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« Justice pour le Petit Bard ». Contester la rénovation et imposer la participation. Isabelle Berry-Chikhaoui,  Lucile Medina. Métro politiques 09/04/2018

Souvent conçue sans les habitants, la rénovation urbaine n’a suscité que de faibles résistances locales. Dans le quartier précarisé du Petit Bard à Montpellier, une intense contestation a cependant conduit à infléchir le projet et à alimenter des formes de mobilisation locales.
Depuis son lancement en 2003, le Programme national de rénovation urbaine (PNRU) fait l’objet d’inquiétudes et de critiques, exposées dans différents travaux de recherche et rapports officiels. Parmi celles-ci figure en bonne place la question du déficit de participation des habitants. …/…
Ce constat vaut aussi pour le projet de rénovation urbaine lancé fin 2005 dans le quartier du Petit Bard à Montpellier, l’un des plus pauvres de l’agglomération (Berry-Chikhaoui et Medina 2010, 2014). Dans cette copropriété dégradée très majoritairement peuplée d’immigrés et de descendants d’immigrés – une population souvent considérée comme en faible capacité politique et peu encline à l’organisation associative (Gaxie 1978 ; Collovald et Mathieu 2009) –, les habitants ne sont pourtant pas restés sans voix. Ils ont imposé leur participation à travers des résistances et une lutte collective qui se sont renforcées tout au long de la rénovation urbaine.

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Rénovation urbaine. L’espace comme remède à la question sociale ? Emmanuel Bellanger, Anaïs Collet, Fabien Desage, Pierre Gilbert. Métro politiques, 05/04/2018

Depuis le XIXe siècle, la rénovation urbaine fait figure de réponse récurrente aux maux de la ville, la transformation radicale du bâti étant pensée comme un moyen de résoudre les problèmes des quartiers populaires.
Ce dossier explore les origines et les rouages de cette pensée réformatrice, en même temps que les effets de politiques publiques qui, depuis les années 2000, bouleversent en profondeur les cités HLM.

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Pour appuyer les conseils citoyens – aujourd’hui au nombre de 1 200 à travers la France – dans leurs missions, les jeunes volontaires de 16 à 25 ans peuvent, sans condition de diplôme, effectuer leur service civique au sein des structures d’accueil de ces instances de participation citoyenne (collectivités ou associations). L’enjeu ? Favoriser la pérennisation et la montée en compétences des conseils citoyens, composés d’habitants, d’acteurs économiques et associatifs, tous bénévoles.
Le CGET, avec l’appui de l’Agence du service civique, a élaboré un guide pratique, destiné à accompagner et à sensibiliser les structures d’accueil. L’ambition est de soutenir le déploiement du service civique pour aider les conseils citoyens à réaliser leurs missions d’intérêt général. Pendant six à douze mois, le jeune volontaire indemnisé pourra, notamment, intervenir en appui au référent et accompagner les projets des conseillers citoyens, dans leurs quartiers.
Le guide rappelle les conditions d’accueil et les points de vigilance, propose des activités à confier au volontaire à travers les fiches-missions de cinq villes, indique des outils d’information…

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Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a annoncé le nom des 222 villes pré-sélectionnées qui pourront bénéficier du plan national “Action cœur de ville”. Pour le Languedoc Roussillon ce sont les villes de Perpignan, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Agde, Sète et Lunel. Celles-ci doivent désormais préparer une convention qui fixera au cas par cas les modalités de soutien des partenaires au projet de revitalisation de centre-ville.
Le plan “Action cœur de ville” doit permettre de mobiliser, en faveur de la revitalisation des cœurs de villes moyennes, plus de cinq milliards d’euros sur les cinq années à venir, avec les apports financiers de la Caisse des Dépôts, d’Action logement et de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). (Localtis 27/03/2018)

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Une journée de travail en duo avec une personne handicapée
Sous l’impulsion de Mme Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes Handicapées, la 3ème opération #DUODAY aura lieu le 26 avril 2018.

Le principe est simple : une entreprise ou une collectivité accueille une personne handicapée, le temps d’une journée de stage en duo avec un salarié volontaire. Au programme de cette journée : participation active de  la personne handicapée aux tâches habituelles du collaborateur volontaire et/ou observation de son travail.

En Occitanie, l’Agence régionale de santé et ses partenaires régionaux (DIRRECTE, AGEFIPH, FIPH, Rectorat…) s’associent pour mobiliser le plus de participants à cette journée nationale. L’objectif est à la fois de  sensibiliser les entreprises au handicap et de favoriser les échanges entre employeurs, personnes en situation de handicap et professionnels de l’insertion.
L’objectif #DUODAY : l’insertion des personnes handicapées
L’intérêt pour les entreprises, collectivités, associations et autres structures accueillant des duos ce jour-là : découvrir les compétences de travailleurs en situation de handicap, lors d’une période très courte et sans autre engagement, valoriser ses ressources humaines en les impliquant, s’ouvrir à la diversité et au handicap  en particulier, communiquer sur ses valeurs sociales.
L’intérêt pour les personnes handicapées : découvrir le milieu ordinaire de travail, préciser un projet professionnel, amorcer un parcours d’insertion, convaincre un employeur de ses possibilités en terme d’intégration, de performance et d’autonomie.
L’intérêt pour les professionnels de l’insertion, de l’accompagnement et de la formation : mieux comprendre les attentes, hésitations, freins des entreprises pour mieux les accompagner dans leurs projets d’intégration de salariés handicapés, connaître leurs besoins en matière d’emploi et de compétences, collaborer avec de nouvelles entreprises.
L’invitation est lancée à toutes les entreprises, collectivités, associations de la région : pour accueillir le temps d’une journée de stage, une personne handicapée en duo avec un salarié volontaire, il suffit de s’inscrire sur www.duoday.fr.

Agence Régionale de Santé Occitanie Contacts presse ARS :
26-28 Parc Club du Millénaire Vincent DROCHON 04 67 07 20 57 / 06 31 55 11 77
1025 rue Henri Becquerel vincent.drochon@ars.sante.fr CS 30001 – 34067 Montpellier cedex 2
Sébastien PAGEAU 04 67 07 20 14 / 06 82 80 79 65 (Montpellier)
standard : 04 67 07 20 07 sebastien.pageau@ars.sante.fr
Anne CIANFARANI 05 34 30 25 39 (Toulouse) www.occitanie.ars.sante.fr anne.cianfarani@ars.sante.fr

Le service de veille du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) réalise tous les 15 jours un bulletin « Veille & Territoires – En quelques clics », proposant une sélection de travaux et analyses récents qui éclairent les enjeux de la cohésion des territoires.

En 2018, ce travail de veille s’enrichit d’une collection de hors-séries thématiques.Le 1er Ho rs-série est consacré aux liens entre territoires et santé.Il a été préparé en partenariat avec l’IHEDATE, le LADYSS et le Groupe technique Santé du CGET.

Découvrez le Hors-série Territoires et santé en cliquant ici

Une sélection bibliographique plus large (2015-2018) complète cette veille. Vous pouvez la télécharger gratuitement : ici

L’IRDSU réalise chaque année depuis 2008, en partenariat avec le CGET, une enquête nationale auprès des professionnels de la Politique de la ville et du Développement Social Urbain, quelles que soient leurs responsabilités ou leurs fonctions dans les équipes-projet locales.
L’enquête a porté cette année sur l’intercommunalité et sur son rôle grandissant dans le pilotage de la Politique de la ville. Elle s’inscrit dans la suite de l’enquête de 2016 sur l’ingénierie dans les contrats de ville.

La Politique de la ville était en 2017 dans une phase d’évolutions fortes : loi de 2014, avec son ambition de placer l’intercommunalité au cœur du pilotage de la PV ; PNRU 2 ; loi égalité-citoyenneté ; politique de lutte contre la radicalisation… Et cette phase d’évolution pourrait se poursuivre en 2018 suite aux consultations en cours.
Elle est également fortement impactée ces dernières années par des causes « extérieures » : la réforme territoriale avec notamment l’extension et/ou la fusion d’intercommunalités ; le resserrement des budgets des collectivités ; sans oublier l’évolution de fond des métiers du Développement Social Urbain, des ressources humaines dans les collectivités ou l’impact de la Révision Générale des Politiques Publiques…
Et l’intercommunalité est au croisement de toutes ces évolutions.
S’appuyant sur une série d’entretiens individuels et de travaux en groupes, cette synthèse présente 3 OBSERVATIONS :
L’hétérogénéité des territoires
La mutation des organisations
Les nouvelles formes d’organisation
et 3 ENJEUX :
La légitimité de l’intercommunalité
La mobilisation des acteurs
La capacité d’expérimentation
+ des outils pour permettre aux professionnels d’analyser leur situation locale

Accès à la synthèse de l’enquête sur le site de l’IRDSU

Le projet de loi portant Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), transmis au Conseil d’Etat fin février, devrait être présenté en conseil des ministres le 4 avril 2018. Il compte 66 articles répartis en quatre titres.

Zoom sur les points saillants concernant les collectivités (Localtis, 6 mars 2018)

A lire également : “Le Mouvement HLM trouve que le projet de loi Elan est une boîte à outils “pas inintéressante” (Localtis, 9 mars 2018)

Redécouvrons le droit à la ville. Damien Deville. The conversation, 28 février 2018.

Face aux enjeux contemporains de crises écologique et sociale, le concept de « droit à la ville », hérité des décennies passées, apparaît de nouveau comme un concept d’une grande pertinence. Bien qu’il ait connu un fort succès académique, ce droit à la ville a peu influencé les mondes civils et politiques.
Précédemment focalisé sur des mouvements extraordinaires, et par extension éphémères, un nouveau droit à la ville peut aujourd’hui s’inventer. Cette invention passe par la valorisation et la mise en politique des actes citoyens ordinaires, processus cachés qui renouvellent pourtant, de manière permanente, l’intimité des sociétés.
Donner une place centrale aux habitants…

Lire la suite sur le site de “The conversation”

 Villes moyennes : des centres en mode survie. Vincent Grimault, Alternatives Economiques, 20/02/2018

La supposée crise des villes moyennes est avant tout une crise des centres-ville. Les rideaux de fer qui s’y baissent font oublier ceux qui se lèvent sur la zone commerciale périphérique. De même que les appartements vides sont plus marquants que les lotissements qui poussent dans les villages voisins.

Qu’arrive-t-il donc aux centres-ville ? Le premier problème est démographique : dans les villes moyennes les plus en difficulté, les centres se dégarnissent au profit des zones périurbaines et du rural proche. La part des logements vides est « nettement plus élevée dans les pôles urbains que dans leurs couronnes », confirmait début janvier la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). « Les familles ont tendance à quitter les centres-ville et leurs logements souvent exigus et peu pratiques pour avoir maison individuelle et jardin. Ceux qui restent sont les jeunes, les retraités et, de façon plus générale, les pauvres », constate Jean-Claude Driant, professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris. Cette paupérisation des centres entraîne des problèmes en cascade, détaille le chercheur Yoan Miot : « Le cadre de vie se dégrade, les marchés immobiliers sont déprimés et les bailleurs sociaux sont très fragilisés. » Tout comme les finances des communes concernées.

Lire la suite de l’article sur le site d’Alternatives Economiques

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