Observation

(Extrait de l’introduction) « C’est dans un contexte difficile que l’Observatoire des inégalités publie ce second Rapport sur la pauvreté en France. La première édition, il y a déjà deux ans, avait connu une grande audience et nous avions dû en faire une seconde impression. Ce nouveau document actualise les données de 2018 et offre de nouveaux éclairages. Malheureusement, un grand nombre de données manquent encore –les revenus sont connus avec deux années de décalage en France, comme dans la plupart des pays– mais, d’ores et déjà, nos éléments permettent de planter le décor, de comprendre la crise sociale actuelle.

Ce rapport sur la pauvreté est rédigé volontairement dans un langage accessible au plus grand nombre, alors que les documents qui existent sur le sujet sont le plus souvent réservés à des spécialistes. Nous visons une large diffusion pour servir de point de départ à une discussion éclairée sur les politiques sociales. Nous cherchons aussi à faire la part des choses dans un débat polarisé entre ceux qui, pour alerter, exagèrent la pauvreté dans notre pays, et ceux qui ne veulent pas voir les difficultés sociales de certains de nos concitoyens. Rappelons que nous optons dans ce rapport pour le seuil de pauvreté de 50% du niveau de vie médian, plus faible que le seuil de 60% qui est le plus souvent utilisé. Il aboutit à un nombre de pauvres presque deux fois moins élevé (cinq millions contre neuf millions), mais permet un focus sur des populations en grande difficulté. »

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En Occitanie, une personne sur quatre déclare que la situation financière de son ménage s’est dégradée lors du premier confinement de la population au printemps 2020 en lien avec le net ralentissement de l’activité économique. Cependant, tous les foyers ne sont pas touchés de la même manière : parmi les plus modestes, 35 % déclarent subir une perte de revenus. Les retraités, moins affectés que les actifs par les répercussions économiques du confinement, ne sont que 6 % dans ce cas. Des disparités marquées existent entre les départements d’Occitanie, liées aux tissus
productifs locaux et aux caractéristiques de la population. La situation financière des ménages se détériore plus souvent dans l’Aude, le Gard, en Haute-Garonne et dans l’Hérault. Dans les départements plus ruraux, où la part des retraités est plus élevée, les pertes de revenus sont moins fréquentes.

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Pour en savoir plus :

« Des conséquences financières du premier confinement plus ou moins marquées selon les territoires », Insee Première n° 1850, avril 2021

Cette publication s’appuie sur une nouvelle définition du rural, construite par l’Insee et validée par le Comité interministériel de la ruralité en fin d’année 2020 pour mieux appréhender la réalité multiforme de ces territoires. En rupture avec l’ancienne approche centrée sur la ville, les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu ou très peu denses.

L’espace rural ainsi redéfini recouvre 90 % de l’Occitanie et héberge deux habitants sur cinq. La région se classe au 8e rang des régions de métropole par la proportion d’habitants résidant dans cet espace. Entre 2008 et 2018, la population « rurale » augmente fortement, mais ce dynamisme démographique reste corrélé à la proximité de l’espace urbain.

À la même date, un article intitulé « Une nouvelle définition du rural pour mieux rendre compte des réalités des territoires et de leurs transformations« , intégré dans la publication La France et ses territoires et diffusé sur insee.fr, présente la nouvelle définition de la ruralité France entière.

Lire Le rural redéfini, un espace étendu qui gagne des habitants, Insee flash Occitanie n°109, avril 2021

L’Insee a publié le 3 décembre l’édition 2020 de « France, portrait social ». Dans cette édition, la vue d’ensemble porte sur l’impact social de la crise sanitaire de la Covid-19 et du confinement, dans des domaines tels que la santé, l’emploi, les inégalités femmes-hommes, la scolarité des enfants, les pratiques culturelles, etc. Un éclairage est ensuite apporté sur les enfants, sous l’angle des inégalités sociales.

Accéder à l’étude et à son infographie

Dans son portrait social de la France publié le 3 décembre 2020, l’Insee montre l’incidence du milieu social et de la situation professionnelle des parents sur la scolarité, la santé ou encore les pratiques culturelles et sportives des enfants. En documentant la fréquentation des activités périscolaires et extrascolaires de ceux entrant en maternelle en 2014-2015 (période où l’instruction des moins de 6 ans était facultative), l’INSEE constate que les enfants d’origine modeste utilisaient moins que les autres les dispositifs péri et extrascolaires.

Lire l’étude sur le site de l’INSEE

Ce rapport de la Cour des Compte rendu public le 2 décembre 2020 constitue « une évaluation destinée à apprécier l’une des dimensions principales de la politique de la ville, à savoir l’attractivité des QPV. Cette dernière dimension associe simultanément des objectifs (améliorer l’image des quartiers, attirer des habitants par choix, prévenir les phénomènes de relégation, etc.) et des résultats (implanter de nouvelles activités, permettre l’arrivée de ménages moins défavorisés, etc.). Elle permet d’apprécier si les diverses actions publiques contribuent à réduire les phénomènes d’évitement de ces quartiers et, plus globalement, s’ils en améliorent, ou non, l’image auprès de leurs habitants et de la population tout entière.
L’évaluation porte sur la décennie 2008-2018 et sur les quartiers qui ont été considérés comme prioritaires sur la durée totale de cette période. Les quartiers qui sont entrés ou sortis de ce qu’on appelle la géographie prioritaire à la suite de la loi n°2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine (dite « loi Lamy ») n’ont donc pas été inclus. La Cour a concentré son travail sur les trois thématiques du logement, de l’éducation et de l’activité économique, sans négliger celle de la sécurité qui, de l’avis même des habitants des quartiers étudiés, affecte fréquemment toutes les autres. La Cour s’appuie sur l’examen de données nationales, lorsqu’elles existent, et sur l’étude approfondie de la situation de huit quartiers prioritaires, situés dans quatre régions, choisis pour illustrer la diversité des réalités locales. »

L’évaluation de l’attractivité des quartiers prioritaires. Une dimension majeure de la politique de la ville, Rapport public thématique, Évaluation d’une politique publique, décembre 2020 : Accéder au rapport

La Cour et la chambre régionale des comptes Occitanie ont conduit une enquête portant sur 26 villes moyennes d’Occitanie et leurs établissement publics de coopération intercommunale (EPCI). Ces territoires, qui regroupent 1,8 million d’habitants, soit 31 % de la population et 18 % des emplois de la région, sont un maillon essentiel de son organisation territoriale et l’objet d’importantes politiques publiques. « Au sein de ces territoires, les villes moyennes rencontrent des difficultés économiques, sociales et financières spécifiques, que les faiblesses et lacunes de leurs intercommunalités viennent accentuer » selon les auteurs.
Les constats de cette enquête, qui reflètent la diversité des dynamiques urbaines nationales, conduisent les juridictions financières à formuler 10 recommandations visant à améliorer l’attractivité de ces villes moyennes, par une stratégie globale impliquant l’État et les autres acteurs de la région.
Les constats et recommandations, formulés avant la crise sanitaire, conservent leur pertinence dans le contexte actuel.

Lire le rapport « Les villes moyennes en Occitanie », octobre 2020

Lire la synthèse du rapport

Publication annuelle de la DEPP et de la SD-SIES du ministère de l’Education nationale, Repères et références statistiques réunit en un seul volume toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français. Organisé en dix chapitres et 179 thématiques pour l’édition 2020, RERS apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études, que ce soit en termes de dynamique démographique ou d’implantation des établissements REP et REP+.

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Dans sa dernière étude annuelle sur l’évolution des niveaux de vie, l’INSEE montre que le niveau de vie médian des Français a continué de progresser en 2018 (+0,3% en euros constants). Mais pas pour les premiers déciles (les plus modestes). Principale explication, la réforme des allocations logement. Ainsi que celle de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). De ce fait, les inégalités s’accroissent. Tout comme le taux de pauvreté monétaire.

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L’Observatoire national de la politique vient de publier son cinquième rapport. La thématique retenue pour cette nouvelle édition est le bien vivre dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Découpé en deux parties, il présente d’une part huit études répondant à plusieurs questions : comment juger du bien vivre dans les quartiers prioritaires qui sont, par construction, des territoires où le taux de pauvreté est 2,5 fois supérieur à la moyenne nationale ? Quels indicateurs et quelle approche considérer ? 

D’autre part, on y trouve de courtes analyses statistiques sous forme de 40 fiches synthétiques relevant des trois piliers de la politique de la ville.

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