Rénovation urbaine et cadre de vie

L’ANRU vient d’adopter des évolutions significatives aux « règles du jeu » du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) pour accélérer la transformation des quartiers. Trois jours après l’intervention du Président de la République consacrée à la mobilisation pour les quartiers, Olivier Klein, Président de l’ANRU, a réuni le Conseil d’Administration de l’Agence vendredi 25 mai.
A l’ordre du jour : l’adoption des modalités permettant d’accélérer les mises en chantier sur l’ensemble du territoire.
Fruit d’un travail initié depuis plusieurs mois, notamment au travers d’un groupe de travail rassemblant une vingtaine d’élus autour du Président et du Directeur général de l’ANRU et de plusieurs autres groupes de travail, une quinzaine de mesures a été approuvée à l’unanimité par le Conseil d’Administration. Elles doivent permettre de répondre plus rapidement aux attentes des habitants et des élus. Ces mesures s’organisent autour de deux axes : mieux financer les projets suite au doublement du NPNRU; accompagner les élus dans la construction de leur projet avec pragmatisme.

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Une instruction du ministre de la Cohésion des territoires, diffusée ce 19 avril, vient préciser les premières modalités de mise en œuvre du plan Action Cœur de Ville.
Dans une instruction du 16 avril, le ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, vient préciser les premières modalités de mise en œuvre du plan Action Cœur de Ville, après l’annonce récente des 222 villes retenues dans le programme. Adressée aux préfets de région et de département, cette instruction leur demande de prendre contact avec les maires des communes retenues, mais également avec les maires des communes recensées par les préfets en début d’année et non retenues au terme de la seconde phase de sélection, afin de convenir avec eux de modalités d’accompagnement “dans le cadre des dispositifs de droit commun”.
Les maires sont invités dès maintenant à signifier formellement leur accord par courrier au préfet de leur département, “en parfaite cohérence avec les moyens d’intervention de l’EPCI” dont le soutien au projet de la ville-centre doit être déclaré dans un courrier du président.

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Par eilleurs, les partenaires du plan Action cœur de ville – la Caisse des Dépôts, Action logement, l’Anru et l’Anah – ont rendu public le “Guide du programme”, afin d’encadrer la mobilisation des 5 milliards d’euros prévus sur cinq ans pour accompagner les 222 villes retenues dans ce plan. Ce guide, appelé à évoluer au gré de l’avancement du programme, décrit essentiellement les modalités prévues pour l’ingénierie de projet et les études associées à chaque programme local, tout en indiquant les pistes de financement prévues pour ces travaux d’initialisation.

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Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a annoncé le nom des 222 villes pré-sélectionnées qui pourront bénéficier du plan national “Action cœur de ville”. Pour le Languedoc Roussillon ce sont les villes de Perpignan, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Agde, Sète et Lunel. Celles-ci doivent désormais préparer une convention qui fixera au cas par cas les modalités de soutien des partenaires au projet de revitalisation de centre-ville.
Le plan “Action cœur de ville” doit permettre de mobiliser, en faveur de la revitalisation des cœurs de villes moyennes, plus de cinq milliards d’euros sur les cinq années à venir, avec les apports financiers de la Caisse des Dépôts, d’Action logement et de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). (Localtis 27/03/2018)

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Le projet de rénovation urbaine a été présenté à Paris le 15 février dernier. Il concerne à Nîmes trois quartiers. Le premier est le projet du Mas de Mingue.

Le quartier compte 4600 habitants et 1050 logements sociaux. L’objectif du Nouveau plan de rénovation urbaine est d’ouvrir le quartier, de réaménager ses accès, de revoir ses aménagements paysagers et pluviaux. Un signal fort sera l’arrivée de la ligne 2 du tram’bus, qui permettra un accès rapide et direct vers le centre ville et les quartiers ouest. De même la construction d’une nouvelle école et d’un nouveau collège, l’aménagement de zones d’activités sportives, de places publiques, les Grillons et Jean Paulhan, tout cela va considérablement modifier la physionomie du Mas de Mingue, construit à la hâte dans les années 60, pour accueillir harkis et pieds noirs : nombre d’immeubles n’avaient pas vocation à vivre aussi longtemps !

Lire la suite de l’article sur le site de L’Eko des quartiers

Avancement du renouvellement urbain, relogement des ménages concernés par des démolitions, clauses d’insertion professionnelle, coût de la gestion urbaine, ressenti des habitants sur leur quartier rénové… L’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) s’arrête sur les deux programmes de  renouvellement urbain, qui concernent 594 quartiers PNRU et 480 quartiers NPNRU.

Dans une fiche récente, l’ONPV fait le point sur l’état d’avancement des programmes nationaux de renouvellement urbain.

En savoir plus et accès aux fiches de l’ONPV sur le site du CGET

 

Publié au Journal officiel du 31/01/2018, l’arrêté du 19 janvier 2018 définit une liste de 53 quartiers prioritaires – situées tant dans de grandes villes que des villes moyennes, en métropole qu’en outre-mer – qui font l’objet d’une convention pluriannuelle (article 10-3 de la loi no 2003-710 du 1er août 2003), du fait d’une forte concentration d’habitat ancien dégradé.

On trouve notamment dans cette liste :
– Alès Près Saint Jean-Cévennes-Tamaris-Cauvel-la Royale- Rochebelle-Centre ville
– Béziers Centre Ville
– Agde Centre Ville
– Lunel Centre et Périphérie
– Perpignan quartier centre ancien

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Rapport d’information fait au nom de la délégation aux entreprises et de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation sur la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs. Rémy POINTEREAU et Martial BOURQUIN. juillet 2017. 66 p.

Au Sénat, la Confédération des commerçants de France plaide pour un moratoire des implantations de grandes surfaces en périphérie et pour une nouvelle gouvernance du commerce de centre-ville. Le projet de coopératives de développement économique, tiré de l’expérience québécoise,  permettrait d’associer les collectivités territoriales, les commerçants, les professions libérales, les artisans, les chambres consulaires, les services de l’État… à la gouvernance du commerce de centre-ville aux fins de créer une dynamique commune et pérenne pour sa préservation ou sa revitalisation. Cette coopérative pourrait comporter une plateforme numérique facilitant le développement des commerces indépendants dans le e-commerce.

Sur la base de ce rapport, la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation et la délégation sénatoriale aux entreprises ont recommandé la constitution d’un groupe de travail inter-commissions et inter-délégations afin d’élaborer un programme national de revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs.

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