgré les difficultés, ils tentent de construire leur avenir.

Article du monde

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Organisé dans le cadre de la Semaine nationale des Hlm, Hlm sur cour(t) vise à révéler les talents du cinéma français sur la thématique des Hlm.

Le Grand prix a été décerné à Adeline Picault pour son film “Gardiennes”.
“Vis-à-vis”, de Frédéric Zamochnikoff et “Contemplation”, de Catherine Gazères, se sont vu décernés deux mentions spéciales du jury, respectivement pour l’interprétation et l’originalité.
Voir les films et accès aux interviews des réalisateurs
En savoir plus sur Hlm sur cour(t)

Ce portail, édité par la Direction Générale des Entreprises, propose une large palette d’outils, pour aider les stratégies de revitalisation du cœur de ville.

Classés par nature (juridique, financière, fiscale, institutionnelle, contractuelle), ils offrent un panorama non exhaustif des mesures que peuvent adopter les élus en collaboration avec leurs partenaires.
Chacun de ces outils peut être orienté en faveur du centre-ville.
Il met  également à disposition un Kit de la revitalisation des centres-villes, qui rassemble quelques uns des principaux leviers de méthode et d’action.

Outils juridiques
Le droit français offre de multiples possibilités aux élus locaux pour décider les grandes orientations de l’aménagement de leur territoire, notamment en centre-ville. En particulier, le droit de l’urbanisme, qu’il s’agisse de planification ou de décisions ponctuelles, peut contribuer à la revitalisation du cœur des villes. Face aux difficultés de certains territoires, il existe des dispositifs spécifiques, auxquels élus et entreprises devraient recourir.

Outils financiers
Il existe de nombreuses ressources financières, humaines et matérielles que peuvent déployer les acteurs de terrain dans leurs stratégies de revitalisation des centres-villes. Ces ressources proviennent de l’échelon européen, national ou local.

Outils fiscaux
La fiscalité économique locale recouvre un ensemble de leviers à la disposition des élus, afin de préserver l’activité économique existante dans le centre-ville, d’attirer de nouvelles entreprises et d’assurer un traitement équilibré entre les différentes formes d’activité économique. La fiscalité sur les ménages peut, quant à elle, être modulée en vue, de la même façon, de maintenir ou de susciter, en toute équité, l’arrivée de nouveaux habitants, participant à la revitalisation du cœur de ville.

Outils institutionnels
Pour relever le défi de la revitalisation du cœur de ville, les élus locaux peuvent compter sur le soutien, le conseil et l’accompagnement des services de l’Etat dans les territoires afin d’améliorer le développement économique dans une perspective d’équilibre entre le centre-ville et ses périphéries.

Outils contractuels
Afin de sécuriser et de donner de la visibilité aux stratégies de revitalisation des cœurs de ville, la contractualisation constitue un instrument incontournable, à la disposition des élus, pour l’animation des réseaux d’acteurs publics et privés présents en centre-ville ou qui auraient vocation à s’y déployer davantage. Il existe une gamme étendue de contrats, répondant à des enjeux variés.
– Contrat de plan Etat-région
– Contrat de revitalisation artisanale et commerciale
– Contrat local de sécurité
– Contrat local de santé
– Contrat de ville
– Contrat de ruralité
– Contrat à impact social

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