Emploi

Pour lutter contre le chômage massif qui touche les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), et notamment lutter contre les discriminations à l’embauche dont ils sont l’objet, il a été décidé d’expérimenter le dispositif emplois francs à partir d’avril 2018 jusqu’à la fin de l’année 2019. Par décret n° 2018-230 du 30 mars 2018, la mise en oeuvre de la mesure a été confiée à Pôle emploi, en lien avec la DGEFP et le CGET. L’arrêté du 30 mars 2018 fixe la liste des territoires éligibles au dispositif expérimental « emplois francs » (194 quartiers prioritaires de la politique de la ville). Un comité scientifique a été instauré pour assurer l’évaluation de cette expérimentation en vue d’examiner les conditions de sa généralisation. Ce comité d’évaluation, co-piloté par la Dares et le CGET avec la participation de la DGEFP, de Pôle emploi, et de chercheurs, s’est réuni à 6 reprises entre avril 2018 et juillet 2019.

Les auteurs du rapport constatent que « compte tenu de la durée de l’expérimentation du dispositif et d’un taux de recours faible, il apparaît que les employeurs ne se sont pas encore réellement emparés du dispositif. Celui-ci étant calibré sur trois ans il conviendra d’observer les résultats au fur et à mesure. Les premiers résultats permettent de dégager des pistes pour faciliter sa mise en oeuvre et son appropriation par les parties prenantes. » On notera parmi les pistes évoquées dans ce rapport : la nécessité d’une coopération entre différents acteurs, institutionnels et associatifs, pour assurer la montée en charge du dispositif au niveau local; la poursuite et le renforcement des actions de communication en direction des employeurs, et des publics éligibles; ouvrir l’éligibilité de l’aide aux jeunes suivis en mission locale; faciliter les démarches des employeurs; articuler le dispositif des emplois francs à des dispositifs d’accompagnement, permettant d’agir sur les freins à l’emploi qui touchent particulièrement les populations résidant en QPV.

Accéder au rapport d’évaluation (41 pages + annexes)

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L’Éco des quartiers est la nouvelle publication du Club Dév Éco du Réseau national des centres de ressources politique de la ville (RNCRPV). Ce club « informel », constitué de représentants des centres de ressources, partage depuis 2017 ses réflexions, connaissances, expériences et pratiques autour de la mise en oeuvre du pilier « développement économique » des contrats de ville.

En 2019, les membres du club ont donc souhaité passer une étape supplémentaire dans la mise en réseau et proposer le fruit de leurs analyses. C’est l’objet de cette nouvelle publication numérique bimestrielle dont le premier numéro est volontairement grand angle, d’où son titre générique « Pour un développement économique des quartiers politique de la ville ». Il est constitué de quatre parties thématiques (immobilier, innovation sociale, entrepreneuriat, commerces) et d’une partie cartographique. Chacun des quatre thèmes présentés ici sous un format court de deux pages fera l’objet d’une publication particulière et étayée au cours de l’année, articulée autour d’analyses, de retours de travaux conduits par les centres de ressources et d’expériences ou pépites repérées dans les différentes régions.

L’ÉCO des quartiers n°1 \ mars 2019

La Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE) a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Le groupe de travail « RSE et territoires » qui a élaboré l’état de lieux et les propositions a retenu plusieurs axes de travail :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Elle a formulé onze recommandations, adressées au Gouvernement et aux différentes parties prenantes de la RSE portant sur l’importance de recenser les pratiques déjà existantes, de les évaluer et de les valoriser, d’encourager la création de structures d’échanges entre acteurs de la RSE et recommande aux pouvoirs publics d’encourager les expérimentations et pratiques RSE.

La Plateforme  RSE, installée à France Stratégie, réunit depuis 2013 un large éventail de parties prenantes : entreprises, partenaires sociaux, organisations de la société civile, réseaux d’acteurs, chercheurs et institutions publiques.

En savoir plus et accès au téléchargement de l’avis sur le site de France stratégie

Le droit d’obtenir un emploi. Genèse et mise en œuvre. Patrick Valentin / Territoires Zéro chômeur de longue durée. Chronique sociale, 2018. 184 p.

Dans un pays riche et développé, le droit d’obtenir un emploi pourrait être reconnu et mis en œuvre de façon satisfaisante pour tous. L’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » espère démontrer à quelles conditions et avec quelles méthodes un tel droit peut devenir effectif.
« L’insertion par l’activité économique » ainsi que « le Travail adapté » ont montré de manière convaincante que personne n’est inemployable pour peu que les « conditions de l’emploi » soient réunies et respectent les rythmes et les capacités de chacun.
Chacun de nous constate que ce n’est pas le travail qui manque, le travail utile à la population, travail aux caractéristiques diverses et souvent travail accessible sans qualifications extraordinaires.
Le coût de la privation d’emploi, c’est-à-dire, les coûts directs (allocations…) les manques à gagner (cotisations perdues faute d’emploi…) et les coûts induits par la privation d’emploi (santé, pauvreté…) ces coûts assumés aujourd’hui sous forme « passive » par la collectivité pourraient devenir « actifs » en contribuant au financement des emplois supplémentaires dont notre société a un besoin impérieux pour sa propre cohésion et son bien-être.
L’association « Insertion sociale par le travail adapté », le Fonds de dotation « Entreprendre pour la solidarité », le mouvement ATD Quart Monde, le Secours Catholique, Emmaüs France, la Fédération des acteurs de la solidarité, le Pacte civique, COORACE et des citoyens de plus en plus nombreux ont rejoint l’analyse et la proposition de ce projet de société. Le député Laurent Grandguillaume a convaincu le groupe socialiste de l’Assemblée nationale de faire voter en 2016 une loi d’expérimentation.
Cette expérimentation en cours, animée par Patrick Valentin, proposera un cahier des charges complet pour qu’une loi puisse ouvrir un « Droit d’option » à tout territoire en capacité de mener ce « projet de société solidaire ». [Présentation de l’éditeur]

 

 

Un courrier du préfet de la région Occitanie accompagné d’un Kit d’information et de sensibilisation à destination des acteurs de l’emploi, de l’insertion et de la vie associative, leur rappelle les principes du service civique et demande le renforcement de leur vigilance pour prévenir tout risque de substitution du service civique aux contrats aidés actuellement en diminution dans certains secteurs.

Accéder au kit d’information et de sensibilisation

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