A1 - Politique de la ville

Entre mai 2018 et avril 2019, l’ANRU et ses partenaires ont validé la moitié des projets du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), concernant 238 quartiers.

En Occitanie, cela concerne Agde (centre ville), Albi (Cantepau), Auch (Grand Garros), Béziers (Devèze), Castres (Laden Petit Train), Foix (Centre ancien), Lourdes (Ophite), Lunel (Centre et périphérie), Narbonne (Narbonne Ouest), Pamiers (Centre ancien – La Gloriette), Perpignan (Centre ancien, Diagonale du Vernet), et quartier Champ de Mars, Sète (Ile de Thau).

Lire le communiqué de presse de l’ANRU

L’Éco des quartiers est la nouvelle publication du Club Dév Éco du Réseau national des centres de ressources politique de la ville (RNCRPV). Ce club « informel », constitué de représentants des centres de ressources, partage depuis 2017 ses réflexions, connaissances, expériences et pratiques autour de la mise en oeuvre du pilier « développement économique » des contrats de ville.

En 2019, les membres du club ont donc souhaité passer une étape supplémentaire dans la mise en réseau et proposer le fruit de leurs analyses. C’est l’objet de cette nouvelle publication numérique bimestrielle dont le premier numéro est volontairement grand angle, d’où son titre générique « Pour un développement économique des quartiers politique de la ville ». Il est constitué de quatre parties thématiques (immobilier, innovation sociale, entrepreneuriat, commerces) et d’une partie cartographique. Chacun des quatre thèmes présentés ici sous un format court de deux pages fera l’objet d’une publication particulière et étayée au cours de l’année, articulée autour d’analyses, de retours de travaux conduits par les centres de ressources et d’expériences ou pépites repérées dans les différentes régions.

L’ÉCO des quartiers n°1 \ mars 2019

L’Observatoire national de la politique de la ville (l’ONPV) a présenté son rapport 2018, le 27 mars dernier. Articulé en deux parties, il aborde la situation de l’emploi et du développement économique, d’un côté, et des thématiques liées, notamment, à la scolarisation et au cadre de vie dans les quartiers prioritaires, de l’autre. Cette édition fera l’objet d’une conférence-débat, le 16 avril prochain, consacrée au volet économique.

Dans sa première partie, le rapport 2018 de l’ONPV présente la situation de l’emploi et du développement économique dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, à travers dix études. Au-delà des effets liés à leurs parcours scolaires et leurs caractéristiques sociales défavorisées, existe-t-il un effet propre lié à la résidence en quartier prioritaire qui expliquerait des trajectoires professionnelles plus instables ?

La seconde partie est constituée de courtes analyses statistiques, sous forme de 48 fiches synthétiques : scolarisation, pauvreté, délinquance, logement, renouvellement urbain, participation des habitants…

Accéder au rapport sur le site de l’ONPV

Un appel à projets dans le cadre du Plan Investissement Compétences (PIC)

Le Haut-commissariat aux compétences et à l’inclusion par l’emploi a souhaité renforcer le repérage des publics et a confié aux Direccte le lancement d’un appel à projets dédié au repérage et à la mobilisation des publics invisibles, notamment des plus jeunes d’entre eux issus des 105 quartiers de la politique de la ville (QPV) d’Occitanie où vivent plus de 300 000 personnes et des zones rurales fragilisées.

L’objectif de cet appel à projets est de soutenir des actions permettant « d’aller vers » et de mobiliser les jeunes dits « invisibles » de 16 à 29 ans issus notamment des territoires ruraux ou des quartiers.

Consulter l’appel à projets ici

Des fiches par département sont à télécharger sur le site internet de la Direccte OCCITANIE
Les réponses à cet appel à projets sont attendues pour le 19 avril 2019 dernier délai pour la 1ère vague de sélection.

Un comité de sélection validera les candidatures retenues le 14 mai 2019. D’autres vagues de candidature et de sélection sont prévues au cours de l’année 2019, selon le calendrier précisé dans l’appel à projets et en fonction de la disponibilité des crédits.

Les réponses sont totalement dématérialisées et se font via la plateforme mes démarches simplifiées.

Une instruction du Gouvernement fixe le cadre de déploiement des 1000 nouveaux postes d’adultes-relais et des 760 nouveaux postes FONJEP (Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l’Education Populaire) à l’échelle nationale.

Les dotations sont fixées par région en tenant compte des dotations existantes et des besoins exprimés en dialogue de gestion. Pour l’Occitanie, 70 postes d’adultes relais supplémentaires et 77 postes FONJEP supplémentaires sont prévus en 2019.

L’emploi de ces postes suivra les priorités ministérielles. Concernant les adultes-relais, il s’agit de la médiation enfant-parents, scolaire, en soirée et en week-end et de l’appui aux conseils citoyens.

Instruction du Gouvernement du 8 février 2019 relative au déploiement des dispositifs adultes-relais et FONJEP dans le cadre de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers

 

 

Une circulaire du Premier ministre datée du 22 janvier 2019 définit le cadre de la déclinaison des mesures de la feuille de route de la “mobilisation nationale pour les habitants des quartiers” annoncée lors du conseil des ministres du 18 juillet 2018.
Cette déclinaison se traduira par la rénovation des contrats de ville (prolongés jusqu’en 2022 par la loi de finances pour 2019), qui prendra la forme d’un protocole d’engagements renforcés et réciproques entre l’État et les collectivités, ajouté au contrat. Elle se traduira au niveau local la mobilisation de l’Etat et celle de chacun des partenaires, en s’appuyant sur la logique du pacte de Dijon.
L’objectif affiché dans cette circulaire est que cette “rénovation des contrats de ville” soit “effective avant fin juillet 2019, afin d’y intégrer les priorités gouvernementales”.
Cette circulaire présente aussi les modalités de déploiement du PAQTE (pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises), traduisant l’engagement des entreprises pour les quartiers.

Accéder à la circulaire et à ses annexes :

Circulaire du 22/01/19 relative à la mise en œuvre de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers
Annexe 1 Modalités de rénovation des contrats de ville
Annexe 2 Modalités de déploiement du PAQTE
Annexe 3 Suivi des mesures du plan de mobilisation nationale pour les habitants des quartiers (janvier 2019)
Annexe 4 Pacte de Dijon

 

Le quartier prioritaire du Bas Vernet, à Perpignan (66), et ses 2 854  habitants disposent, depuis décembre dernier,  d’un commerce un peu particulier. Le « petit magasin du Bas Vernet » est une épicerie et boutique solidaire, au sein d’un centre commercial restructuré par Epareca. Mise en place par l’association Acacia solidaire, en partenariat avec la fondation Kiabi, ce projet s’inscrit dans le cadre du contrat de ville et a reçu le soutien de l’ensemble des partenaires : la Ville, le Département, la Région, la préfecture, le service public de l’emploi, la caisse d’allocations familiales…

Lire la suite sur www.cget.gouv.fr

L’ONPV publie aujourd’hui les 4 fiches rédigées par Nathan Remila (du CGET), Julien Pramil (du SSM-SI) ainsi que Nicolas Juste et Yohan Urie (du Cerema) :

  • Mobilité quotidienne : moins intensive pour les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville
  • Enclavement des QPV : plus de coupures physiques en Ile-de-France et Outre-mer
  • Délinquance enregistrée : à l’exception des cambriolages et des vols non violents, davantage d’actes dans les quartiers prioritaires
  • Insécurité et victimation : en quartier prioritaire, un sentiment d’insécurité deux fois plus présent que dans les autres quartiers

Les principaux résultats de ces fiches sont les suivants :

La moitié des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont coupés par une route importante, une voie de chemin de fer ou un cours d’eau. En outre, en considérant les coupures surfaciques (surfaces d’activités, forêts, cimetières, etc.) et topographiques (distance à la mairie, pente environnante, etc.), un quart des QPV apparaît comme fortement ou très fortement soumis à des coupures physiques qui contribuent à leur enclavement.
Ceux situés dans la zone centrale de l’Île-de-France et l’Outre-mer sont particulièrement concernés.

Cet enclavement est susceptible d’avoir un impact sur les mobilités quotidiennes des habitants.
Les résidents des QPV se déplacent moins souvent en voiture. Cependant, cet écart est principalement dû à des différences d’accès à la voiture (possession du permis et d’une voiture) et de caractéristiques des habitants (statut d’emploi, par exemple).
À caractéristiques similaires, les habitants de QPV se déplacent chaque jour le même nombre de fois que ceux hors QPV, mais sur une distance et une durée moins longues.

 A l’exception des cambriolages et des vols non violents, les forces de l’ordre enregistrent davantage de délinquance en QPV que dans les unités urbaines (UU) environnantes. L’écart le plus marqué concerne les trafics de stupéfiants ou leur usage (+224 % et +75 %) ainsi que les violences physiques intrafamiliales (+86 %).
Le sentiment d’insécurité est ainsi deux fois plus présent en QPV que dans les autres quartiers de l’UU englobante (26 % contre 13 %). En QPV, il est particulièrement élevé pour les femmes (32 %) et en nette augmentation entre 2016 et 2018 pour les 50-59 ans (il passe de 24 % à 30 %).

Ces fiches sont disponibles sous http://www.onpv.fr/publications.

Elles feront partie de la 2nde partie du rapport ONPV 2018 qui devrait être publié fin mars 2019.

Le 21 mars 2018, le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) pour réaliser un rapport sur les  conseils citoyens, une instance de démocratie participative spécifique aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Après 6 mois d’enquête approfondie, 258 acteurs rencontrés, dont 119 conseillers citoyens, 128 heures d’auditions, 23 villes étudiées, 1 journée de débats avec 80 conseillers citoyens et 760 conseils citoyens touchés par un questionnaire de l’Observatoire Nationale de la Politique de la Ville, la CNDP propose un état des lieux des conseils citoyens et préconise 10 actions pour relancer ce dispositif.

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