Education

“Depuis 2013, l’enseignement primaire public a fait l’objet de nombreuses réformes visant à renforcer les moyens accordés au primaire et à réduire le poids des déterminismes sociaux sur les résultats scolaires. Comment ces réformes, notamment celles de l’éducation prioritaire, se sont-elles traduites concrètement pour les territoires défavorisés ?” (www.strategie.gouv.fr, 11 avril 2019)

Cette étude s’organise autour de deux questions principales : l’éducation prioritaire cible-t-elle correctement les territoires les plus défavorisés ? Quels moyens pour les territoires défavorisés ? Il ressort des constats faits par les auteurs un certain nombre d’enjeux pour la réforme de l’éducation prioritaire prévue en 2020.

Présentation de cette note d’analyse sur le site internet de France Stratégie

La Note d’Analyse n°76, avril 2019 & l’Annexe de la note d’analyse

L’ONPV publie les 5 nouvelles fiches sur le thème de l’«Education» :

  • Caractéristiques des collèges publics relevant des quartiers prioritaires : des moyens supplémentaires en lien avec les réseaux de l’éducation prioritaire
  • Réussite au diplôme national du brevet dans les collèges relevant des quartiers prioritaires : en progrès mais des écarts persistants avec les autres établissements
  • Orientation au lycée : plus de filières professionnelles après une scolarité dans un collège relevant des quartiers prioritaires
  • Les aspirations d’orientation dans l’enseignement supérieur : plus modestes pour les lycéens résidant dans les quartiers prioritaires
  • Programme de réussite éducative : une montée en charge des parcours personnalisés

Lire les fiches sur le site de l’ONPV

Vincent Léna est missionné par Jean-Michel Blanquer et Julien Denormandie pour coordonner le programme “cités éducatives” qui sera déployé, à la rentrée scolaire 2019, dans une soixantaine de sites. Conseiller maître à la Cour des comptes, Vincent Léna a été délégué du gouvernement à Grigny et a travaillé au chapitre éducation du “plan Borloo”. Il précise, sur le site du CGET (auquel il est rattaché tout du long de sa mission), les contours et le calendrier de ce programme interministériel.
L’expérimentation des cités éducatives fait partie de la feuille de route de la politique de la ville, actée en conseil des ministres du 18 juillet 2018 (voir notre article ci-dessous). L’objectif affiché est alors d'”améliorer les conditions d’éducation” en concentrant tous les leviers d’action : “accueil petite enfance, santé et action sociale, temps péri et extra scolaire, programmes de réussite éducative”.  Elle est lancée officiellement le 5 novembre, à Nîmes, par les ministres en charge de l’éducation nationale et de la ville (Localtis, 7/12/2018)

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Le 5 novembre dernier, à Nîmes, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, ont annoncé le lancement de cités éducatives. Vincent Léna sera le coordonnateur national de ce programme interministériel et partenarial. Il nous présente ce label d’excellence qui sera déployé dans une soixantaine de sites, en septembre 2019.

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Le Conseil national d’évaluation du système scolaire s’est penché sur les inégalités scolaires d’origine territoriale en France.

“Dans des contextes socio-spatiaux et démographiques inégaux, l’Éducation nationale et les collectivités territoriales déploient des ressources (humaines, budgétaires, offres de formation…) qui s’avèrent très variables selon les territoires”, relève le Cnesco, ajoutant que “ces inégalités fortes de ressources éducatives se développent aux côtés de disparités importantes dans l’orientation et la réussite scolaire”.

Panorama des inégalités scolaires d’origine territoriale en France, Cnesco, octobre 2018

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Évitement de la carte scolaire à l’entrée en 6e : le privé attire aussi les élèves des quartiers prioritaires. L’enseignement privé en quartiers prioritaires, une réalité au collège. ONPV / CGET 21/09/2018

Une récente étude de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) met en évidence des pratiques d’évitement scolaire parmi les élèves des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) lors de leur entrée en classe de 6e. Délaissant le public, certains intègrent le privé. (6,2% des élèves de 6e des QPV ont quitté le public pour le privé)

À la fin de l’année scolaire 2015-2016, 6,2% des élèves des QPV ayant accédé pour la première fois (hors redoublement) en classe de 6e ont rejoint un collège privé alors qu’ils fréquentaient une école publique en primaire (voir graphique 1). Ce taux est toutefois inférieur à celui des élèves résidant dans les unités urbaines englobant les QPV (10,2 %). Le privé attire, il est vrai, surtout les classes favorisées, sous-représentées dans les QPV. Pour autant, le passage du primaire au secondaire constitue un moment particulier où certaines familles, en QPV comme hors QPV, ne font plus suffisamment confiance au système public pour la scolarité de leur enfant.

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Benoit Falaize (dir.), Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école : réussir au-delà des préjugés. La Découverte, 2018

Depuis une quinzaine d’années, un discours décliniste sur l’école ne cesse d’occuper la scène publique et médiatique, insistant sur la grande difficulté, voire l’incapacité des enseignants à exercer leur métier dans les quartiers déshérités face à de jeunes élèves essentialisés (communautaristes, antisémites, sexistes, anti-France…).
Pourtant, dans ces territoires que l’on ne sait désigner que par leurs difficultés, leurs handicaps ou leurs dangers, l’école fait son travail, quotidiennement et avec acharnement, de manière presque invisible. C’est ce que souhaite montrer ce livre, en offrant un autre regard sur les réseaux d’éducation prioritaire et, plus largement, sur les enfants de milieux populaires et le travail des enseignants. Ces derniers livrent ici des témoignages précieux pour partager leurs expériences et retranscrire la parole de leurs élèves. Pour montrer que les écoles républicaines peuvent et savent être des lieux d’accueil et de mise en partage de ce qui est commun comme de ce qui divise.
Sans tronquer la réalité ni minimiser les problèmes, ce livre restitue les conditions possibles et réussies de l’enseignement en France aujourd’hui. Il défend ainsi une vision politique de l’école, d’intégration, d’affranchissement et de construction civique. Benoit Falaize est agrégé et docteur en histoire, chercheur spécialiste de l’histoire de l’école, des questions d’éducation à la citoyenneté et de l’enseignement de l’histoire.

Interview de plusieurs auteurs sur  le site du café pédagogique

Territoires perdus ou territoires vivants de la République ? Enseigner dans les quartiers populaires. Émission de Louise Touret  “Être et savoir”, France Culture 30/09/2018

Peut-on encore parler de “territoires perdus de la République” ? Perdus pour l’éducation, pour la France. Ces écoles, collèges, lycées ne seraient-ils pas au contraire des espaces, certes en tension, mais plus vivants encore que tout autre, tant la mission de l’école y est plus cruciale qu’ailleurs ?

Et quelle est cette mission ? Deux enseignants, Iannis Roder, qui avait participé à l’ouvrage Les Territoires perdus de la République (Mille et une nuits, 2004) et Marguerite Graff qui a participé à l’ouvrage collectif Territoires vivants de la République, publié actuellement aux éditions La Découverte, nous racontent comment ils pensent et conjuguent transmission des valeurs et des savoirs dans des banlieues populaires, avec des élèves issus de ce que l’on appelle aujourd’hui la diversité – ou encore ceux que le sociologue Mathieu Ichou, également avec nous cet après-midi, nomme simplement des enfants d’immigrés.

Lire la suite de l’article et écouter l’émission sur le site de France Culture

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Reportage au sein de l’Établissement pour l’insertion dans l’emploi de Toulouse. Les volontaires âgés de 18 à 25 ans sans diplôme apprennent d’abord le « savoir-être » afin de mieux s’insérer dans la vie professionnelle.

Une discipline militaire. Pas question de faire une grasse mat’. Les volontaires se lèvent chaque matin à 6 heures tapantes. Les corvées quotidiennes de ménage dans les chambres et les parties communes de l’internat les attendent. Dans l’Établissement pour l’insertion dans l’emploi (Epide) de Toulouse, filles et garçons portent également le même uniforme : polo rouge, pantalon bleu marine, chaussures beige robustes. Pour gommer les différences. Et ne pas tomber sur les graviers lors du rassemblement matinal, pour la montée du drapeau. Ce qui ne semble pas gêner Dylan Sechao, 19 ans. « Mes valeurs, je les retrouve ici », explique ce sportif, qui veut entrer dans l’infanterie de l’armée de Terre. « J’aime la cohésion de groupe et les règles qu’on m’impose. » Dounia Kadouri s’accommode aussi du règlement. « On le connaissait avant d’entrer à l’Epide. On doit l’accepter. » Elle s’est aussi résignée à porter le pantalon en toile. Une entorse à la mode… « Avec l’uniforme, pas de jalousie entre nous. »

Suite de l’article sur le site de Toulemploi

Une note d’analyse de France stratégie (septembre 2017, n°61) montre que les moyens alloués aux établissements, en particulier parmi les collèges hors éducation prioritaire, sont très hétérogènes, que ces moyens soient mesurés en nombre de personnels par élève, en dépense par élève ou en nombre d’élèves par classe. L’analyse des données disponibles et utilisées par l’administration pour allouer des moyens — comme la localisation dans un territoire rural, l’origine sociale des élèves ou les offres de formation — n’explique qu’une part limitée des écarts observés. En revanche, l’inertie liée à la taille ou à la labellisation des établissements en éducation prioritaire semble déterminer sur plusieurs années les moyens alloués aux collèges.
Au final, une réflexion sur l’affectation des élèves et des personnels et sur les conditions d’ouverture et
de fermeture de classes semble nécessaire, afin de mieux adapter les moyens des collèges aux évolutions
démographiques et sociales rencontrées sur le terrain.

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