Prévention de la délinquance

Depuis 2014, le Secrétariat Général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation s’est vu confier la coordination du volet prévention de la radicalisation, confortée par le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme du 9 mai 2016. A ce titre, elle organise des sessions de formation au niveau national à destination des acteurs de terrain des services de l’État, des collectivités locales et des associations afin de les sensibiliser à la connaissance du phénomène et aux outils et réponses mises en œuvre par l’État et ses partenaires. L’ensemble des sessions de formation se déroulent sur Paris.

La prochaine session de formation nationale prévention de la radicalisation organisée par le SG-CIPDR les 25 et 26 mars prochains.

Au programme :

Présentation du dispositif de prévention / Radicalisation et terrorisme. Etat de la menace et enjeux / Les concepts clés de l’Islam / Cadre juridique de la lutte contre la radicalisation / Histoire du Djihad Global / La protection de l’enfance / Prise en charge en matière de prévention de la radicalisation / Eléments clés du processus de radicalisation / La réponse publique à partir de l’étude de cas pratique

INSCRIPTION ET INFORMATION : http://sgcipdr.web-events.net/formation-2526-mars-2019/

 

Les grandes lignes de la nouvelle police de sécurité du quotidien (PSQ) ont été présentées par Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, le 8 février 2018. Ce lancement intervient cinq ans après la suppression de la police de proximité, qui avait déjà pour but de rapprocher les policiers de la population et de renforcer la prévention pour maintenir l’ordre dans les quartiers difficiles. Cette nouvelle police ne correspond pas à une nouvelle unité ou brigade mais à une “méthode de travail” et un “nouvel état d’esprit pour l’ensemble des forces”, comme l’a souligné le ministre, “impliquant élus, maires et population pour faire une révolution”.
Le principal objectif de la PSQ, déterminé à partir d’un questionnaire auquel 70.000 policiers et gendarmes ont répondu, est de renouer avec la population par une présence accrue sur le terrain. “Cela vient de la base, et non d’en haut”, a souligné Gérard Collomb.
Au total, côté police, 60 quartiers français, des quartiers de “reconquête républicaine”, vont en bénéficier à l’issue de plusieurs vagues de mise en œuvre : 15 quartiers à partir de septembre 2018, 15 autres à partir de janvier 2019 (voir encadré ci-dessous) et 30 autres d’ici fin 2020. Des quartiers où délinquance, trafics et incivilités sont nombreux.

15 quartiers en septembre 2018 : Ousse-Saragosse (Pau) ; Le Mirail (Toulouse) ; Bordeaux maritime ; Pierre Lenquette Montravel Tindu (Nouméa) ; Le Bois l’Abbé, Les Mordacs (Champigny-sur-Mane) ; ZSP (Trappes) ; Lochères (Sarcelles) ; Dame Blanche (Garges) ; Lille sud-Fives ; Gros Saule (Aulnay) ; Les Beaudottes (Sevran), Le Neuhof-la Meinau (Strasbourg) ; Les Tarterêts (Corbeil-Essonne) ; Planoise (Besançon) ; Lyon 8eme, La Mosson-La paillade (Montpellier) ; Quartiers Nord, 3e, 14e, 15e (Marseille).
15 quartiers en janvier 2019 : Pissevin-Valdegour (Nîmes) ; Malakoff, Bellevue, Dervaillères (Nantes) ; La Chapelle (Paris) ; Mont-Gaillard Montchovet (Le Havre) ; Les hauts d’Asnières, Le Luth, Jean Fossé (Asnière-Gennevilliers-Colombes) ; Beau Marais, centre-ville (Calais) ; Quartier Intercommunal Blanc Seau, Croix Bas Saint Pierre (Roubaix-Tourcoing) ; Hauts de Creil ; Bellevue Wiesberg (Forbach) ; ZSP de Torcy, Cours des Roches (Torcy) ; Cours du Luzard (Noisiel) ; Bourtzwiller (Mulhouse) ; Les Minguettes (Vénissieux) ; Montchovet-Tarentaize Beaubrun La Cotonne-Montreynaud (Saint-Etienne) ; L’Ariane, Les Moulins (Nice) ; Saint-Charles (Marseille).
20 départements : Ain, Calvados, Charente-Maritime, Finistère, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Isère, Loire-Atlantique, Oise, Puy-de-Dôme, Bas-Rhin, Rhône, Haute-Savoie, Deux-Sèvres, Guyanne, Mayotte.

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