Médiation

Le non-accès à la prévention et aux soins, fait désormais l’objet d’une attention croissante en France. La lutte contre le non-recours est notamment inscrite parmi les objectifs stratégiques de l’Assurance-maladie, et les volets précarité de chaque Programme Régional d’Accès à la Prévention et aux Soins des plus démunis (PRAPS) incluent des objectifs de réduction des inégalités.

Dans ce contexte, la médiation en santé apparaît comme une solution pour agir sur les difficultés rencontrées par les personnes les plus éloignées des offres de soins et de prévention présentes sur leur territoire. Pour les promoteurs de ce type de pratiques, elles répondent à la nécessité « d’aller vers » les populations les plus fragiles afin de faciliter leur accès à ces offres, ainsi qu’aux ressources disponibles pour les aider à y accéder.

Le terme de médiation en santé semble étroitement lié à celui de médiation sociale, mais il a un objectif propre : réduire les inégalités sociales de santé. Quelles pratiques cela recouvre-t-il précisément ? Quelles sont les conditions favorables au développement d’actions de médiation en santé ? Qu’en est-il des médiateurs en santé, de leurs profils et de leur rôle ?

Ce document est issu d’un séminaire régional organisé par Villes et Territoires Occitanie, le 25 janvier 2019, à Montpellier.

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La toute première norme relative au métier de médiateur social vient d’être publiée. Elle est l’aboutissement d’une année de travail durant laquelle tous les acteurs de la médiation sociale se sont accordés sur son cadre d’exercice. Le CGET, le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) et l’Association française de normalisation (Afnor) ont piloté ce travail.
Aujourd’hui, on peut estimer à 12 000 le nombre d’emplois de médiateurs sociaux existants, dont 4 000 postes adultes-relais environ. L’élaboration de cette norme répond à un besoin récurrent de clarification sur la définition de ce métier, ses conditions d’exercice et son articulation avec les autres métiers du travail social.
Lire la suite sur le site du CGET

Mandatés par le Réseau des villes correspondants de nuit et de la médiation sociale, trois chercheurs en science sociales, dont Sébastian Roché, se sont intéressés à l’épineuse question de la « diversité. » A partir d’exemples locaux, ils ont démontré mardi 23 septembre que la professionnalisation des services tendait à diminuer la prise en compte de l’origine ethnique et/ou religieuse dans le recrutement des médiateurs. Néanmoins, la diversité n’en reste pas moins une dimension essentielle des métiers de la prévention de la délinquance.
Accès au rapport « Médiation et altérité » sur le site du réseau des villes « médiation sociale »
(Le quotidien de La Gazette des communes du 27 septembre 2014)

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