Participation des habitants et démocratie locale

Le 21 mars 2018, le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) pour réaliser un rapport sur les  conseils citoyens, une instance de démocratie participative spécifique aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Après 6 mois d’enquête approfondie, 258 acteurs rencontrés, dont 119 conseillers citoyens, 128 heures d’auditions, 23 villes étudiées, 1 journée de débats avec 80 conseillers citoyens et 760 conseils citoyens touchés par un questionnaire de l’Observatoire Nationale de la Politique de la Ville, la CNDP propose un état des lieux des conseils citoyens et préconise 10 actions pour relancer ce dispositif.

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Pour appuyer les conseils citoyens – aujourd’hui au nombre de 1 200 à travers la France – dans leurs missions, les jeunes volontaires de 16 à 25 ans peuvent, sans condition de diplôme, effectuer leur service civique au sein des structures d’accueil de ces instances de participation citoyenne (collectivités ou associations). L’enjeu ? Favoriser la pérennisation et la montée en compétences des conseils citoyens, composés d’habitants, d’acteurs économiques et associatifs, tous bénévoles.
Le CGET, avec l’appui de l’Agence du service civique, a élaboré un guide pratique, destiné à accompagner et à sensibiliser les structures d’accueil. L’ambition est de soutenir le déploiement du service civique pour aider les conseils citoyens à réaliser leurs missions d’intérêt général. Pendant six à douze mois, le jeune volontaire indemnisé pourra, notamment, intervenir en appui au référent et accompagner les projets des conseillers citoyens, dans leurs quartiers.
Le guide rappelle les conditions d’accueil et les points de vigilance, propose des activités à confier au volontaire à travers les fiches-missions de cinq villes, indique des outils d’information…

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Quartiers nord, au-delà des tours, de Romain Fiorucci et Fanny Fontan (Fr., 2017, 52 min)

Daouda, Fays, Kharym et Chadali ont tout juste vingt ans. D’origine comorienne, musulmans, ils sont nés en France et vivent dans un quartier populaire de Marseille. Leur vie est un «entre soi» au milieu du béton où la violence et la mort peuvent jaillir à tout moment et leur ont fait perdre tout espoir de changement. Pourtant, malgré les difficultés, ils tentent de construire leur avenir.

Article du monde

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Le CGET produit une série vidéo « En actions », qui donne la parole aux acteurs de terrain. Le dernier épisode présente le plan national de formation « Valeurs de la République et laïcité », à travers le témoignage d’agents de collectivité, médiateurs sociaux, animateurs sportifs et de formatrices.
Un éclairage concret sur les actions et les dispositifs que le CGET contribue à mettre en place.

Lire la suite et accès à la vidéo sur le site du CGET

Une étude du CGET sur l’innovation dans les quartiers de la politique de la ville, confiée au cabinet Algoé, sortie en mars 2017,  restitue des expériences et projets qui regorgent d’innovations qui répondent aux besoins sociaux et aux enjeux sociétaux localement peu ou mal satisfaits. On y trouve aussi des innovations technologiques, de services, de produits… Très souvent, les projets combinent différents types d’innovations.

Les parcours des innovateurs issus des quartiers ne sont pas semblables à ceux d’autres acteurs, car ils sont confrontés à des obstacles différents : les porteurs de projet connaissent une moindre sécurité financière, un accès plus limité aux réseaux d’affaires, et ils subissent des discriminations.

En matière d’action publique, notamment, il apparaît nécessaire d’adapter les méthodes de détection et d’accompagnement des innovateurs des QPV pour améliorer les chances de réussite de leurs projets et optimiser leur effet d’entraînement local.

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Accès à la synthèse de l’étude

Accès à quelques unes de ces innovations en vidéo sur le site du CGET

Kaina.tv, en partenariat avec les collectifs AC LE FEU et Pas Sans Nous, organisait son événement annuel autour des luttes contre les discriminations. Cette nouvelle édition était placée sous le signe de la diversité.
«C’est pas normal qu’on se remette à parler de cette question de diversité, dixit Mohamed Mechmache, fondateur en 2005 du collectif AC LE Feu. On en est encore là quarante ans après ». Mohamed a donné le ton de la conférence. «Il y a un vrai déni de la part des responsables politiques », avance-t-il encore. «Il faut que la population devienne acteur de leur vie, qu’elle agisse pour ne plus subir ». Le débat tourne vite autour des logements, des combats pour la mixité dans les écoles à l’instar de celui du collectif des mères du Petit Bard, il y a deux ans.
« L’une des prises sur la réalité politique c’est d’aller voter » insiste une participante au débat. «Ce qu’il faudrait lutter en premier c’est le manque d’information. Et vraiment pousser les institutions à donner la possibilité aux habitants de quartiers à aller chercher ces informations et les pousser à dire ce qu’ils en ont envie. Le vivre-ensemble c’est pas que pour les quartiers. C’est tout le monde » indique  Amina Khemiri du collectif « Pas Sans Nous ». La journée s’est poursuivie par avec les prestations d’artistes locaux .
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La FCSF, fédération des centres sociaux et socioculturels de France, et Question de Ville, association des directeurs-trices des pôles ressources politique de la ville, publient tous les deux ans un rapport national basé sur les paroles des habitants des quartiers populaires. La 3e édition vient de paraître, autour de la confiance.
« Ce qu’on lira dans cet ouvrage n’est pas un livre de recettes, un catalogue de miracles. Mais le récit de personnes qui ont pu échapper au sort que leur “assignation” dans un quartier populaire rendait probable, en raison de la pauvreté, du désamour de soi, de la solitude, de l’amertume. Elles nous disent comment elles sont passées à autre chose dans leur existence, comment elles ont mis le bonheur dans leur vie », annonce la préface de Jean-Marie Delarue, ancien délégué à la ville et au développement social urbain.

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Les conseils citoyens : une révolution démocratique. En Bref n°27. CGET octobre 2016. 4p.

La politique de la ville vise à réduire les écarts de développement entre les territoires, à restaurer l’égalité républicaine dans 1 500 quartiers et à améliorer les conditions de vie de leurs 5,5 millions d’habitants. La loi de programmation pour la Ville et la Cohésion urbaine du 21 février 2014 a rénové cette politique publique en l’inscrivant dans une démarche de co-construction avec les habitants, les associations et les acteurs économiques, et en prévoyant la mise en place de conseils citoyens dans le cadre des contrats de ville. Chargé de la mise en œuvre de la politique de la ville, le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) suit et accompagne ces nouvelles instances à travers lesquelles se réaffirme le caractère participatif de cette politique publique transversale.

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Mercredi 5 octobre 2016, dans le cadre de la rencontre territoriale des conseils citoyens, Didier Lauga, préfet du Gard, a accueilli à Saint-Gilles, au château d’Espeyran, Hélène Geoffroy, secrétaire d’État auprès de ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Ville.
Dans la matinée, 80 conseillers citoyens, exerçant leurs missions dans les 13 quartiers prioritaires du département, ont participé à des ateliers sur les thèmes au centre de leur quotidien, à savoir, le cadre de vie, la réussite éducative, l’emploi et la participation citoyenne.

Lire la suite et accès au compte rendu sur le site de la préfecture du Gard

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