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« A qui profite la péréquation ? » révèle les montants versés ou perçus par chaque territoire au titre du Fpic et du Fonds de péréquation des DMTO. C’est à la fois une base de données exhaustive, et un puissant révélateur d’incohérences.

Combien verse l’ensemble des collectivités et groupements de communes de l’Ile-de-France au titre du Fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) et du Fonds de péréquation des droits de mutation à titre onéreux ?…
(Le quotidien de La Gazette des communes du 20 juin 2013)
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Les centres urbains français entre conservation et rénovation (de 1943 à nos jours). Isabelle Backouche.  Armand Colin/Recherches, 2013. 448p.

Comment aménager les centres urbains en respectant la ville ancienne tout en l’adaptant aux nouveaux modes de vie ? La question est à l’ordre du jour dès les années 1940 en France. La complexité des enjeux – fournir des logements, résorber l’habitat insalubre, favoriser la création architecturale, concevoir la cohabitation entre la ville d’hier et celle à venir – fait intervenir une pluralité d’acteurs dans ce versant peu étudié de l’aménagement urbain français.

Isabelle Backouche éclaire les genèses de la transformation des villes françaises d’aujourd’hui à partir des archives méconnues d’une administration chargée de veiller aux alentours des monuments classés par l’État (Commission des abords). Son livre est l’occasion d’un formidable voyage dans la France urbaine du second XXe siècle, saisissant les visions aménageuses de ministères qui poursuivent des impératifs distincts mais travaillent en étroite collaboration. À l’interface entre la sphère administrative et le monde politique, la démarche de l’historienne scrute les acteurs sur des terrains emboîtés, depuis l’élaboration des contraintes juridiques qui encadrent l’aménagement urbain sur le plan national jusqu’aux mobilisations locales qui refusent la disparition d’un cadre de vie familier.
Cette histoire des centres-villes au fil d’un dialogue entre conservation et rénovation urbaine permet de comprendre l’émergence d’une conscience patrimoniale et éclaire les horizons de la politique de la ville actuelle.
En savoir plus sur le site de l’EHESS

Film français de Carine May et Hakim Zouhani. Distributeur : Zelig Films. 1h08.

Carine May et Hakim Zouhani ont filmé Aubervillers, avec la volonté de sortir des clichés véhiculés sur les banlieues. Une œuvre de fiction,  en noir et blanc, qui en dit bien plus sur le  quotidien des habitants des cités que les reportages télévisés habituels. En suivant l’errance de deux jeunes hommes, les réalisateurs dépeignent un quotidien difficile mais riche de rencontres et d’espoir. La banlieue est filmée comme un espace de vie comme les autres, avec lucidité et humour.
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Jacques Donzelot ; éditeur : Fayard ; coll. Documents ; 200 pages

L’auteur a entrepris un tour de France des cités, qui l’a conduit successivement à Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Rouen, Marseille, Grenoble et Villiers-Le-Bel, afin d’y observer les opérations de rénovation urbaine et leurs impacts sociaux. Il y a rencontré les habitants, auprès desquels il a pu constater l’attachement aux lieux lorsque des démolitions étaient entreprises. Le sociologue analyse en détail chaque projet, dont il constate les réussites ou les échecs, les effets inattendus ou les insuffisances. Il y fait le constat que, pour les habitants, aujourd’hui, la question se pose en termes de mobilité et de transport, a fortiori lorsque l’on est dans un quartier enclavé. Selon l’auteur, les flux l’emportent désormais sur les lieux. C’est pourquoi, Jacques Donzelot plaide davantage pour une “citoyenneté urbaine”, dont il donne de nombreux exemples, en lieu et place de la “citoyenneté sociale” qui a prévalue jusqu’à présent dans les politiques publiques.

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En mars 2010, la Commission européenne a présenté sa nouvelle stratégie sur dix ans, destinée à relancer l’économie européenne. Intitulée Europe 2020, celle-ci réforme et prolonge la précédente stratégie de Lisbonne par une gouvernance plus étroite au sein de l’Union. Elle vise à développer une croissance “intelligente, durable et inclusive” s’appuyant sur une plus grande coordination entre les politiques nationales et européennes.

En savoir plus dans notre rubrique “L’Europe et vous – Programmation européenne 2014-2020”

Inventées de façon expérimentale après les émeutes des Minguettes au début des années 1980, parallèlement à la “Marche des beurs” pour l’égalité, la Politique de la Ville visait à réformer le fonctionnement de l’État et les relations de ce dernier aux collectivités locales. Pour pallier l’urgence d’une nouvelle question sociale, associée à certains quartiers où les populations immigrées et minoritaires étaient concentrées, une action publique d’exception allait être mise en place, mobilisant une approche locale et ascendante, plus participative et transversale.
Trente ans plus tard, il est difficile de mesurer l’effet réel de cette politique qui cumule de nombreux dispositifs : l’écart des quartiers prioritaires avec les autres zones urbaines ne se résorbe pas, et parfois même s’accroît. Pour autant, cette vision, très négative, ne prend pas en compte la mobilité de la population de ces quartiers. Or, la prise en compte d’une approche moins statique et plus dynamique des trajectoires des gens révèle que ces lieux jouent aussi une fonction d’accueil et de « sas », voire de promotion.
(La lettre d’information de Laurent Mucchielli du 13 mai 2013)
Lire ce dossier de Cyprien Avenel et Nicolas Duvoux sur La Vie des Idées

A l’occasion de la nouvelle organisation du temps scolaire qui se met en place dans les écoles primaires à compter de la rentrée 2013,  les collectivités territoriales volontaires s’engagent dans un projet éducatif territorial (PEDT) qui doit permettre de proposer à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité avant, pendant et après l’école et organiser ainsi la complémentarité des temps éducatifs. La circulaire du 20 mars 2013 précise les objectifs et les modalités d’élaboration de ce nouveau dispositif et vise à faciliter la coopération entre les collectivités territoriales engagées dans cette démarche et les services de l’État chargés de l’accompagner jusqu’à sa contractualisation.

Agnès Deboulet et Héloïse Nez (dir.) Presses universitaires de Rennes, 2013. 138 p.

Cet ouvrage analyse la spécificité des savoirs citoyens dans la production des conditions d’une démocratie urbaine. Il aborde les dynamiques d’apprentissages et les questions de la politisation de la question urbaine, il analyse des savoirs citoyens en lien avec la question de la citoyenneté urbaine et les enjeux de reconnaissance et étudie les conflits de légitimités entre les différents acteurs qui en découlent.
Lien sur le site de l’éditeur

Mardi 25 mars 2013 de 10h30 à 13h

Anthony Briant, de l’ONZUS, et Pierre Girard, de l’INSEE Languedoc-Roussillon, sont venus présenter le Rapport ONZUS 2012 : la précarité dans les territoires, et la situation des quartiers prioritaires du LR par rapport au national. Pierre Girard a précisé les outils d’observation et de suivi des territoires prioritaires, et repositionné les enjeux sur les modalités et les finalités de l’observation des territoires de la politique de la ville. Une centaine de personnes ont répondu présent, en majorité des collectivités et services de l’état, mais aussi des associations.

Le Languedoc Roussillon est identifié par l’ONZUS et l’INSEE comme la Région la plus en difficulté au regard de nombreux indicateurs (voir les diaporamas).

Des questions liées au périmètre de la nouvelle géographie prioritaire ont été abordées.
M. Briant a tout d’abord rappelé la concertation qui a eu lieu au dernier trimestre 2012. Son équipe était chargée de l’animation du groupe 1, dédié à la géographie prioritaire (10 séances Co-présidé par Nicole KLEIN (Préfète hors classe de Seine et Marne) et Claude DILAIN (Sénateur de Seine Saint Denis). Le groupe de travail a  conclu à une nécessité de remettre à plat la géographie prioritaire, et dépasser le zonage strict et l’effet frontière généré. D’où l’idée d’une géographie emboîtée, avec des territoires cibles et des territoires en veille.
M. Briant a rappelé que la démarche d’identification est en cours au niveau national, que la détermination d’un premier périmètre est basé sur le revenu fiscal médian à l’échelle du carreau 200m/200m. Ce critère ayant pour avantage de permettre une cartographie très fine.

Ce critère sera pondéré par d’autres indicateurs non encore clairement définis, apportant un complément d’informations sur la jeunesse et l’emploi. Cette cartographie sera soumise à débat en région, afin de prendre en compte les réalités locales et pondérer l’analyse par du qualitatif.

Il faudra ensuite envisager la capacité de la collectivité à porter la solidarité locale : cette question est encore en débat, étant donné la difficulté à évaluer le plus justement possible les ressources financières locales.

A la question de l’obligation des collectivités de produire un rapport d’observation à l’échelle locale (loi 2003, article 4), M. Briant a répondu que le site SIG Ville a été en partie créé pour répondre aux besoins d’indicateurs des collectivités en vue de l’élaboration de ces rapports annuels. L’ONZUS travaille avec le SGCIV à la simplification ergonomique de SIG Ville, afin que son utilisation soit simplifiée et rendue plus accessible à tous.

Présentation Insee LR Précarité et Territoires PQV 25 mars 2013 P. Girard

Présentation Rapport ONZUS 2012 – A. Briant

Indicateurs LR de A. Briant ONZUS 25 mars

Note explicative indicateurs LR (extrait rapport ONZUS)

Femmes des quartiers populaires. En résistance contre les discriminations, par Zouina Meddour, éditions Le Temps des Cerises, 2013

Ce livre est le fruit d’un travail mené par Zouina Meddour (chargée de mission, « lutte contre les discriminations ») et Saïd Bouamama (sociologue) avec un groupe de femmes des quartiers populaires du Blanc-Mesnil qui s’expriment à la première personne : « Nous sommes près d’une trentaine, d’origines plurielles, et avons de trente à soixante-quinze ans. Nous venons des quatre coins de la ville de Blanc-Mesnil et sommes représentatives de l’ensemble de sa population. »

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