Habitat - Logement

Les projets de renouvellement urbain, dans le cadre du NPNRU ou d’une opération de revitalisation d’un centre-ville, ont pour ambition d’enclencher une transformation durable des territoires concernés, et donc de transformer leur image afin de les rendre plus attractifs. Or, malgré les efforts consentis l’image dégradée de certains territoires peine à être modifiée. Mettre l’accent sur les investissements réalisés ne suffit généralement pas. Car pour changer l’image, il faut aussi créer une nouvelle vocation, en travaillant sur les atouts, les flux, le « faire venir », mais aussi la « fierté d’habiter » pour appuyer ce changement.

Le séminaire, organisé par Villes et Territoires le 22 novembre 2019 à Montpellier, a permis de clarifier les enjeux du marketing territorial pour des territoires à l’image défavorable, d’échanger sur les leviers à disposition pour les acteurs d’un territoire pour modifier sa réputation au service de leurs habitants et de la mixité sociale. En jeu, comme l’ont exposé les intervenants, la capacité des acteurs d’un territoire à faire évoluer son « positionnement » et à faire changer les représentations de ce territoire. Exemples concrets à l’appui : la démarche de marketing territorial conduite par Toulouse Métropole pour ses quartiers en renouvellement urbain, et le projet « Vivre les Mureaux » initié par un collectif d’associations et de citoyens.

Ce dossier thématique est issu de ce séminaire : lire le document

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) publie, dans sa série « Data Lab », les chiffres du parc locatif social au 1er janvier 2019. Ils sont issus du répertoire des logements locatifs des bailleurs sociaux (RPLS) qui a pour objectif de dresser l’état global du parc de logements locatifs de ces bailleurs sociaux au 1er janvier d’une année. Le RPLS, alimenté par les informations transmises par les bailleurs sociaux, comporte de nombreuses données territorialisées : taux de vacance, taux d’effort, type d’habitat, loyers, charges locatives…

En Occitanie, au 1er janvier 2019, le parc locatif social compte 298 300 logements, en augmentation de 3,3 % sur un an (+ 1,7 % au niveau national). En 2018, 8 100 logements ont été mis en service. 90,7 % d’entre eux étaient neufs (88% au niveau national). Dans le même temps, 800 logements ont été démolis, et 700 ont été vendus.

En Occitanie, à la même date, 3 % des logements sont vacants (2,9% au niveau national); ce taux était de 3,5 % au 1er janvier 2018 (3% au niveau national). Par ailleurs, 11,4 % de l’ensemble des logements sociaux (hors nouvelles mises en service) ont fait l’objet d’un emménagement (9,3% au niveau national).

Le document du CGDD sur le parc locatif social au 1er janvier 2019

La présentation de l’étude et l’accès aux données des années antérieures sur https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

En 2019, la Fondation Abbé Pierre a choisi de traiter, à travers le chapitre thématique de son Rapport national annuel sur l’état du mal-logement, le sujet des difficultés d’accès au logement et des ruptures de parcours que connaissent les publics sortant d’institutions. Trois publics ont ainsi été identifiés : les sortants de détention, les sortants d’hôpitaux (notamment psychiatriques) et les sortants de la Protection de l’enfance.

Dans l’ex-région Languedoc-Roussillon, une étude réalisée en 20151 dans le cadre du diagnostic territorial partagé à 360° du sans-abrisme au mal-logement formulait le constat « d’un nombre croissant de jeunes majeurs sortant de dispositifs de la protection de l’enfance (MECS, famille d’accueil,…) qui sont en errance institutionnelle, en rupture de contrat jeune majeur avec peu voire aucune explication, sans relais d’information » accueillis dans les structures d’Accueil, d’Hébergement et d’Insertion (AHI) et soulignait la nécessité de « renforcer l’articulation et l’échange d’informations utiles entre les services de la protection de l’enfance des Conseils départementaux et les structures d’accueil, d’hébergement et d’insertion sur les parcours de jeunes majeurs avec une prise en charge institutionnelle. » Forte de ces constats, l’agence régionale Occitanie de la Fondation Abbé Pierre a fait le choix de concentrer les travaux de son éclairage régional, sur ce public.

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La qualité de vie dans les territoires d’Occitanie offre un tableau contrasté. Les métropoles, la périphérie du bassin toulousain et le littoral ont en commun un accès rapide aux différents services en lien avec leur forte urbanisation. Toutefois les enjeux y sont différenciés, au regard des difficultés sociales ou encore des déplacements domicile-travail. L’arrière-pays méditerranéen est confronté à d’importantes fragilités sociales. L’éloignement des services, en particulier de santé, pénalise les territoires les plus ruraux et montagneux. Les conditions de vie sont en revanche plutôt favorables dans et autour des villes moyennes.

Insee Analyses Occitanie N°67 janvier 2019

Barbara Allen et Michel Bonetti, L’Habiter, un impensé de la politique de la ville, l’aube, 2018, 352 p.

Cet ouvrage, nourri par de nombreuses recherches et interventions dans les grands ensembles d’habitat social, révèle la diversité de ces quartiers et des modes d’habiter de leurs occupants. Il montre l’importance que représente l’habitat pour ces personnes, et le rôle décisif qu’il joue dans leur inscription dans la société. Dépassant les vaines oppositions entre urbain et social, conditions de vie et cadre de vie, il met en évidence les interactions entre les situations socio-économiques des habitants, la conception des espaces urbains et leur gestion, ainsi que les politiques publiques qui contribuent à façonner modes d’habiter et situations habitantes. Cette analyse réinterroge les fondements de la politique de la ville et propose une nouvelle conception de l’action.

Les auteurs :
Barbara Allen (psycho-sociologue) et Michel Bonetti (sociologue urbaniste) sont chercheurs consultants au Sens Urbain après avoir été directeurs de recherche dans un laboratoire d’analyse des situations socio urbaines au CSTB. Pendant une trentaine d’années, ils y ont réalisé des travaux de recherche et d’évaluation et conduit de nombreuses missions de conseil auprès des villes et des organismes de logements sociaux.

L’Anah et le Réseau national des Collectivités mobilisées contre le Logement vacant ont présenté, le 21 décembre un guide dédié à la lutte contre les logements vacants. Très concret, il propose un plan d’actions élaboré à partir d’expériences de terrain.

Cet ouvrage, issu du travail partenarial mené avec sept collectivités mobilisées pour trouver des solutions au problème, propose aux décideurs locaux une méthodologie pour leur permettre d’identifier la nature de la vacance, d’évaluer la situation des logements concernés et de déployer des stratégies de « sortie » en fonction des besoins des territoires (disposer de logements abordables et sociaux en zone tendue, rechercher une attractivité résidentielle en centre ancien, dans un cœur de village, imaginer un nouvel usage des logements vacants …).

Ce guide synthétique est organisé en 4 points pratiques :

  1. Logements vacants : de quoi parle-t-on ? Et pourquoi lutter contre le phénomène?
  2. Comment résorber la vacance sur son territoire ?
  3. S’inspirer de cas concrets d’autres collectivités
  4. S’outiller pour mettre en place sa démarche

Lire le guide « Vacance des logements : stratégies et méthodes pour en sortir ».

La reconquête du centre de nombreuses villes moyennes ou petites passe par une stratégie globale destinée à agir tous azimuts : commerce, habitat, foncier, transport… En effet, si la vacance commerciale est le phénomène le plus visible, elle n’est souvent que la conséquence de problèmes plus profonds, dont l’étalement urbain ou la désindustrialisation, sur fond de métropolisation. Retrouvez ici quelques-uns des articles que la rédaction de Localtis a consacré à l’actualité de cette problématique au cours des derniers mois. Avec en première ligne, naturellement, l’actualité du programme Action cœur de ville.

Accéder au dossier Localtis

CGET – Observatoire national de la politique de la ville (ONPV).
En détail, octobre 2018. 16 p.

Parmi les enseignements essentiels de cette étude, il est à noter, qu’en quartiers politique de la ville, trois ménages sur quatre sont locataires du parc social, contre moins de un sur cinq dans le reste des unités urbaines englobantes. Bien que les logements collectifs soient en moyenne plus grands en quartier prioritaire, les logements sont plus souvent surpeuplés, plus vétustes et cumulent plus de défauts graves de confort que ceux des autres quartiers. Par ailleurs, les ménages des quartiers prioritaires consacrent une part plus importante de leur revenu au logement, même si l’on tient compte des aides au logement dont ils sont le plus souvent bénéficiaires. Ainsi, malgré un coût du logement moindre en QPV, les revenus plus faibles des habitants engendrent un taux d’effort supérieur à celui des ménages des autres quartiers.

Synthèse sur le site du CGET

Télécharger et consulter l’étude « En détail » sur Des conditions de logement plus dégradées dans les quartiers prioritaires – ONPV – octobre 2018.

L’Observatoire de la mixité sociale livre un premier rapport compilant divers regards sur les politiques de peuplement.
La mixité sociale « tarte à la crème » des lois Logement depuis 30 ans ? Ce n’est pas tout à fait ce qui transparaît du premier rapport publié par l’Observatoire de la mixité sociale (OMIS) présenté le 11 avril.  Sans complaisance, ce recueil d’articles est autant de regards portés sur la lutte contre toutes les formes de ségrégation urbaine. Parallèlement, le président de l’observatoire Airbnb signe une note pour la Fondation Jean-Jaurès accusant le phénomène de plateforme touristique d’accélérer la gentrification des espaces urbains…

Lire la suite de l’article sur le site de la Caisse des dépôts (Localtis 13/04/2018)

Accès au rapport de l’OMIS

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