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Benoit Falaize (dir.), Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école : réussir au-delà des préjugés. La Découverte, 2018

Depuis une quinzaine d’années, un discours décliniste sur l’école ne cesse d’occuper la scène publique et médiatique, insistant sur la grande difficulté, voire l’incapacité des enseignants à exercer leur métier dans les quartiers déshérités face à de jeunes élèves essentialisés (communautaristes, antisémites, sexistes, anti-France…).
Pourtant, dans ces territoires que l’on ne sait désigner que par leurs difficultés, leurs handicaps ou leurs dangers, l’école fait son travail, quotidiennement et avec acharnement, de manière presque invisible. C’est ce que souhaite montrer ce livre, en offrant un autre regard sur les réseaux d’éducation prioritaire et, plus largement, sur les enfants de milieux populaires et le travail des enseignants. Ces derniers livrent ici des témoignages précieux pour partager leurs expériences et retranscrire la parole de leurs élèves. Pour montrer que les écoles républicaines peuvent et savent être des lieux d’accueil et de mise en partage de ce qui est commun comme de ce qui divise.
Sans tronquer la réalité ni minimiser les problèmes, ce livre restitue les conditions possibles et réussies de l’enseignement en France aujourd’hui. Il défend ainsi une vision politique de l’école, d’intégration, d’affranchissement et de construction civique. Benoit Falaize est agrégé et docteur en histoire, chercheur spécialiste de l’histoire de l’école, des questions d’éducation à la citoyenneté et de l’enseignement de l’histoire.

Interview de plusieurs auteurs sur  le site du café pédagogique

Le centre de ressources Villes et Territoires Occitanie a organisé une journée régionale

Achats responsables et politique de la ville

14 septembre 2018
9h30 – 16h30 à l’IN’ESS
30 av. Pompidor à Narbonne

Le développement économique et l’emploi, piliers du contrat de ville sont certainement un enjeu primordial pour le développement local.
Comment une politique d’achats responsables éclairée peut-elle contribuer au développement des territoires (emploi/appui aux TPE et PME, aux structures de l’ESS émergentes, etc…) ?

Pour faire suite à la première journée qu’il avait organisée en mai 2016, le centre ressources VILLES ET TERRITOIRES organise une rencontre régionale sur l’usage des clauses sociales dans les marchés publics comme levier de développement local le 14 septembre 2018 à Narbonne.
Cette journée réunira élus des collectivités locales, décideurs, facilitateurs clauses, services achats, chefs d’entreprises et structures/Réseaux de l’Insertion par l’activité Economique, services de l’Etat et tout autre acteur public concernés par la clause sociale.

Les témoins et experts aux tables rondes, présenteront les opportunités offertes par les nouvelles ordonnances des marchés publics pour renforcer leurs politiques en faveur de l’emploi, notamment dans le cadre des contrats de ville.
Il s’agira également de présenter les outils permettant de développer la clause sociale dans les marchés publics.

Programme Journée 14 sept 2018 Narbonne

La Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE) a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Le groupe de travail “RSE et territoires” qui a élaboré l’état de lieux et les propositions a retenu plusieurs axes de travail :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Elle a formulé onze recommandations, adressées au Gouvernement et aux différentes parties prenantes de la RSE portant sur l’importance de recenser les pratiques déjà existantes, de les évaluer et de les valoriser, d’encourager la création de structures d’échanges entre acteurs de la RSE et recommande aux pouvoirs publics d’encourager les expérimentations et pratiques RSE.

La Plateforme  RSE, installée à France Stratégie, réunit depuis 2013 un large éventail de parties prenantes : entreprises, partenaires sociaux, organisations de la société civile, réseaux d’acteurs, chercheurs et institutions publiques.

En savoir plus et accès au téléchargement de l’avis sur le site de France stratégie

Ce document est issu d’un séminaire régional intitulé « Données d’observation territoriale mobilisables dans le cadre du pilotage de la politique de la ville », organisé par Villes et territoires le 8 juin 2018 à Montpellier

A l’articulation entre l’observation locale et les démarches d’évaluation des contrats de ville à mi-parcours, ce séminaire avait pour objectif de présenter :

  • Deux outils élaborés par Villes et Territoires (une notice qui recense, actualise et facilite l’accès aux principales données statistiques, et une démarche complémentaire de production de données qualitatives) ;
  • Les fiches diagnostics des QPV en Occitanie, réalisées dans le cadre d’un partenariat entre la DRJSCS et l’INSEE Occitanie (mise en ligne juillet 2018) ;
  • La démarche nationale pour le suivi des contrats de ville : groupe de travail, la mise à disposition des fiches sur le SIG Ville, exemples d’indicateurs, et le calendrier des mises à jour.

Rappel du programme

En quelques clics, retrouvez l’ensemble des données actuellement disponibles pour alimenter les diagnostics de territoire et le suivi de contexte de votre contrat de ville

Réalisé par Villes et Territoires LR à destination des équipes projet politique de la ville concernées par des démarches locale d’observation des territoires et d’évaluation des contrats de ville, ce document récapitule l’ensemble des données actuellement disponibles pour alimenter les diagnostics de territoire et le suivi de contexte de votre contrat de ville.

POINT DE VIGILANCE – Dans le cadre d’une démarche locale d’évaluation d’un contrat de ville, ces multiples données ne se suffisent pas à elles-mêmes. Elles doivent, au contraire, servir de fondement à une réflexion collective, sur chaque territoire, autour d’un choix d’indicateurs de contexte pertinent au regard des objectifs fixés dans chaque contrat de ville.

Comme le rappelle l’ONPV, l’évaluation des contrats de ville doit articuler trois axes :
– l’analyse de l’évolution du contexte dans lequel s’inscrivent les orientations du contrat de ville ;
– l’analyse des réalisations et des impacts du contrat de ville, au regard de ses objectifs initiaux ;
– l’analyse de l’ingénierie et de la gouvernance du contrat de ville, et de la plus-value en matière de mobilisation des politiques publiques de droit commun.

Le 1er axe questionne donc le contexte socio-économique et son évolution, « en vue, notamment, d’ajuster la stratégie et les objectifs qu’il porte. Il s’agit aussi de mesurer l’évolution des écarts entre les quartiers prioritaires et leurs agglomérations ».

Accéder au guide réalisé par Villes et Territoires LR

Le droit d’obtenir un emploi. Genèse et mise en œuvre. Patrick Valentin / Territoires Zéro chômeur de longue durée. Chronique sociale, 2018. 184 p.

Dans un pays riche et développé, le droit d’obtenir un emploi pourrait être reconnu et mis en œuvre de façon satisfaisante pour tous. L’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » espère démontrer à quelles conditions et avec quelles méthodes un tel droit peut devenir effectif.
« L’insertion par l’activité économique » ainsi que « le Travail adapté » ont montré de manière convaincante que personne n’est inemployable pour peu que les « conditions de l’emploi » soient réunies et respectent les rythmes et les capacités de chacun.
Chacun de nous constate que ce n’est pas le travail qui manque, le travail utile à la population, travail aux caractéristiques diverses et souvent travail accessible sans qualifications extraordinaires.
Le coût de la privation d’emploi, c’est-à-dire, les coûts directs (allocations…) les manques à gagner (cotisations perdues faute d’emploi…) et les coûts induits par la privation d’emploi (santé, pauvreté…) ces coûts assumés aujourd’hui sous forme « passive » par la collectivité pourraient devenir « actifs » en contribuant au financement des emplois supplémentaires dont notre société a un besoin impérieux pour sa propre cohésion et son bien-être.
L’association « Insertion sociale par le travail adapté », le Fonds de dotation « Entreprendre pour la solidarité », le mouvement ATD Quart Monde, le Secours Catholique, Emmaüs France, la Fédération des acteurs de la solidarité, le Pacte civique, COORACE et des citoyens de plus en plus nombreux ont rejoint l’analyse et la proposition de ce projet de société. Le député Laurent Grandguillaume a convaincu le groupe socialiste de l’Assemblée nationale de faire voter en 2016 une loi d’expérimentation.
Cette expérimentation en cours, animée par Patrick Valentin, proposera un cahier des charges complet pour qu’une loi puisse ouvrir un « Droit d’option » à tout territoire en capacité de mener ce « projet de société solidaire ». [Présentation de l’éditeur]

 

 

Les fonds européens structurels et d’investissement constituent les principaux instruments de la politique de cohésion de l’Union européenne. Ils jouent un rôle essentiel pour soutenir le développement de l’Union, améliorer le niveau de vie de ses habitantes et de ses habitants et concrétiser la solidarité entre ses états membres. Le bilan de la programmation 2014-2020 apparaît toutefois mitigé : si la France se situe dans la moyenne européenne en rythme d’exécution, l’efficacité des actions financées demeure en-deçà des résultats attendus. Et les propositions de la Commission européenne pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027 ne semblent pas à la hauteur des défis économiques, sociaux et environnementaux qui se profilent. Saisi par le gouvernement en prévision des négociations à venir, le CESE formule 18 préconisations qui visent à conforter la politique de cohésion dans l’Union et améliorer sa visibilité dans le contexte de crise que traverse l’Union, en renforçant la prise en compte des territoires et des acteurs et actrices les plus fragiles tout en simplifiant les règles de mise en œuvre.

Accès à l’avis et à la note de synthèse sur le site du CESE

Les 19 centres de ressources de la politique de la ville (CRPV)* se sont retrouvés à Paris pour une rencontre annuelle, co-organisée par le CGET qui pilote leur comité d’animation, le 14 juin dernier. Sébastien Jallet, commissaire général délégué à l’égalité des territoires, et Jean-Luc Rigaut, président de l’Association des communes de France (AdCF), ont ouvert cette journée.

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Dans le cadre du Réseau Europe urbain, quatre dossiers thématiques ont été élaborés, qui peuvent servir de ressources pour les acteurs de la politique de la ville et, plus largement, de la cohésion des territoires. Ils sont disponibles ci-dessous en téléchargement :

  • La dimension européenne des contrats de ville (16 p.) Lien
  • La revitalisation des coeurs de ville des petites et moyennes agglomérations (24 p.) Lien
  • Comment améliorer la situation de l’emploi dans les quartiers politique de la ville grâce aux fonds européens ? (19 p.) Lien
  • Une réponse européenne aux enjeux de la ville durable (17 p.) Lien

 

L’édition 2017 est constituée de six fiches thématiques qui visent à identifier les atouts et vulnérabilités des territoires français et à mettre en avant les enjeux importants en matière de
cohésion territoriale :
1 – Les dynamiques de population
2 – Le vieillissement de la population et ses enjeux
3 – Les inégalités de revenus
4 – Le parc de logements
5 – Education et enseignement supérieur, approches territoriales
6 – Dynamiques de l’emploi transfrontalier en France et en Europe

Chaque fiche thématique est introduite par un cadrage international permettant de comparer les régions françaises avec leurs voisines européennes, et de situer la France par rapport aux autres pays.
Les analyses sont déclinées selon des échelles d’observation et des grilles de lecture variées, afin de donner à voir toute la richesse et toutes les nuances des dynamiques territoriales et de guider les acteurs publics dans l’élaboration de diagnostics territoriaux, préalable à la détermination de politiques publiques d’aménagement et de cohésion.

Accès au rapport à la synthèse et aux fiches thématiques sur le site de l’observatoire

 

 

La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) Occitanie vient de publier une note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire à Montpellier et dans sa métropole : retour sur 10 ans d’évolution, 2007-2016…

Un territoire dynamisé par l’économie sociale et solidaire
Montpellier Méditerranée Métropole est relativement atypique en matière de dynamique économique, car celle-ci repose largement sur l’économie publique et l’économie sociale et solidaire (ESS) : ces deux champs économiques occupent une part de l’emploi qui compte parmi les plus importantes au sein des métropoles françaises.
L’ESS y est donc très investie, et ceci de plus en plus fortement depuis 10 ans. Elle est à l’origine de la création de plus de 1 800 emplois sur le territoire, soit une progression de près de 10% sur la période 2007-2016, contre +8,6% dans le reste de l’économie privée.
L’ESS « montpelliéraine » représente 11% des effectifs régionaux de l’ESS, alors qu’elle pèse pour 16% dans les emplois de l’ESS créés durant cette période : c’est dire sa vitalité et son rôle moteur en Occitanie. Cette vitalité s’exprime également à travers un taux de création d’entreprises nettement plus élevé qu’ailleurs (+14% d’établissements en 10 ans).

Quelles formes juridiques des entreprises ?
Si aucune composante juridique de l’ESS ne fait exception en matière de croissance de l’emploi, on observe une progression particulièrement remarquable au sein des mutuelles ainsi que des fondations, qui ne sont pas, structurellement, les plus gros employeurs de l’ESS.
L’emploi associatif, lui, progresse lentement, et l’emploi coopératif un peu plus rapidement, mais surtout sur la deuxième partie de la période grâce à la bonne dynamique des Scop et des Scic (2013-2016).

Quels secteurs d’activité ?
Parmi les trois principaux secteurs d’activité de l’ESS, l’enseignement-formation et les activités financières et d’assurance progressent significativement sur la période.
En revanche, l’action sociale, secteur dit « porteur » pour l’emploi au regard du renforcement des besoins sociaux (dépendance, précarité…), connaît une évolution annuelle moyenne inférieure à +1%, ce qui interpelle, notamment au regard du taux enregistré pour le reste de l’économie privée dans ce secteur (+13,9%).
Il est intéressant de noter de fortes progressions de l’emploi – supérieures au privé hors ESS – dans des secteurs qui sont de « petits » employeurs pour l’ESS (commerce, industrie-construction, information-communication). On retiendra également de la conjoncture de l’ESS sur 10 ans une diminution préoccupante des effectifs salariés dans la culture et dans le soutien aux entreprises.

Quelles perspectives ?
Les évolutions à venir sur les années 2018 et 2019 seront à surveiller de près.
D’un côté, les dirigeants des entreprises de l’ESS, en particulier les dirigeants associatifs, sont très préoccupés par les annonces de suppression d’une grande partie des contrats aidés.
De l’autre, l’annonce d’un acte II de la Loi ESS, qui mettra en place un pacte de consolidation et de croissance (« social business act »), et un accélérateur d’innovation sociale pour accompagner le développement des entreprises de l’ESS, crée des attentes pour trouver des leviers économiques, pour consolider et développer l’emploi.
Télécharger la note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire : retour sur 10 ans d’évolution 2007-2016 :
à l’échelle de Montpellier Méditerranée Métropole ;
à l’échelle de l’Occitanie et de ses 13 départements.

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