Prévention de la délinquance

L’association Pacim (Passeurs de cultures, passeurs d’images) a réalisé un documentaire de 75 minutes sous forme de dialogue entre habitants de la Mosson et policiers afin de comprendre les problématiques de chacun et casser les préjugés.

L’objectif pour Catherine Barrière, membre de l’association, docteur en anthropologie culturelle et réalisatrice du film, était de « recueillir l’avis de tous afin de favoriser la prise de conscience sur leur représentation et ainsi renforcer la confiance mutuelle ».
Sans langue de bois et sans détourner le regard, le documentaire aborde tous les thèmes habituellement associés au quartier de la Mosson ou à tout autre quartier dit sensible. À la fois pour exposer les problèmes (saleté, incivilité, communautarisme, dégradation de l’espace public et des immeubles, trafic…), mais également pour casser les clichés comme la sécurité.
En savoir plus et accès au documentaire sur le site de l’ACIM

Dérives adolescentes, de la délinquance au djihadisme. Danièle Epstein. Editions ERES, 2016/10.

Psychanalyste au sein d’une équipe éducative de la Protection judiciaire de la jeunesse, Danièle Epstein livre une réflexion sur l’embrigadement djihadiste guettant des adolescents déstructurés, qui, à l’issue d’un acte délinquant, ont à rendre des comptes à la Justice.
Trauma, errance, violence, exil sont ici abordés à travers la présentation de cas, des analyses  théoriques et  institutionnelles qui témoignent d’un combat clinique dans l’ordre judiciaire : faut-il donc « mettre au pas » ces jeunes quand l’enjeu de leur vie est de « prendre pied » en s’enracinant dans un monde habité de liens, de mémoire et de projets ?
Garantir l’espace psychique en institution est un combat, une lutte permanente pour que la clinique ne se laisse pas incorporer dans l’ordre judiciaire, pour que la logique institutionnelle n’écrase pas la logique du Sujet. Loin de décrire un mode d’emploi normatif ou de souscrire à une exigence de transparence informative, l’auteur montre comment les jeunes adressés par le juge peuvent ne pas rester objets de la demande judiciaire, et s’engager dans une démarche qui leur est propre.
Là où le quotidien prend la couleur de l’échec, de la menace et de la peur, l’objectif est de permettre à ces adolescents de s’inscrire dans une réalité psychique et sociale vivante et vivable. Ce souci éthique nécessite la cohérence de l’équipe éducative, utilement soutenue par une écoute analytique.

En savoir plus sur le site de l’éditeur

La délinquance des jeunes.  Les Etudes n°5402-03. Laurent Mucchielli. La Documentation française, 2014. 160 p.

La délinquance des jeunes constitue un thème récurrent du débat public. Loin des clichés fréquents en la matière, cet ouvrage propose un bilan des connaissances à la fois historique, sociologique et juridique. Les comportements de la jeunesse accompagnent les évolutions technologiques et sociétales, mais les différents types de délinquance identifiés par la recherche témoignent davantage de la permanence que de la nouveauté des problèmes. Les auteurs font le point à la fois sur l’histoire de ces phénomènes, sur leur mesure statistique, sur les différences entre garçons et filles ainsi que sur le phénomène des bandes. En outre, ils expliquent les nombreuses réformes de la justice et, plus largement, de la prise en charge pénale des jeunes délinquants survenues depuis l’ordonnance du 2 février 1945. Cet ouvrage intéressera autant les universitaires que les nombreux professionnels (policiers et gendarmes, magistrats, travailleurs sociaux, élus et techniciens des collectivités territoriales) confrontés au quotidien à ces problématiques.
Accès au sommaire

Sociologie de la délinquance. Olivier Martin, Anne-Marie Arborio, Laurent Mucchielli. Armand Colin, septembre 2014. 224 p.

Redonnant tout son sens au programme de recherche tracé par Edwin Sutherland dès les années 1920, ce livre explore les trois aspects fondamentaux de la délinquance.
D’abord, la production des normes, qui ne cesse de redéfinir les contours d’une notion propre à une société donnée, à un moment donné de son histoire. Ensuite, les mécanismes de transgression, qui sont à la fois complexes et variés. Loin de se limiter aux phénomènes les plus visibles, tels que les délinquances juvéniles ou les violences physiques et sexuelles, la sociologie nous entraîne aussi dans les méandres de la délinquance des élites économiques et politiques, ainsi que dans les multiples formes de violence politiques et de crime organisé. Enfin, les réactions sociales qui vont de l’indifférence aux poursuites policières et judiciaires, au terme de profondes inégalités sociales.

Mandatés par le Réseau des villes correspondants de nuit et de la médiation sociale, trois chercheurs en science sociales, dont Sébastian Roché, se sont intéressés à l’épineuse question de la « diversité. » A partir d’exemples locaux, ils ont démontré mardi 23 septembre que la professionnalisation des services tendait à diminuer la prise en compte de l’origine ethnique et/ou religieuse dans le recrutement des médiateurs. Néanmoins, la diversité n’en reste pas moins une dimension essentielle des métiers de la prévention de la délinquance.
Accès au rapport « Médiation et altérité » sur le site du réseau des villes « médiation sociale »
(Le quotidien de La Gazette des communes du 27 septembre 2014)

Dans une étude publiée en février 2014 par l’Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS) en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Véronique Le Goaziou, sociologue et chercheuse au Lames (CNRS), estime que l’avenir de la prévention spécialisée, aujourd’hui menacé, passe par la prévention de la délinquance. Selon elle, les éducateurs de rue ont des atouts à faire valoir pour faire entendre « la voix de l’éducatif » au sein du partenariat local de sécurité. Entretien.
(Le quotidien de La Gazette des communes du 01 avril 2014)
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Le secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance (SG-CIPD) vient de mettre en ligne une première série de fiches de bonnes pratiques. Le but est de faciliter la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017, arrêtée en juillet dernier. Cette stratégie doit se décliner en plans départementaux et en stratégies locales. « Il s’agit, en s’inspirant d’expériences locales réussies, de proposer aux acteurs locaux des fiches méthodologiques et descriptives d’actions qui mériteraient d’être développées », précise le SG-CIPD

Accéder au site du SGCIPD

Criminologie et lobby sécuritaire : Une controverse française. Laurent Mucchielli. La dispute, 2014. 192 p.

L’existence de la « criminologie » comme discipline universitaire fait l’objet d’une intense controverse en France depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Qui sont les protagonistes de cette querelle ? Quelles conceptions de la science s’affrontent dans cette dispute ? Où et comment doit-on former les professionnels de la prévention, de la sécurité et de la justice ? Quelles recherches et quelles productions statistiques sur la délinquance faut-il encourager ? Les politiques pénales peuvent-elles échapper à la surenchère sécuritaire ? De quelle expertise doivent disposer les pouvoirs publics au niveau national comme au niveau local ?
Laurent Mucchielli est l’un des principaux acteurs de cette controverse. Dans cet ouvrage, il propose d’abord une mise en perspective historique des débats sur la criminologie, qui remontent à la fin du 19ème siècle. Ensuite, il se positionne dans les affrontements actuels. Enfin, il montre qu’au cœur de cette affaire, se déploie l’offensive d’un lobby néoconservateur qui, derrière le paravent de la Science, tente de légitimer sa vision du monde ultra-sécuritaire tout en réalisant de bonnes affaires.
Voir la présentation détaillée ce livre sur le site de l’éditeur

Vendredi 29 novembre 2013  de 9h00 à 16h30 à Montpellier

Le Centre de Ressources politique de la ville et cohésion sociale Villes et Territoires LR et l’association des professionnels de la politique de la ville en Languedoc Roussillon Réciprocités-LR ont organisé une Journée séminaire régionale intitulée : Politique de la ville et Prévention de la délinquance.

Structurée autour de l’intervention de Gilbert Berlioz, du cabinet CRESS, spécialiste des politiques de prévention de la délinquance, la première partie (« Prévention de la délinquance : de quoi parle-t-on ? ») a permis de proposer des clés de lecture à la fois historique, sociologique et méthodologique pour mieux appréhender les politiques nationales et locales de prévention de la délinquance en France, aujourd’hui.

L’après midi a été consacrée à une présentation de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017 et de ses déclinaisons territoriales par M. Olivier DUBAUT, Sous- Préfet, chargé de mission au SGCIPD. Cette présentation a été suivie d’échanges, à partir des expériences locales, sur « comment se fabriquent et se conduisent les politiques territoriales de prévention de la délinquance. Les questions suivantes ont été soulevées : articulation plan départemental-plan locaux, liaison avec les ZSP, liaison avec les prochains contrats de ville.

Accéder à la synthèse de ce séminaire

Programme de la journée du 29 novembre 2013

Support de l’intervention de Gilbert Berlioz

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