Languedoc Roussillon

La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) Occitanie vient de publier une note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire à Montpellier et dans sa métropole : retour sur 10 ans d’évolution, 2007-2016…

Un territoire dynamisé par l’économie sociale et solidaire
Montpellier Méditerranée Métropole est relativement atypique en matière de dynamique économique, car celle-ci repose largement sur l’économie publique et l’économie sociale et solidaire (ESS) : ces deux champs économiques occupent une part de l’emploi qui compte parmi les plus importantes au sein des métropoles françaises.
L’ESS y est donc très investie, et ceci de plus en plus fortement depuis 10 ans. Elle est à l’origine de la création de plus de 1 800 emplois sur le territoire, soit une progression de près de 10% sur la période 2007-2016, contre +8,6% dans le reste de l’économie privée.
L’ESS « montpelliéraine » représente 11% des effectifs régionaux de l’ESS, alors qu’elle pèse pour 16% dans les emplois de l’ESS créés durant cette période : c’est dire sa vitalité et son rôle moteur en Occitanie. Cette vitalité s’exprime également à travers un taux de création d’entreprises nettement plus élevé qu’ailleurs (+14% d’établissements en 10 ans).

Quelles formes juridiques des entreprises ?
Si aucune composante juridique de l’ESS ne fait exception en matière de croissance de l’emploi, on observe une progression particulièrement remarquable au sein des mutuelles ainsi que des fondations, qui ne sont pas, structurellement, les plus gros employeurs de l’ESS.
L’emploi associatif, lui, progresse lentement, et l’emploi coopératif un peu plus rapidement, mais surtout sur la deuxième partie de la période grâce à la bonne dynamique des Scop et des Scic (2013-2016).

Quels secteurs d’activité ?
Parmi les trois principaux secteurs d’activité de l’ESS, l’enseignement-formation et les activités financières et d’assurance progressent significativement sur la période.
En revanche, l’action sociale, secteur dit « porteur » pour l’emploi au regard du renforcement des besoins sociaux (dépendance, précarité…), connaît une évolution annuelle moyenne inférieure à +1%, ce qui interpelle, notamment au regard du taux enregistré pour le reste de l’économie privée dans ce secteur (+13,9%).
Il est intéressant de noter de fortes progressions de l’emploi – supérieures au privé hors ESS – dans des secteurs qui sont de « petits » employeurs pour l’ESS (commerce, industrie-construction, information-communication). On retiendra également de la conjoncture de l’ESS sur 10 ans une diminution préoccupante des effectifs salariés dans la culture et dans le soutien aux entreprises.

Quelles perspectives ?
Les évolutions à venir sur les années 2018 et 2019 seront à surveiller de près.
D’un côté, les dirigeants des entreprises de l’ESS, en particulier les dirigeants associatifs, sont très préoccupés par les annonces de suppression d’une grande partie des contrats aidés.
De l’autre, l’annonce d’un acte II de la Loi ESS, qui mettra en place un pacte de consolidation et de croissance (« social business act »), et un accélérateur d’innovation sociale pour accompagner le développement des entreprises de l’ESS, crée des attentes pour trouver des leviers économiques, pour consolider et développer l’emploi.
Télécharger la note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire : retour sur 10 ans d’évolution 2007-2016 :
à l’échelle de Montpellier Méditerranée Métropole ;
à l’échelle de l’Occitanie et de ses 13 départements.

Un ouvrage rassemblant des témoignages d’habitants de ces quartiers vient d’être publié.

Ce recueil sur l’histoire et la mémoire des quartiers alésiens de Rochebelle, Rocher Blanc, Cauvel et La Royale réalisé par l’association Mille et une mémoires rassemble une cinquantaine de témoignages d’habitants. Le Conseil citoyen rive droite d’Alès est à l’origine du projet.

François Coste est allé cueillir la parole des habitants des quartiers, fouiller dans la mémoire des plus anciens, écouter les préoccupations d’aujourd’hui et les envies de demain. Le résultat de cette enquête, un beau livre de plus de 131 pages avec son DVD.

En savoir plus sur le site d’Objectif Gard

 

Dans le cadre d’un partenariat Insee / DRJSCS sur les quartiers politique de la ville de la région Occitanie, des fiches « diagnostic » ont été produites dans l’attente d’un outil développé au niveau national par le CGET et l’Insee (démarche nationale d’outillage pour le suivi des contrats de ville, disponibilité fin d’année 2017).
Le SGAR Occitanie est associé à la démarche.

Six thématiques sont déclinées pour chaque quartier :
– démographie et logement,
– éducation,
– insertion professionnelle,
– revenus,
– précarité,
– tissu économique.
Les fiches sont regroupées par EPCI. Elles contiennent les dernières données disponibles pour chaque source, ainsi que des graphiques. Chaque quartier peut être comparé à son EPCI d’appartenance. Vous retrouverez toutes les informations sur les sources dans la note méthodologique proposée en téléchargement.
Un dossier d’étude est en cours. Il contiendra :
– un portait global et synthétique des quartiers prioritaires de la région dans un contexte national,
– une typologie des quartiers prioritaires de la région,
– une analyse de chaque quartier prioritaire dans son unité urbaine englobante.

Accès aux données par département sur le site de la DRJSCS

Site Patrimonial Remarquable : population et logements – Septembre 2017. 16 p.

L’agence d’urbanisme et de développement des régions nîmoise et alésienne (A ‘U) a réalisé pour la Ville de Nîmes, une analyse des dynamiques socio-démographiques et des évolutions du parc de logements à l’œuvre depuis 1990, dans le Site Patrimonial Remarquable nîmois, appelé plus communément l’Ecusson.
En effet, dans le cadre des études d’extension de son Site Patrimonial Remarquable (SPR), la Ville a souhaité mieux connaître les habitants et le parc de logements de l’Ecusson, centre historique de la ville.

A partir des données Insee, l’A’U apporte un éclairage sur les caractéristiques démographiques, économiques et sociales de la population habitant dans le périmètre actuel, ainsi que sur le parc de logements. Rajeunissement, embourgeoisement, diminution de la taille des logements, les informations sont nombreuses et riches d’enseignements.
Accès au document sur le site de l’A’U

Co-construire la ville de demain : une évaluation de la redynamisation du centre-ville d’Alès. Annie Louya-Kihidou. Université Grenoble Alpes – Institut d’Urbanisme de Grenoble, 2017. 173 p. (Master urbanisme et coopération internationale)

Résumé : Il existe de multiples formes d’élaborations de projet urbain. Aujourd’hui la démocratie directe tend à faire de l’ombre à la démocratie représentative. Le mode participatif est de plus en plus prôné dans une société qui tend d’élaborer des projets qui incluent la société civile, notamment pour sa maîtrise d’usages. C’est dans ce cadre que la municipalité d’Alès a opté pour la co-construction, un procédé dit « innovant », permettant d’allier, à cette démarche participative, le triptyque d’acteurs suivants : acteurs politiques, bureau d’études, société civile. Dans un cadre parfait nous pensons que la co-construction pourrait être assimilée à un travail collaboratif où des relations non pas descendantes mais horizontales s’élaborent entre les acteurs publics, les experts/techniciens (urbanistes, architectes…) et les habitants. Chaque acteur détient alors un rôle essentiel pour élaborer un projet de ville co-construit. « Co-construire, coproduire la ville de demain » devient une formule attractive alors que ce concept est entouré par un flou définitoire. Comment co-construire et faire du projet si aucune définition claire soutient cette pratique ? Comment s’avoir s’il s’agit bien de co-construction comme nous l’entendons ? Quelles sont vraiment les relations entre les acteurs ? L’évaluation de la co-construction de la redynamisation du centreville d’Alès est de ce fait essentiel pour répondre à ces questions.

Accès au document sur HAL

Un web documentaire “Circulez y’a rien à perdre” réalisé dans le cadre de Coventis, de David Richard photographe, réalisateur [Collectif Transit, sociétaire membre de la coopérative Picturetank].

Mettre en avant l’économie circulaire et l’ESS, c’est raconter des histoires de femmes et d’hommes qui agissent «économiquement» jour après jour en suivant des règles entrepreneuriales singulières. Témoignant du fait qu’il est possible de combiner harmonieusement performance économique et utilité sociale, Le Groupe Macif et la CRESS  ont souhaité mettre en lumière ces entrepreneurs responsables.

“Nous avons posé un regard documentaire sur 8 de ces entreprises de l’ESS installées dans notre région. Elles sont en cohérence avec une époque, qui ne cesse de rendre plus pertinents les choix de ces femmes et de ces hommes qui exercent avec succès une activité économique, à l’écoute des enjeux sociaux et environnementaux contemporains.
Elles aident notre société à prendre le virage d’une économie du «RE», de la seconde vie, de la seconde chance, de la différence. En existant, elles nous offrent le choix et nous permettent collectivement de faire changer les pratiques simplement et concrètement.Quand la conscience environnementale se double d’un engagement social et que la somme des deux est une réussite, nous sommes face à des démarches exemplaires”.
Accès au web documentaire sur le site de la CRESS

Avec le soutien des services de l’Etat et des acteurs locaux, la CRESS Occitanie réalise des guides territorialisés « Entreprendre en Economie Sociale et Solidaire » . Il s’agit de donner envie aux porteurs de projets potentiels de s’engager et ainsi de devenir acteur du développement économique de leur territoire.

D’une part en décryptant les principes et valeurs présents dans une entreprise de l’ESS et les principaux statuts juridiques reconnues dans la loi.
D’autre part en présentant les principaux réseaux, ambassadeurs de l’ESS sur les territoires : les réseaux des grandes familles de l’ESS, les structures d’accompagnements, les dispositifs de financements.
Enfin l’objectif est aussi de valoriser les entreprises locales de l’ESS.
Quelques fiches présentant des entreprises, leurs contributions au développement du territoire, leurs étapes de construction et leurs perspectives de développement.

Accès aux deux manuels « entreprendre en économie sociale et solidaire »  réalisés sur 2 territoires :
– Alès Agglomération
– Lodève

Les premiers Projets Régionaux de Santé des ex régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées arriveront à leur terme fin 2017.

Au 1er janvier 2018, le « PRS2 » prendra la relève à l’échelle de l’Occitanie.

Le cadre rénové du PRS2
Le nouveau cadre réglementaire, issu de la Loi de Modernisation du Système de Santé du 26 janvier 2016, définit les 3 composantes du PRS :

Le cadre d’orientation stratégique (COS) : il détermine les objectifs stratégiques de l’ARS et les résultats attendus à 10 ans, en lien avec la stratégie nationale de santé, pour améliorer l’état de santé de la population et lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé dans la région.
Le schéma régional de santé (SRS) : il est établi pour 5 ans, sur la base d’une évaluation des besoins et de l’offre de santé. Il détermine des prévisions d’évolution et des objectifs opérationnels, déclinant les objectifs stratégiques du COS, pour l’ensemble de l’offre de soins et de services de santé. Y compris en matière de prévention, de promotion de la santé et d’accompagnement médico-social.
Le Programme régional d’accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies (PRAPS) : il a pour objet de faciliter l’accès et l’égalité au système de santé dans sa globalité et d’améliorer le parcours des personnes les plus démunies. Ce programme s’appuie sur des dispositifs spécifiques, tout en visant l’accès et l’accompagnement des personnes concernées vers le droit commun.
Lire la suite sur le site de l’ARS

C’est l’histoire d’une rencontre. Celle d’un journaliste et d’un photographe qui ont décidé de croiser leurs regards, leur sensibilité propre. Sebastien Deslandes et Hervé Lequeux ont engagé un projet au long cours, afin de  “dépasser les stéréotypes” des banlieues.
“Plus que du photojournalisme, c’est une démarche documentaire : la rencontre et l’intervention, le choix des thématiques, le temps passé avec les gens…”
Accès à l’interview des deux auteurs de cette exposition sur France 3 Occitanie.

“En quelques lignes…” N°5 – Avril 2017 : la politique de la ville en région Occitanie.

Ce document fait le point sur la réforme et les caractéristiques des 105 quartiers prioritaires de la région, les communes en rénovation urbaine et le budget consacré à la politique de la ville en 2016 en Occitanie.

Disponible en pdf ou en version animée sur le site de la DRJSCS.

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