Culture

Webinaire régional du 4 mars 2021. Favoriser l’accès des habitants des QPV à l’offre culturelle : quels partenariats entre structures culturelles et acteurs de proximité dans les quartiers ?

Dans le domaine de l’accès à l’offre et aux pratiques culturelles, la feuille de route du 18 juillet 2018 « Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers » fixe trois mesures. Conformément à la première, le ministère de la Culture et l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) entendent promouvoir le développement des partenariats entre les institutions artistiques et culturelles que labellise ou conventionne le ministère de la Culture et les structures de proximité dans les quartiers prioritaires (QPV), notamment les associations, de façon à mieux prendre en compte les attentes des habitants.

Ce webinaire, dont l’organisation a été confiée à Villes et Territoires par la DRJSCS et la DRAC Occitanie, a permis de présenter un premier aperçu d’initiatives partenariales conduites en Occitanie par des institutions culturelles en direction des habitants des QPV. Le choix avait été fait pour cette rencontre de faire un focus sur deux catégories de structures culturelles labellisées : les musées d’art et les centres d’art d’une part, et d’autre part celles intervenant dans le champ de la musique (en l’occurrence des Scènes de Musiques actuelles et un Orchestre Opéra national). Le second temps du webinaire a été consacré à la présentation de deux dispositifs spécifiques relevant des deux autres mesures « culture » de la feuille de route du 18 juillet 2018 : les « Micro-Folies » dans le champ de l’accès aux œuvres de grands musées d’art, et « Démos » dans celui de l’apprentissage de la pratique musicale, exemples locaux à l’appui.
On trouvera dans ce document de restitution un résumé de chaque intervention, centré sur les actions en direction des QPV présentées lors de ce webinaire, et un lien vers la séquence vidéo correspondante, quand les intervenant.e.s ont donné leur accord.

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Menée tout au long de l’année 2018 auprès d’un échantillon de plus de 9 200 personnes en France métropolitaine, l’enquête sur les pratiques culturelles est la sixième édition d’une série commencée au début des années 1970 et destinée à mesurer la participation de la population aux loisirs et à la vie culturelle. Cette sixième édition permet d’observer l’évolution des pratiques culturelles depuis la précédente édition réalisée en 2008 mais aussi depuis la décennie 1970, et offre ainsi un panorama de près d’un demi-siècle des dynamiques des pratiques culturelles de la population âgée de 15 ans et plus. Pour chaque activité, le taux de pénétration est analysé par générations afin de saisir les évolutions de long terme et les effets d’époque, puis étudié selon les caractéristiques sociodémographiques des individus.

En cinquante ans, la culture a pris une place croissante dans le quotidien des Français, en particulier l’écoute de musique et les pratiques audiovisuelles, et en une décennie, les pratiques culturelles numériques se sont considérablement développées. Plus d’un tiers d’entre eux écoutent de la musique en ligne, 44 % jouent à des jeux vidéo et les trois quarts des jeunes. Les pratiques de sortie dans les équipements culturels se sont développées, sous l’effet d’une plus forte fréquentation des plus de 40 ans.

L’analyse par générations montre tout à la fois la singularité des jeunes générations au sein desquelles les pratiques numériques sont devenues majoritaires au détriment des médias historiques, mais aussi celle de la génération des baby-boomers, qui, à tous les âges, ont toujours déclaré un engagement fort dans les activités culturelles, que ce soit en matière de lecture, de visites muséales et patrimoniales et de sorties au cinéma ou au spectacle. Leur avancée en âge pose toutefois la question du renouvellement des publics pour certaines de ces activités.

50 ans de pratiques culturelles en France, Philippe Lombardo et Loup Wolff, Ministère de la Culture, 2020-2


Lutter contre les inégalités dans les pratiques culturelles impose aux intervenants culturels et aux artistes qui interviennent dans les activités périscolaires de se légitimer comme intermédiaires socialement utiles mais aussi comme des professionnels reconnus comme tels par les enseignants.

Les enjeux de l’éducation artistique et culturelle. Entre légitimation des acteurs et sensibilisation aux inégalités sociales – Injep analyses et synthèses – Expérimentations – n°22. 2019/03. 4 p.

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« L’accès à la culture en politique de la ville, quel rôle à jouer pour les conseils citoyens ?« . Co-animée par la DRAC, cette formation s’est déroulée le 7 décembre dans les locaux du Spot à Nîmes. Cette formation a alterné apports de connaissances, mises en situation, temps d’échanges et de débat, et présentation d’actions culturelles menées dans les quartiers

Consulter ici le document de capitalisation de cette formation

C’est l’histoire d’une rencontre. Celle d’un journaliste et d’un photographe qui ont décidé de croiser leurs regards, leur sensibilité propre. Sebastien Deslandes et Hervé Lequeux ont engagé un projet au long cours, afin de  « dépasser les stéréotypes » des banlieues.
« Plus que du photojournalisme, c’est une démarche documentaire : la rencontre et l’intervention, le choix des thématiques, le temps passé avec les gens… »
Accès à l’interview des deux auteurs de cette exposition sur France 3 Occitanie.

Deux films, dont la critique fait l’éloge, soutenus par le CGET et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), à travers le dispositif « Images de la diversité » :

  • Swagger, documentaire d’Olivier Babinet. Onze élèves du collège Claude-Debussy d’Aulnay-sous-Bois (93) décryptent le monde à travers leurs regards singuliers et inattendus, leurs réflexions drôles et percutantes.
    Voir : http://www.swagger-le-film.com/
  • Tour de France, fiction de Rachid Djaïdani, avec Gérard Depardieu et Sadek. Une amitié improbable entre un rappeur parisien et un maçon retraité du Nord…
    Bande annonce sur : https://www.youtube.com/watch?v=9d9sPMSXM_0

En savoir plus sur le Fonds images de la diversité (qui remplace la commission Images de la diversité)

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Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) est un acteur à part entière de l’industrie cinématographique. Les disparités territoriales en matière d’accessibilité aux services, au cœur de ses préoccupations, le conduisent à promouvoir une implantation équilibrée des lieux de diffusion fixes ou mobiles.
Une récente étude, dont il a assuré le cofinancement, permet de mieux poser les enjeux d’aménagement correspondants. Dans le cadre de la politique de la ville, le CGET soutient également une meilleure visibilité de la diversité française dans les productions cinématographiques et audiovisuelles, et promeut la lutte contre les stéréotypes. Images de la diversité, le dispositif créé à cet effet, voici une dizaine d’années, vient d’être rénové.

Réuni le 5 mai 2015 à Marseille, le jury de « FILME-TON QUARTIER !», composé de 11 membres, professionnels de l’audiovisuel et des médias, et présidé par Michel Royer, a sélectionné les dix documentaires courts, lauréats 2015. Sur les 10 lauréats, 2 sont du Languedoc Roussillon :
– Rachid Najid pour Petit Bard
– Alexia Sauvageon pour Pas de quartier !

Les 10 films lauréats feront tous l’objet d’un documentaire de 52 minutes réalisé par Hind Meddeb diffusé sur France 3 dans Docs Interdits le 22 juin autour de 23h00.

Accéder aux films sur le site France 3.fr

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Jérôme Berthaut, sociologue des médias, a présenté les logiques de fonctionnement des journaux nationaux à une quarantaine d’élus locaux et de directeurs de la communication concernés par la politique de la ville désireux de « changer l’image » des quartiers prioritaires. Sauf que la montée en puissance des faits-divers encourage la reprise des préjugés courants sur les habitants des territoires en difficulté, qu’ils soient urbains ou ruraux, estime l’auteur de « La banlieue du 20h ». Entretien.
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(La gazette.fr 30 avril 2015)

banlieue20hJérôme Berthaut, La Banlieue du « 20 heures », Editions Agone, 2013, 432 p.

Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique
Dans les rédactions, la catégorie « banlieue » sert à désigner un ensemble de sujets possibles et qui ont déjà fait leur preuve, dont on estime qu’ils ont fonctionné et fonctionnent généralement auprès du public. C’est pour cela que les catégories de classement ethniques ou stigmatisantes font irruption au sein des rédactions.
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Voir le livre sur le site de l’éditeur

(La lettre d’information de Laurent Mucchielli du 18 octobre  2013)


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