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Le Comité national d’Évaluation et d’Orientation des Cités éducatives vient de publier son premier rapport d’évaluation.

Instance de réflexion et d’analyse, indépendante dans son programme de travail, ses avis, ses propositions et recommandations, le Comité National d’Orientation et d’Évaluation des Cités éducatives (CNOE) est constitué de 30 membres issus de 3 collèges représentatifs de différents mondes : usagers, experts, institution.

« Ce rapport inaugural du CNOE est un premier bilan d’étape permettant de donner une visibilité au programme, de promouvoir la démarche des Cités éducatives, de souligner les premiers acquis mais aussi les points de vigilance qui peuvent être identifiés dans cette phase de lancement.
Il faut bien entendu tenir compte, dans le démarrage des premières actions, de l’impact majeur du contexte très particulier lié à la crise sanitaire, que ce soit dans l’accentuation des difficultés de vie des enfants, des jeunes et des familles et leurs répercussions dans le champ éducatif (conditions de logement dans les phases de confinement, alimentation…), mais aussi dans la nécessité pour les acteurs d’adapter leurs modes d’intervention, ou encore à travers le bouleversement des priorités d’action fixées par la puissance publique, comme en témoigne la priorité donnée aux financements de matériel mis à disposition des enfants et des familles pour tenter de réduire la fracture numérique. »
Ce rapport s’organise autour de trois grandes parties :
Le premier chapitre présente les principales caractéristiques et l’originalité de la démarche et du programme des Cités éducatives ;
Le deuxième chapitre analyse les modes de gouvernance et de pilotage mis en place progressivement dans la phase de lancement de ce programme multi partenarial ;
Le troisième chapitre évoque quelques premiers éléments de bilan de cette démarche à l’épreuve de la crise sanitaire

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(Extrait de l’introduction) « C’est dans un contexte difficile que l’Observatoire des inégalités publie ce second Rapport sur la pauvreté en France. La première édition, il y a déjà deux ans, avait connu une grande audience et nous avions dû en faire une seconde impression. Ce nouveau document actualise les données de 2018 et offre de nouveaux éclairages. Malheureusement, un grand nombre de données manquent encore –les revenus sont connus avec deux années de décalage en France, comme dans la plupart des pays– mais, d’ores et déjà, nos éléments permettent de planter le décor, de comprendre la crise sociale actuelle.

Ce rapport sur la pauvreté est rédigé volontairement dans un langage accessible au plus grand nombre, alors que les documents qui existent sur le sujet sont le plus souvent réservés à des spécialistes. Nous visons une large diffusion pour servir de point de départ à une discussion éclairée sur les politiques sociales. Nous cherchons aussi à faire la part des choses dans un débat polarisé entre ceux qui, pour alerter, exagèrent la pauvreté dans notre pays, et ceux qui ne veulent pas voir les difficultés sociales de certains de nos concitoyens. Rappelons que nous optons dans ce rapport pour le seuil de pauvreté de 50% du niveau de vie médian, plus faible que le seuil de 60% qui est le plus souvent utilisé. Il aboutit à un nombre de pauvres presque deux fois moins élevé (cinq millions contre neuf millions), mais permet un focus sur des populations en grande difficulté. »

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En Occitanie, une personne sur quatre déclare que la situation financière de son ménage s’est dégradée lors du premier confinement de la population au printemps 2020 en lien avec le net ralentissement de l’activité économique. Cependant, tous les foyers ne sont pas touchés de la même manière : parmi les plus modestes, 35 % déclarent subir une perte de revenus. Les retraités, moins affectés que les actifs par les répercussions économiques du confinement, ne sont que 6 % dans ce cas. Des disparités marquées existent entre les départements d’Occitanie, liées aux tissus
productifs locaux et aux caractéristiques de la population. La situation financière des ménages se détériore plus souvent dans l’Aude, le Gard, en Haute-Garonne et dans l’Hérault. Dans les départements plus ruraux, où la part des retraités est plus élevée, les pertes de revenus sont moins fréquentes.

Accéder au communiqué de presse d’INSEE Occitanie

Pour en savoir plus :

« Des conséquences financières du premier confinement plus ou moins marquées selon les territoires », Insee Première n° 1850, avril 2021

La crise sanitaire de 2020 éclaire d’un nouveau jour les relations de voisinage. Mais quelles sont leur ampleur et leur nature aujourd’hui ? S’appuyant sur l’enquête Mon quartier, mes voisins réalisée en 2018, Jean-Yves Authier et Joanie Cayouette-Remblière examinent si l’on voisine tous de la même façon. Quelles sont les différences selon le type d’habitat ? selon le niveau d’instruction, le revenu, la catégorie socioprofessionnelle ?

Voisiner, une pratique qui demeure… sélective, Population et Sociétés, n°589, mai 2021

Le repérage des publics dits « invisibles » est un enjeu décisif du plan d’investissement dans les compétences (PIC), qui vise à former et accompagner vers l’emploi un million de jeunes et un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés. En Occitanie, plus de 200 000 jeunes de 16 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni à l’école, ni en formation.

Pour prévenir l’éloignement durable de certains actifs du marché du travail et le risque de précarisation croissante de ces publics, il est nécessaire de développer les démarches permettant d’ « aller vers » les publics non accompagnés pour leur permettre d’accéder à un accompagnement socio-professionnel, à une formation ou à un droit.

Beaucoup reste à faire, pour intensifier l’effort, renouveler les modes d’action et capitaliser sur les expériences les plus probantes en vue de les essaimer sur l’ensemble du territoire.

C’est là le sens de l’appel à projets « repérer et mobiliser les publics invisibles et en priorité les plus jeunes d’entre eux » qui s’inscrit dans une dynamique de travail partenariale et s’adresse à l’ensemble des acteurs de l’insertion professionnelle, de l’accueil ou de l’accompagnement et de la formation des personnes en difficulté.

Il vise prioritairement les jeunes ayant entre 16 et 29 ans révolus dits « invisibles », habitant les quartiers de la politique de la ville et les territoires ruraux les plus en difficulté, et ceux qui sont en situation de handicap.
L’engagement du Pacte régional d’investissement dans les compétences en Occitanie et le lancement du plan #1jeune1solution offrent un contexte favorable pour déployer des actions nouvelles de repérage et de remobilisation des publics.

Date limite : 23 juin 2021

En savoir plus sur le site de la DREETS Occitanie

France Stratégie a publié un document de travail sur les enjeux et pistes d’action pour améliorer la mobilité dans les espaces périphériques et peu denses.

Ce travail a été mené à la demande de France Stratégie, en partenariat avec l’Agence Nationale de Cohésion des territoires et l’appui du Cerema. Il a été réalisé au premier semestre 2019, avant la crise du coronavirus, afin d’analyser la mobilité dans ces territoires de manière systémique, à l’aune des évolutions engendrées par la loi d‘orientation des mobilités, et des enjeux soulevés par le mouvement des Gilets jaunes.

Cette analyse est fondée sur une recherche bibliographique et des entretiens avec de nombreux acteurs, ainsi que sur l’analyse détaillée de la mobilité à l’échelle des intercommunalités.

L’analyse basée sur les principales caractéristiques socio-économiques et les données de mobilité permet d’identifier 8 types de territoires pour lesquels les enjeux sont spécifiques, que ce soit en termes d’accessibilité, d’offres de transport, de gouvernance…

Des pistes d’action ont été dégagées pour renforcer la cohérence stratégique et opérationnelle entre aménagement du territoire et systèmes de mobilité, surtout dans les territoires où les pôles sont dispersés.

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La ministre chargée de la Ville a annoncé le 12 mai 2021 la reconduction de l’opération Quartiers d’été, avec l’appui de l’ANCT. Initié en 2020 au sortir du premier confinement, ce dispositif – qui allie apprentissage, découverte et solidarité – s’adresse aux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville, petits et grands, à travers d’activités éducatives, sportives, culturelles mais aussi un accès facilité aux services publics.

Le gouvernement compte pour cela sur les associations et les collectivités locales, invitées à présenter leurs projets aux préfectures concernées, qui une fois acceptés seront financés par le dispositif.

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Cette publication s’appuie sur une nouvelle définition du rural, construite par l’Insee et validée par le Comité interministériel de la ruralité en fin d’année 2020 pour mieux appréhender la réalité multiforme de ces territoires. En rupture avec l’ancienne approche centrée sur la ville, les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu ou très peu denses.

L’espace rural ainsi redéfini recouvre 90 % de l’Occitanie et héberge deux habitants sur cinq. La région se classe au 8e rang des régions de métropole par la proportion d’habitants résidant dans cet espace. Entre 2008 et 2018, la population « rurale » augmente fortement, mais ce dynamisme démographique reste corrélé à la proximité de l’espace urbain.

À la même date, un article intitulé « Une nouvelle définition du rural pour mieux rendre compte des réalités des territoires et de leurs transformations« , intégré dans la publication La France et ses territoires et diffusé sur insee.fr, présente la nouvelle définition de la ruralité France entière.

Lire Le rural redéfini, un espace étendu qui gagne des habitants, Insee flash Occitanie n°109, avril 2021

Le CIV du 29 janvier 2021 a décidé de renouveler le fonds « Quartiers solidaire ». Nadia Hai, ministre chargée de la Ville, a annoncé le 20 avril son souhait qu’il soit plus particulièrement ciblé sur les jeunes. Ainsi 10 millions d’euros vont être mobilisés « en priorité »  pour financer les projets des associations « de grande proximité »  dans les domaines de « la continuité éducative », « le sport », « la culture », « la santé mentale », « la prévention », « l’insertion professionnelle »  ainsi que « le soutien à la parentalité ». Ces moyens doivent aider ces associations à « poursuivre leurs actions d’accompagnement global et inclusif des plus jeunes des habitants des quartiers (de la petite enfance aux étudiants) ». Une priorité sera accordée aux démarches en faveur des filles et des jeunes femmes, notamment aux actions qui renforcent leur insertion professionnelle et leur accès aux pratiques sportives, culturelles et de loisirs.

« Quartiers Solidaires Jeunes » est territorialisé et délégué aux préfets pour une réponse adaptée aux besoins identifiés de chaque territoire.

Accéder au communiqué de presse

Accéder à la circulaire du 20 avril 2021

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