A1 - Politique de la ville

Une instruction du Gouvernement fixe le cadre de déploiement des 1000 nouveaux postes d’adultes-relais et des 760 nouveaux postes FONJEP (Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l’Education Populaire) à l’échelle nationale.

Les dotations sont fixées par région en tenant compte des dotations existantes et des besoins exprimés en dialogue de gestion. Pour l’Occitanie, 70 postes d’adultes relais supplémentaires et 77 postes FONJEP supplémentaires sont prévus en 2019.

L’emploi de ces postes suivra les priorités ministérielles. Concernant les adultes-relais, il s’agit de la médiation enfant-parents, scolaire, en soirée et en week-end et de l’appui aux conseils citoyens.

Instruction du Gouvernement du 8 février 2019 relative au déploiement des dispositifs adultes-relais et FONJEP dans le cadre de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers

 

 

Une circulaire du Premier ministre datée du 22 janvier 2019 définit le cadre de la déclinaison des mesures de la feuille de route de la « mobilisation nationale pour les habitants des quartiers » annoncée lors du conseil des ministres du 18 juillet 2018.
Cette déclinaison se traduira par la rénovation des contrats de ville (prolongés jusqu’en 2022 par la loi de finances pour 2019), qui prendra la forme d’un protocole d’engagements renforcés et réciproques entre l’État et les collectivités, ajouté au contrat. Elle se traduira au niveau local la mobilisation de l’Etat et celle de chacun des partenaires, en s’appuyant sur la logique du pacte de Dijon.
L’objectif affiché dans cette circulaire est que cette « rénovation des contrats de ville » soit « effective avant fin juillet 2019, afin d’y intégrer les priorités gouvernementales ».
Cette circulaire présente aussi les modalités de déploiement du PAQTE (pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises), traduisant l’engagement des entreprises pour les quartiers.

Accéder à la circulaire et à ses annexes :

Circulaire du 22/01/19 relative à la mise en œuvre de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers
Annexe 1 Modalités de rénovation des contrats de ville
Annexe 2 Modalités de déploiement du PAQTE
Annexe 3 Suivi des mesures du plan de mobilisation nationale pour les habitants des quartiers (janvier 2019)
Annexe 4 Pacte de Dijon

 

Le quartier prioritaire du Bas Vernet, à Perpignan (66), et ses 2 854  habitants disposent, depuis décembre dernier,  d’un commerce un peu particulier. Le « petit magasin du Bas Vernet » est une épicerie et boutique solidaire, au sein d’un centre commercial restructuré par Epareca. Mise en place par l’association Acacia solidaire, en partenariat avec la fondation Kiabi, ce projet s’inscrit dans le cadre du contrat de ville et a reçu le soutien de l’ensemble des partenaires : la Ville, le Département, la Région, la préfecture, le service public de l’emploi, la caisse d’allocations familiales…

Lire la suite sur www.cget.gouv.fr

L’ONPV publie aujourd’hui les 4 fiches rédigées par Nathan Remila (du CGET), Julien Pramil (du SSM-SI) ainsi que Nicolas Juste et Yohan Urie (du Cerema) :

  • Mobilité quotidienne : moins intensive pour les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville
  • Enclavement des QPV : plus de coupures physiques en Ile-de-France et Outre-mer
  • Délinquance enregistrée : à l’exception des cambriolages et des vols non violents, davantage d’actes dans les quartiers prioritaires
  • Insécurité et victimation : en quartier prioritaire, un sentiment d’insécurité deux fois plus présent que dans les autres quartiers

Les principaux résultats de ces fiches sont les suivants :

La moitié des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont coupés par une route importante, une voie de chemin de fer ou un cours d’eau. En outre, en considérant les coupures surfaciques (surfaces d’activités, forêts, cimetières, etc.) et topographiques (distance à la mairie, pente environnante, etc.), un quart des QPV apparaît comme fortement ou très fortement soumis à des coupures physiques qui contribuent à leur enclavement.
Ceux situés dans la zone centrale de l’Île-de-France et l’Outre-mer sont particulièrement concernés.

Cet enclavement est susceptible d’avoir un impact sur les mobilités quotidiennes des habitants.
Les résidents des QPV se déplacent moins souvent en voiture. Cependant, cet écart est principalement dû à des différences d’accès à la voiture (possession du permis et d’une voiture) et de caractéristiques des habitants (statut d’emploi, par exemple).
À caractéristiques similaires, les habitants de QPV se déplacent chaque jour le même nombre de fois que ceux hors QPV, mais sur une distance et une durée moins longues.

 A l’exception des cambriolages et des vols non violents, les forces de l’ordre enregistrent davantage de délinquance en QPV que dans les unités urbaines (UU) environnantes. L’écart le plus marqué concerne les trafics de stupéfiants ou leur usage (+224 % et +75 %) ainsi que les violences physiques intrafamiliales (+86 %).
Le sentiment d’insécurité est ainsi deux fois plus présent en QPV que dans les autres quartiers de l’UU englobante (26 % contre 13 %). En QPV, il est particulièrement élevé pour les femmes (32 %) et en nette augmentation entre 2016 et 2018 pour les 50-59 ans (il passe de 24 % à 30 %).

Ces fiches sont disponibles sous http://www.onpv.fr/publications.

Elles feront partie de la 2nde partie du rapport ONPV 2018 qui devrait être publié fin mars 2019.

Vincent Léna est missionné par Jean-Michel Blanquer et Julien Denormandie pour coordonner le programme « cités éducatives » qui sera déployé, à la rentrée scolaire 2019, dans une soixantaine de sites. Conseiller maître à la Cour des comptes, Vincent Léna a été délégué du gouvernement à Grigny et a travaillé au chapitre éducation du « plan Borloo ». Il précise, sur le site du CGET (auquel il est rattaché tout du long de sa mission), les contours et le calendrier de ce programme interministériel.
L’expérimentation des cités éducatives fait partie de la feuille de route de la politique de la ville, actée en conseil des ministres du 18 juillet 2018 (voir notre article ci-dessous). L’objectif affiché est alors d' »améliorer les conditions d’éducation » en concentrant tous les leviers d’action : « accueil petite enfance, santé et action sociale, temps péri et extra scolaire, programmes de réussite éducative ».  Elle est lancée officiellement le 5 novembre, à Nîmes, par les ministres en charge de l’éducation nationale et de la ville (Localtis, 7/12/2018)

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Le 5 novembre dernier, à Nîmes, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, ont annoncé le lancement de cités éducatives. Vincent Léna sera le coordonnateur national de ce programme interministériel et partenarial. Il nous présente ce label d’excellence qui sera déployé dans une soixantaine de sites, en septembre 2019.

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© Etude Cerema "Parc privé et parc social dans les QPV

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville comptent 36% de logements privés, selon une étude du Cerema qui permet d’appréhender la réalité du parc privé dans les QPV. Parce que, évidemment, 36% n’est qu’une moyenne… Le Cerema livre d’autres statistiques et une typologie des quartiers sous cet angle (www.caissedesdepotsdesterritoires.fr, 23/10/2018)

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Accéder à l’étude du Cerema

Dans le cadre du plan « Culture près de chez vous », le ministère de la Culture a décidé de déployer dès 2018 dans toute la France 200 « Micro-Folies », en ciblant tout particulièrement les territoires culturels prioritaires, les bassins de vie les moins bien dotés en équipements culturels.

Inspirée des Folies de Bernard Tschumi, l’architecte du Parc de la Villette, la Micro-Folie vise à proposer plusieurs fonctionnalités complémentaires au service d’un projet culturel global.

En savoir plus sur le site Micro-Folies

À l’heure actuelle, la part de créateurs d’entreprise des quartiers suivis par des réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise est encore faible. Initiative France comme Bpifrance comptent changer la donne, à partir d’accélérateurs créés sur le même modèle que les accélérateurs destinés aux start-up, PME ou ETI.

« Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, nous suivons quantitativement 600 porteurs de projet d’entreprise par an, c’est insuffisant, notre ambition est d’atteindre 1.500 personnes par an. » L’objectif d’Initiative France a été rappelé par Louis Schweitzer, président du réseau, à l’occasion du renouvellement, le 11 septembre 2018, de la convention de partenariat avec Bpifrance » (Localtis, 12/09/2018)

Lire la suite de l’article sur www.caissedesdepotsdesterritoires.fr

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