Rénovation urbaine et cadre de vie

Le Cerema livre, sous forme d’une note accompagnée d’une carte mentale, une première synthèse des enjeux et des opportunités d’intervention à mobiliser pour inverser la tendance et redonner du souffle aux cœurs des villes, poumons historiques des bassins de vie des villes moyennes et garants du maillage et de la cohésion des territoires.

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Les plateformes de mobilités proposent aux personnes ayant des difficultés de déplacement un accompagnement individuel et des services pour qu’elles deviennent autonomes : elles constituent un levier pour faciliter l’accès à l’emploi et l’insertion professionnelle. Selon le CGET, les 2 missions principales d’une plateforme mobilité sont les suivantes : informer et communiquer sur l’offre et les dispositifs existants; coordonner plusieurs acteurs de la mobilité intervenant sur un même territoire, ou mettre en place elle-même certains service (soit opter pour un fonctionnement mixte).

L’exemple de Mobil’Job, la plateforme mobilité d’Alès Agglomération : voir la vidéo

Tous les experts et chercheurs s’accordent à dire que l’aménagement du territoire et l’urbanisme constituent des leviers majeurs pour une amélioration de la santé. Mais cela nécessite d’une part d’intégrer les enjeux de santé dans la réflexion des aménageurs et urbanistes, à tous les niveaux hiérarchiques de décision, et aux différentes échelles géographiques de mises en oeuvre de l’action publique.
Il est d’autre part incontournable que la santé fasse l’objet d’actions transversales dans tous les champs qui contribuent à façonner le cadre de vie (environnement, urbanisme, aménagement du territoire, transports, espaces publics, etc.). Depuis quelques années en France, la santé publique s’est emparée du concept d’« urbanisme favorable à la santé » (UFS) afin d’en identifier les déterminants à l’échelle locale et d’agir en conséquence.

Objectifs de cette synthèse réalisée par Villes et Territoires :
– Clarifier le concept d’« urbanisme favorable à la santé » grâce à l’intervention de Nina Lemaire, ingénieure d’études « Urbanisme & Santé », à l’Ecole en Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes, (Département Santé Environnement Travail et Génie Sanitaire) lors d’un séminaire dédié en janvier 2018.
– Apporter des éclairages sur ses possibles déclinaisons opérationnelles à partir de la démarche expérimentale conduite à Miramas dans le cadre de l’élaboration d’un projet de renouvellement urbain (NPNRU) suite au témoignage de Stéphanie Casanova, coordinatrice – Atelier santé ville de Miramas, et Nina Lemaire.

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La revitalisation du commerce dans les quartiers de la politique de la ville est une priorité de nombreux contrats de ville, qu’il s’agisse de quartiers de grands ensembles ou de quartiers de centres anciens (ces derniers étant nombreux dans l’ex Languedoc Roussillon, notamment parmi les territoires « entrés » dans la géographie prioritaire de la politique de la ville depuis 2014).

Villes et Territoires Languedoc Roussillon a organisé 2 journées sur ce thème en 2016. Une première à Lodève, sur la revitalisation du commerce dans les quartiers de la politique de la ville situés en centre ancien. Une seconde à Perpignan qui a été l’occasion d’aborder cet enjeu pour des quartiers de grands ensembles, à partir de l’exemple d’un centre commercial récemment restructuré par l’EPARECA dans le quartier du Vernet.

Ce dossier thématique, réalisé par Villes et Territoires LR avec l’expertise du cabinet Pivadis, est issu de ces deux journées : il apporte des clarifications sur le modèle économique du commerce aujourd’hui, sur les «fondamentaux» d’une offre commerciale attractive et sur les conditions à réunir pour améliorer ou réimplanter des commerces sur ces territoires spécifiques.

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L’Observatoire de la mixité sociale livre un premier rapport compilant divers regards sur les politiques de peuplement.
La mixité sociale “tarte à la crème” des lois Logement depuis 30 ans ? Ce n’est pas tout à fait ce qui transparaît du premier rapport publié par l’Observatoire de la mixité sociale (OMIS) présenté le 11 avril.  Sans complaisance, ce recueil d’articles est autant de regards portés sur la lutte contre toutes les formes de ségrégation urbaine. Parallèlement, le président de l’observatoire Airbnb signe une note pour la Fondation Jean-Jaurès accusant le phénomène de plateforme touristique d’accélérer la gentrification des espaces urbains…

Lire la suite de l’article sur le site de la Caisse des dépôts (Localtis 13/04/2018)

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« Justice pour le Petit Bard ». Contester la rénovation et imposer la participation. Isabelle Berry-Chikhaoui,  Lucile Medina. Métro politiques 09/04/2018

Souvent conçue sans les habitants, la rénovation urbaine n’a suscité que de faibles résistances locales. Dans le quartier précarisé du Petit Bard à Montpellier, une intense contestation a cependant conduit à infléchir le projet et à alimenter des formes de mobilisation locales.
Depuis son lancement en 2003, le Programme national de rénovation urbaine (PNRU) fait l’objet d’inquiétudes et de critiques, exposées dans différents travaux de recherche et rapports officiels. Parmi celles-ci figure en bonne place la question du déficit de participation des habitants. …/…
Ce constat vaut aussi pour le projet de rénovation urbaine lancé fin 2005 dans le quartier du Petit Bard à Montpellier, l’un des plus pauvres de l’agglomération (Berry-Chikhaoui et Medina 2010, 2014). Dans cette copropriété dégradée très majoritairement peuplée d’immigrés et de descendants d’immigrés – une population souvent considérée comme en faible capacité politique et peu encline à l’organisation associative (Gaxie 1978 ; Collovald et Mathieu 2009) –, les habitants ne sont pourtant pas restés sans voix. Ils ont imposé leur participation à travers des résistances et une lutte collective qui se sont renforcées tout au long de la rénovation urbaine.

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Rénovation urbaine. L’espace comme remède à la question sociale ? Emmanuel Bellanger, Anaïs Collet, Fabien Desage, Pierre Gilbert. Métro politiques, 05/04/2018

Depuis le XIXe siècle, la rénovation urbaine fait figure de réponse récurrente aux maux de la ville, la transformation radicale du bâti étant pensée comme un moyen de résoudre les problèmes des quartiers populaires.
Ce dossier explore les origines et les rouages de cette pensée réformatrice, en même temps que les effets de politiques publiques qui, depuis les années 2000, bouleversent en profondeur les cités HLM.

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Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a annoncé le nom des 222 villes pré-sélectionnées qui pourront bénéficier du plan national “Action cœur de ville”. Pour le Languedoc Roussillon ce sont les villes de Perpignan, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Agde, Sète et Lunel. Celles-ci doivent désormais préparer une convention qui fixera au cas par cas les modalités de soutien des partenaires au projet de revitalisation de centre-ville.
Le plan “Action cœur de ville” doit permettre de mobiliser, en faveur de la revitalisation des cœurs de villes moyennes, plus de cinq milliards d’euros sur les cinq années à venir, avec les apports financiers de la Caisse des Dépôts, d’Action logement et de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). (Localtis 27/03/2018)

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Le projet de loi portant Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), transmis au Conseil d’Etat fin février, devrait être présenté en conseil des ministres le 4 avril 2018. Il compte 66 articles répartis en quatre titres.

Zoom sur les points saillants concernant les collectivités (Localtis, 6 mars 2018)

A lire également : “Le Mouvement HLM trouve que le projet de loi Elan est une boîte à outils “pas inintéressante” (Localtis, 9 mars 2018)

 Villes moyennes : des centres en mode survie. Vincent Grimault, Alternatives Economiques, 20/02/2018

La supposée crise des villes moyennes est avant tout une crise des centres-ville. Les rideaux de fer qui s’y baissent font oublier ceux qui se lèvent sur la zone commerciale périphérique. De même que les appartements vides sont plus marquants que les lotissements qui poussent dans les villages voisins.

Qu’arrive-t-il donc aux centres-ville ? Le premier problème est démographique : dans les villes moyennes les plus en difficulté, les centres se dégarnissent au profit des zones périurbaines et du rural proche. La part des logements vides est « nettement plus élevée dans les pôles urbains que dans leurs couronnes », confirmait début janvier la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). « Les familles ont tendance à quitter les centres-ville et leurs logements souvent exigus et peu pratiques pour avoir maison individuelle et jardin. Ceux qui restent sont les jeunes, les retraités et, de façon plus générale, les pauvres », constate Jean-Claude Driant, professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris. Cette paupérisation des centres entraîne des problèmes en cascade, détaille le chercheur Yoan Miot : « Le cadre de vie se dégrade, les marchés immobiliers sont déprimés et les bailleurs sociaux sont très fragilisés. » Tout comme les finances des communes concernées.

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