Développement économique

Dans la continuité d’une première publication dont l’objectif était de rendre compte des réalités entrepreneuriales dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), Bpifrance Le Lab, en partenariat avec le Think Tank Terra Nova et J.P Morgan, a approfondi ses travaux en s’intéressant plus spécifiquement à la création d’entreprises.

Cette nouvelle étude qui s’appuie sur des sources statistiques plus riches se focalise ainsi sur la phase particulière des cinq premières années de lancement d’un projet, déterminante pour assurer sa pérennité et avoir un impact positif sur la création d’emploi.  

Consulter l’étude

​L’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a lancé le vendredi 24 janvier 2020 un appel à projets relatif à l’agriculture urbaine :​ « Les quartiers fertiles ».  Il ambitionne « d’amplifier le nombre de projets d’agriculture urbaine au sein des quartiers prioritaires en renouvellement urbain, considérant notamment qu’il s’agit d’une opportunité de création d’emplois locaux, ​et donc d’insertion sociale et professionnelle, tout en soutenant des formes variées d’agriculture urbaine, par définition multifacette, et adaptées aux contextes spécifiques propres à chaque territoire. Les initiatives proposées ont vocation à s’inscrire dans une logique productive et marchande ».

« L’objectif de massification et d’accélération de l’agriculture urbaine, par le soutien à un nombre conséquent d’initiatives au titre de cet appel, devra trouver écho dans des projets accompagnant la structuration de filières locales et créateurs de ressources économiques pour les territoires, associant de manière étroite les habitants dans leur conception et leur mise en oeuvre, avec un impact positif démontré sur l’environnement.

Pour ce faire, les projets lauréats bénéficieront d’​un appui technique et opérationnel, individuel et collectif, et d’une aide financière pour le cofinancement d’études et missions d’ingénierie, d’investissements et de dépenses de personnel.

Il s’adresse aux collectivités territoriales menant des projets de renouvellement urbain dans le cadre du NPNRU, ou à des opérateurs qui justifieraient d’un partenariat avec ces collectivités et d’une articulation de la proposition avec le projet urbain. En cohérence avec le NPNRU auquel s’adosse l’appel à projets, les propositions doivent porter sur des quartiers d’intérêt national ou régional du programme. »

La première session donne lieu à un dépôt des dossiers auprès de l’Anru​ au plus tard le lundi 1er juin 2020.

En savoir plus sur le site de l’ANRU

L’Éco des quartiers est la nouvelle publication du Club Dév Éco du Réseau national des centres de ressources politique de la ville (RNCRPV). Ce club « informel », constitué de représentants des centres de ressources, partage depuis 2017 ses réflexions, connaissances, expériences et pratiques autour de la mise en oeuvre du pilier « développement économique » des contrats de ville.

En 2019, les membres du club ont donc souhaité passer une étape supplémentaire dans la mise en réseau et proposer le fruit de leurs analyses. C’est l’objet de cette nouvelle publication numérique bimestrielle dont le premier numéro est volontairement grand angle, d’où son titre générique « Pour un développement économique des quartiers politique de la ville ». Il est constitué de quatre parties thématiques (immobilier, innovation sociale, entrepreneuriat, commerces) et d’une partie cartographique. Chacun des quatre thèmes présentés ici sous un format court de deux pages fera l’objet d’une publication particulière et étayée au cours de l’année, articulée autour d’analyses, de retours de travaux conduits par les centres de ressources et d’expériences ou pépites repérées dans les différentes régions.

L’ÉCO des quartiers n°1 \ mars 2019

Mathieu Cornieti, président d’Impact Partenaires, chargé d’animer le paQte de mobilisation des entreprises en faveur des habitants des quartiers. CGET 10 octobre 2018

Dans le cadre du paQte, vous venez de lancer, le 10 octobre, à Marseille, la « Tournée des achats impactants 2018 », à travers une série de speed meetings. Concrètement, de quoi s’agit-il ?

Nous avons conduit deux opérations, à Marseille. La première, l’étape de la « Tournée des achats impactants 2018 »*, consiste à créer des ponts entre des TPE et PME des territoires fragiles – situées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ou dans les zones de revitalisation rurale –avec les services Achats des grandes entreprises. Ça se déroule sous forme de speed business meeting, en face-à-face. Pendant sept minutes, les entrepreneurs des quartiers de la politique de la ville ont rencontré des acheteurs de grands groupes, auxquels ils n’arrivent pas à accéder d’ordinaire.

Lire la suite de l’article sur le site du CGET

Entrepreneuriat et innovation au cœur d’un territoire : le cas des femmes entrepreneures sociales des quartiers. Amélie Notais et Julie Tixier. Innovations n°57, 2018/3

Cet article pose la question suivante : dans quelle mesure les femmes des quartiers construisent-elles un modèle innovant de l’entrepreneuriat ? Il s’appuie sur l’étude d’une expérimentation sociale visant à former les femmes à l’entrepreneuriat social au cœur de La Courneuve (Seine Saint-Denis, France). Il dresse le portrait de l’entrepreneuriat dans sa diversité « pluriel(le) et métissé(e) » (Germain, 2017). La méthodologie qualitative se fonde principalement sur les récits des entrepreneures. C’est une conception singulière de la notion de l’entrepreneur, de l’entrepreneuriat et de l’implication des parties prenantes que proposent ces femmes. Cette réflexion conduit vers de multiples figures de l’entrepreneuring. Chacune entreprend le territoire pour un mieux vivre-ensemble. Elles engagent toutes un mouvement citoyen et innovent socialement.

Sur Cairn https://www.cairn.info/revue-innovations-2018-3-p-11.htm

À l’heure actuelle, la part de créateurs d’entreprise des quartiers suivis par des réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise est encore faible. Initiative France comme Bpifrance comptent changer la donne, à partir d’accélérateurs créés sur le même modèle que les accélérateurs destinés aux start-up, PME ou ETI.

« Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, nous suivons quantitativement 600 porteurs de projet d’entreprise par an, c’est insuffisant, notre ambition est d’atteindre 1.500 personnes par an. » L’objectif d’Initiative France a été rappelé par Louis Schweitzer, président du réseau, à l’occasion du renouvellement, le 11 septembre 2018, de la convention de partenariat avec Bpifrance » (Localtis, 12/09/2018)

Lire la suite de l’article sur www.caissedesdepotsdesterritoires.fr

La Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE) a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Le groupe de travail « RSE et territoires » qui a élaboré l’état de lieux et les propositions a retenu plusieurs axes de travail :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Elle a formulé onze recommandations, adressées au Gouvernement et aux différentes parties prenantes de la RSE portant sur l’importance de recenser les pratiques déjà existantes, de les évaluer et de les valoriser, d’encourager la création de structures d’échanges entre acteurs de la RSE et recommande aux pouvoirs publics d’encourager les expérimentations et pratiques RSE.

La Plateforme  RSE, installée à France Stratégie, réunit depuis 2013 un large éventail de parties prenantes : entreprises, partenaires sociaux, organisations de la société civile, réseaux d’acteurs, chercheurs et institutions publiques.

En savoir plus et accès au téléchargement de l’avis sur le site de France stratégie

Depuis la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, le développement économique urbain constitue un pilier à part entière des contrats de ville, à côté des piliers cohésion sociale et renouvellement urbain. L’objectif est de replacer les quartiers prioritaires dans le jeu et les stratégies de développement économique des territoires dont ils font partie : villes, agglomérations et bassins d’emplois.

Malgré cette avancée législative, le volet développement économique des contrats de ville peine à se déployer sur le terrain. C’est sur la base de ce constat que Villes & Territoires, avec l’appui technique du cabinet d’étude Argo&Siloe, a initié un travail d’accompagnement à l’ingénierie du pilier développement économique des contrats de ville, à Carcassonne dans l’Aude, Bédarieux dans l’Hérault, et Vauvert dans le Gard. L’objectif était d’identifier les difficultés de mise en oeuvre, puis de proposer des éléments méthodologiques permettant de les surmonter à partir d’études-action.

Les apports de ce travail :

»aider à la définition d’une part, des modalités de rapprochement entre les services politique de la ville et développement économique, et d’autre part, des modalités de collaborations partenariales locales (collectivités locales, services de l’Etat, chambres consulaires, associations, etc.) ;

»démontrer les champs des possibles en matière de développement économique (immobilier, commerce, animation, accompagnement des entreprises….) ;

»outiller les territoires dans la construction et le déploiement d’un plan d’action adapté aux enjeux locaux :
⋄aide à la réalisation du diagnostic et à l’identification des enjeux locaux :
⋄aide à la hiérarchisation des actions,
⋄transferts d’expériences menées sur d’autres territoires,
⋄feuille de route et points de vigilance concernant des pré-requis pour la réussite de certaines actions : diagnostic préalable, étude de faisabilité, mobilisation de partenaires…

Retrouver ici le rapport d’étude

La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) Occitanie vient de publier une note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire à Montpellier et dans sa métropole : retour sur 10 ans d’évolution, 2007-2016…

Un territoire dynamisé par l’économie sociale et solidaire
Montpellier Méditerranée Métropole est relativement atypique en matière de dynamique économique, car celle-ci repose largement sur l’économie publique et l’économie sociale et solidaire (ESS) : ces deux champs économiques occupent une part de l’emploi qui compte parmi les plus importantes au sein des métropoles françaises.
L’ESS y est donc très investie, et ceci de plus en plus fortement depuis 10 ans. Elle est à l’origine de la création de plus de 1 800 emplois sur le territoire, soit une progression de près de 10% sur la période 2007-2016, contre +8,6% dans le reste de l’économie privée.
L’ESS « montpelliéraine » représente 11% des effectifs régionaux de l’ESS, alors qu’elle pèse pour 16% dans les emplois de l’ESS créés durant cette période : c’est dire sa vitalité et son rôle moteur en Occitanie. Cette vitalité s’exprime également à travers un taux de création d’entreprises nettement plus élevé qu’ailleurs (+14% d’établissements en 10 ans).

Quelles formes juridiques des entreprises ?
Si aucune composante juridique de l’ESS ne fait exception en matière de croissance de l’emploi, on observe une progression particulièrement remarquable au sein des mutuelles ainsi que des fondations, qui ne sont pas, structurellement, les plus gros employeurs de l’ESS.
L’emploi associatif, lui, progresse lentement, et l’emploi coopératif un peu plus rapidement, mais surtout sur la deuxième partie de la période grâce à la bonne dynamique des Scop et des Scic (2013-2016).

Quels secteurs d’activité ?
Parmi les trois principaux secteurs d’activité de l’ESS, l’enseignement-formation et les activités financières et d’assurance progressent significativement sur la période.
En revanche, l’action sociale, secteur dit « porteur » pour l’emploi au regard du renforcement des besoins sociaux (dépendance, précarité…), connaît une évolution annuelle moyenne inférieure à +1%, ce qui interpelle, notamment au regard du taux enregistré pour le reste de l’économie privée dans ce secteur (+13,9%).
Il est intéressant de noter de fortes progressions de l’emploi – supérieures au privé hors ESS – dans des secteurs qui sont de « petits » employeurs pour l’ESS (commerce, industrie-construction, information-communication). On retiendra également de la conjoncture de l’ESS sur 10 ans une diminution préoccupante des effectifs salariés dans la culture et dans le soutien aux entreprises.

Quelles perspectives ?
Les évolutions à venir sur les années 2018 et 2019 seront à surveiller de près.
D’un côté, les dirigeants des entreprises de l’ESS, en particulier les dirigeants associatifs, sont très préoccupés par les annonces de suppression d’une grande partie des contrats aidés.
De l’autre, l’annonce d’un acte II de la Loi ESS, qui mettra en place un pacte de consolidation et de croissance (« social business act »), et un accélérateur d’innovation sociale pour accompagner le développement des entreprises de l’ESS, crée des attentes pour trouver des leviers économiques, pour consolider et développer l’emploi.
Télécharger la note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire : retour sur 10 ans d’évolution 2007-2016 :
à l’échelle de Montpellier Méditerranée Métropole ;
à l’échelle de l’Occitanie et de ses 13 départements.

Une instruction du ministre de la Cohésion des territoires, diffusée ce 19 avril, vient préciser les premières modalités de mise en œuvre du plan Action Cœur de Ville.
Dans une instruction du 16 avril, le ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, vient préciser les premières modalités de mise en œuvre du plan Action Cœur de Ville, après l’annonce récente des 222 villes retenues dans le programme. Adressée aux préfets de région et de département, cette instruction leur demande de prendre contact avec les maires des communes retenues, mais également avec les maires des communes recensées par les préfets en début d’année et non retenues au terme de la seconde phase de sélection, afin de convenir avec eux de modalités d’accompagnement “dans le cadre des dispositifs de droit commun”.
Les maires sont invités dès maintenant à signifier formellement leur accord par courrier au préfet de leur département, “en parfaite cohérence avec les moyens d’intervention de l’EPCI” dont le soutien au projet de la ville-centre doit être déclaré dans un courrier du président.

Accès à l’instruction

Par eilleurs, les partenaires du plan Action cœur de ville – la Caisse des Dépôts, Action logement, l’Anru et l’Anah – ont rendu public le « Guide du programme », afin d’encadrer la mobilisation des 5 milliards d’euros prévus sur cinq ans pour accompagner les 222 villes retenues dans ce plan. Ce guide, appelé à évoluer au gré de l’avancement du programme, décrit essentiellement les modalités prévues pour l’ingénierie de projet et les études associées à chaque programme local, tout en indiquant les pistes de financement prévues pour ces travaux d’initialisation.

Accès au guide

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