Politique de la ville

Les projets de renouvellement urbain, dans le cadre du NPNRU ou d’une opération de revitalisation d’un centre-ville, ont pour ambition d’enclencher une transformation durable des territoires concernés, et donc de transformer leur image afin de les rendre plus attractifs. Or, malgré les efforts consentis l’image dégradée de certains territoires peine à être modifiée. Mettre l’accent sur les investissements réalisés ne suffit généralement pas. Car pour changer l’image, il faut aussi créer une nouvelle vocation, en travaillant sur les atouts, les flux, le « faire venir », mais aussi la « fierté d’habiter » pour appuyer ce changement.

Le séminaire, organisé par Villes et Territoires le 22 novembre 2019 à Montpellier, a permis de clarifier les enjeux du marketing territorial pour des territoires à l’image défavorable, d’échanger sur les leviers à disposition pour les acteurs d’un territoire pour modifier sa réputation au service de leurs habitants et de la mixité sociale. En jeu, comme l’ont exposé les intervenants, la capacité des acteurs d’un territoire à faire évoluer son « positionnement » et à faire changer les représentations de ce territoire. Exemples concrets à l’appui : la démarche de marketing territorial conduite par Toulouse Métropole pour ses quartiers en renouvellement urbain, et le projet « Vivre les Mureaux » initié par un collectif d’associations et de citoyens.

Ce dossier thématique est issu de ce séminaire : lire le document

L’ANRU a mis en ligne un « annuaire des innovateurs », dans lequel l’agence identifie des start-up, des structures de l’ESS et des PME françaises proposant des offres susceptibles de répondre aux enjeux spécifiques des quartiers.

Les thématiques d’intervention des innovateurs, identifiées à ce stade, sont le soutien à l’entrepreneuriat, les services aux habitants, la construction/rénovation/exploitation des bâtiments, la transition écologique, la santé, la mobilité, l’économie circulaire, l’agriculture urbaine/la nature en ville, l’éducation et la culture, la participation citoyenne, les services aux habitants.

Consulter l’annuaire (juin 2019)

En savoir plus sur le « Club ANRU+ »

Les troisièmes rencontres départementales des conseils citoyens de l’Hérault, organisées à Montpellier le samedi 10 novembre 2018 à l’initiative de la Préfecture de l’Hérault, et dont Villes et Territoires Occitanie était chargé de l’animation, ont fait ressortir la richesse des initiatives menées par les conseils citoyens. Villes et Territoires Occitanie a donc décidé, avec le soutien de la DDCS de l’Hérault, de poursuivre la valorisation des initiatives locales, en réalisant ce guide des bonnes pratiques des conseils citoyens de l’Hérault.

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Trois sites en politique de la ville, Bédarieux, Lodève, et Vauvert, se sont portés volontaires pour expérimenter en 2017 une méthodologie de recueil de la parole des habitants en vue d’évaluer le contrat de ville auquel le conseil citoyen est désormais associé.

Nous avons donc expérimenté une méthode de recueil de données qualitatives qui est détaillé dans le document disponible ci-dessous en téléchargement.

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Depuis la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, le développement économique urbain constitue un pilier à part entière des contrats de ville, à côté des piliers cohésion sociale et renouvellement urbain. L’objectif est de replacer les quartiers prioritaires dans le jeu et les stratégies de développement économique des territoires dont ils font partie : villes, agglomérations et bassins d’emplois.

Malgré cette avancée législative, le volet développement économique des contrats de ville peine à se déployer sur le terrain. C’est sur la base de ce constat que Villes & Territoires, avec l’appui technique du cabinet d’étude Argo&Siloe, a initié un travail d’accompagnement à l’ingénierie du pilier développement économique des contrats de ville, à Carcassonne dans l’Aude, Bédarieux dans l’Hérault, et Vauvert dans le Gard. L’objectif était d’identifier les difficultés de mise en oeuvre, puis de proposer des éléments méthodologiques permettant de les surmonter à partir d’études-action.

Les apports de ce travail :

»aider à la définition d’une part, des modalités de rapprochement entre les services politique de la ville et développement économique, et d’autre part, des modalités de collaborations partenariales locales (collectivités locales, services de l’Etat, chambres consulaires, associations, etc.) ;

»démontrer les champs des possibles en matière de développement économique (immobilier, commerce, animation, accompagnement des entreprises….) ;

»outiller les territoires dans la construction et le déploiement d’un plan d’action adapté aux enjeux locaux :
⋄aide à la réalisation du diagnostic et à l’identification des enjeux locaux :
⋄aide à la hiérarchisation des actions,
⋄transferts d’expériences menées sur d’autres territoires,
⋄feuille de route et points de vigilance concernant des pré-requis pour la réussite de certaines actions : diagnostic préalable, étude de faisabilité, mobilisation de partenaires…

Retrouver ici le rapport d’étude

Tous les experts et chercheurs s’accordent à dire que l’aménagement du territoire et l’urbanisme constituent des leviers majeurs pour une amélioration de la santé. Mais cela nécessite d’une part d’intégrer les enjeux de santé dans la réflexion des aménageurs et urbanistes, à tous les niveaux hiérarchiques de décision, et aux différentes échelles géographiques de mises en oeuvre de l’action publique.
Il est d’autre part incontournable que la santé fasse l’objet d’actions transversales dans tous les champs qui contribuent à façonner le cadre de vie (environnement, urbanisme, aménagement du territoire, transports, espaces publics, etc.). Depuis quelques années en France, la santé publique s’est emparée du concept d’« urbanisme favorable à la santé » (UFS) afin d’en identifier les déterminants à l’échelle locale et d’agir en conséquence.

Objectifs de cette synthèse réalisée par Villes et Territoires :
– Clarifier le concept d’« urbanisme favorable à la santé » grâce à l’intervention de Nina Lemaire, ingénieure d’études « Urbanisme & Santé », à l’Ecole en Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes, (Département Santé Environnement Travail et Génie Sanitaire) lors d’un séminaire dédié en janvier 2018.
– Apporter des éclairages sur ses possibles déclinaisons opérationnelles à partir de la démarche expérimentale conduite à Miramas dans le cadre de l’élaboration d’un projet de renouvellement urbain (NPNRU) suite au témoignage de Stéphanie Casanova, coordinatrice – Atelier santé ville de Miramas, et Nina Lemaire.

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Le plan Borloo va-t-il péter le ghetto ? Émission de La grande table, par Olivia Gesbert, France Culture, 27/04/2018. 33 mn

Au lendemain de la remise du rapport de Jean-Louis Borloo sur les banlieues, un spécialiste des politiques urbaines pour en parler : le sociologue Thomas Kirszbaum, chercheur associé à l’Institut des Sciences sociales du Politique rattaché à l’ENS de Cachan/Université Paris Ouest. Il a codirigé l’ouvrage : En finir avec les banlieues ? aux éditions de l’Aube.

Accès à l’émission de France Culture

Le rapport remis par Jean-Louis Borloo au Premier ministre le 26 avril 2018

Dans la circulaire du 6 février 2018 relative aux orientations de la politique de la ville pour cette année, le ministre et le secrétaire d’État de la Cohésion des territoires précisent les modalités d’élaboration du plan de mobilisation nationale en faveur des quartiers prioritaires et de leurs habitants.

Faisant suite au cap fixé par le président de la République à Roubaix, le 14 novembre dernier, et adressée aux préfets de département, préfets délégués à l’égalité des chances et sous-préfets, chargés de mission à la ville, la circulaire précise les modalités d’élaboration du plan autour de deux axes :
– la mobilisation autour des « 40 ans de la politique de la ville – Inventons les territoires de demain » (labellisation d’actions, organisation d’événements nationaux en région) ;
– les modalités de coconstruction du plan, selon la méthode définie comme suit :
– un conseil présidentiel des villes, tous les trimestres ;
– des instances de coconstruction avec des groupes de travail thématiques ;
– un suivi au niveau interministériel de l’état d’avancement des mesures et des chantiers.

Cette démarche doit s’appuyer sur la coconstruction locale et citoyenne via les conseillers citoyens, la mobilisation des forces vives et l’animation d’ateliers territoriaux en lien avec les groupes nationaux mis en place auprès des ministres.

Accès à la circulaire sur le site du CGET

La territorialisation des politiques de droit commun au bénéfice des quartiers prioritaires constitue l’enjeu majeur de la réforme de la politique de la ville. En affirmant dans son article premier que « la politique de la ville mobilise et adapte, en premier lieu, les actions relevant des politiques de droit commun et, lorsque la nature des difficultés le nécessite, met en œuvre les instruments qui lui sont propres », la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 a posé cette nécessité.

A la demande de la DDCS de l’Hérault, le centre Ressources Villes et Territoires LR a organisé un  séminaire sur ce thème le 9 mars 2017. Cette rencontre a réuni les services de l’Etat (DDCS, Préfecture et sous-préfectures, DDTM, UT DIRECCTE, etc.), des collectivités (communes, communautés de communes et d’agglomération, métropole, conseil départemental), et les équipes projets politique de la ville (chefs de projet politique de la ville, des collectivités, délégués de préfet, préfecture, sous-préfectures, professionnels concernés des services de l’état susmentionnés). Les objectifs de ce séminaires étaient les suivants :

–  faire un état des lieux du droit commun renforcé identifiés sur les différents sites en politique de la ville ;
–  développer une connaissance partagée et mutuelle du droit commun ;
–  travailler sur des outils de méthodologie pour favoriser le travail collectif ;
–  identifier ce que chacun peut mobiliser dans les contrats de ville et ce qui peut être amélioré.

Le document ci-dessous, réalisé par Villes et Territoires LR, est issu de cette rencontre.

Accéder au document (54 pages)

 

Subvention aux associations, soutien au commerce de proximité, exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties…, les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) bénéficient de dispositifs spécifiques pour soutenir leur développement. Le CGET a ouvert son outil de géoréférencement aux acteurs locaux et opérateurs, privés et publics, pour qu’ils puissent mesurer s’ils interviennent dans un périmètre concerné, ouvrant droit à des aides.

L’outil de géoréférencement permet de qualifier l’appartenance d’une adresse à un quartier pour une adresse donnée ou pour un fichier. Elaborée à partir des données de l’Institut national de l’information géographique et forestière, l’outil permet une recherche fine, adresse par adresse, pour déterminer celles situées en QPV.

Y accéder sur la page d’accueil du site sig.ville.gouv.fr :

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Cette plateforme présente la quasi-intégralité des quartiers prioritaires de la politique de la ville, en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer (hors Polynésie française). Ce sont donc 1 438 QPV qui sont ainsi référencés.

L’outil est destiné à tous les signataires des contrats de ville. En créant un compte et en obtenant un identifiant, les opérateurs publics (Pôle emploi, La Poste…), les bailleurs sociaux, les entrepreneurs, les collectivités territoriales, etc., peuvent y accéder gratuitement.

Un service d’assistance est proposé : georeferencement@cget.gouv.fr ; tél. : 09 70 82 09 85.

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