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Le Comité national d’Évaluation et d’Orientation des Cités éducatives vient de publier son premier rapport d’évaluation.

Instance de réflexion et d’analyse, indépendante dans son programme de travail, ses avis, ses propositions et recommandations, le Comité National d’Orientation et d’Évaluation des Cités éducatives (CNOE) est constitué de 30 membres issus de 3 collèges représentatifs de différents mondes : usagers, experts, institution.

« Ce rapport inaugural du CNOE est un premier bilan d’étape permettant de donner une visibilité au programme, de promouvoir la démarche des Cités éducatives, de souligner les premiers acquis mais aussi les points de vigilance qui peuvent être identifiés dans cette phase de lancement.
Il faut bien entendu tenir compte, dans le démarrage des premières actions, de l’impact majeur du contexte très particulier lié à la crise sanitaire, que ce soit dans l’accentuation des difficultés de vie des enfants, des jeunes et des familles et leurs répercussions dans le champ éducatif (conditions de logement dans les phases de confinement, alimentation…), mais aussi dans la nécessité pour les acteurs d’adapter leurs modes d’intervention, ou encore à travers le bouleversement des priorités d’action fixées par la puissance publique, comme en témoigne la priorité donnée aux financements de matériel mis à disposition des enfants et des familles pour tenter de réduire la fracture numérique. »
Ce rapport s’organise autour de trois grandes parties :
Le premier chapitre présente les principales caractéristiques et l’originalité de la démarche et du programme des Cités éducatives ;
Le deuxième chapitre analyse les modes de gouvernance et de pilotage mis en place progressivement dans la phase de lancement de ce programme multi partenarial ;
Le troisième chapitre évoque quelques premiers éléments de bilan de cette démarche à l’épreuve de la crise sanitaire

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Le repérage des publics dits « invisibles » est un enjeu décisif du plan d’investissement dans les compétences (PIC), qui vise à former et accompagner vers l’emploi un million de jeunes et un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés. En Occitanie, plus de 200 000 jeunes de 16 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni à l’école, ni en formation.

Pour prévenir l’éloignement durable de certains actifs du marché du travail et le risque de précarisation croissante de ces publics, il est nécessaire de développer les démarches permettant d’ « aller vers » les publics non accompagnés pour leur permettre d’accéder à un accompagnement socio-professionnel, à une formation ou à un droit.

Beaucoup reste à faire, pour intensifier l’effort, renouveler les modes d’action et capitaliser sur les expériences les plus probantes en vue de les essaimer sur l’ensemble du territoire.

C’est là le sens de l’appel à projets « repérer et mobiliser les publics invisibles et en priorité les plus jeunes d’entre eux » qui s’inscrit dans une dynamique de travail partenariale et s’adresse à l’ensemble des acteurs de l’insertion professionnelle, de l’accueil ou de l’accompagnement et de la formation des personnes en difficulté.

Il vise prioritairement les jeunes ayant entre 16 et 29 ans révolus dits « invisibles », habitant les quartiers de la politique de la ville et les territoires ruraux les plus en difficulté, et ceux qui sont en situation de handicap.
L’engagement du Pacte régional d’investissement dans les compétences en Occitanie et le lancement du plan #1jeune1solution offrent un contexte favorable pour déployer des actions nouvelles de repérage et de remobilisation des publics.

Date limite : 23 juin 2021

En savoir plus sur le site de la DREETS Occitanie

La ministre chargée de la Ville a annoncé le 12 mai 2021 la reconduction de l’opération Quartiers d’été, avec l’appui de l’ANCT. Initié en 2020 au sortir du premier confinement, ce dispositif – qui allie apprentissage, découverte et solidarité – s’adresse aux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville, petits et grands, à travers d’activités éducatives, sportives, culturelles mais aussi un accès facilité aux services publics.

Le gouvernement compte pour cela sur les associations et les collectivités locales, invitées à présenter leurs projets aux préfectures concernées, qui une fois acceptés seront financés par le dispositif.

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Le CIV du 29 janvier 2021 a décidé de renouveler le fonds « Quartiers solidaire ». Nadia Hai, ministre chargée de la Ville, a annoncé le 20 avril son souhait qu’il soit plus particulièrement ciblé sur les jeunes. Ainsi 10 millions d’euros vont être mobilisés « en priorité »  pour financer les projets des associations « de grande proximité »  dans les domaines de « la continuité éducative », « le sport », « la culture », « la santé mentale », « la prévention », « l’insertion professionnelle »  ainsi que « le soutien à la parentalité ». Ces moyens doivent aider ces associations à « poursuivre leurs actions d’accompagnement global et inclusif des plus jeunes des habitants des quartiers (de la petite enfance aux étudiants) ». Une priorité sera accordée aux démarches en faveur des filles et des jeunes femmes, notamment aux actions qui renforcent leur insertion professionnelle et leur accès aux pratiques sportives, culturelles et de loisirs.

« Quartiers Solidaires Jeunes » est territorialisé et délégué aux préfets pour une réponse adaptée aux besoins identifiés de chaque territoire.

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Accéder à la circulaire du 20 avril 2021

Ce document a été réalisé par le réseau national des centres de ressources politique de la ville (RN-CRPV).

La crise sanitaire a consisté en un nouveau révélateur des inégalités sociales et économiques qui marquent les territoires prioritaires de la politique de la ville. Les nombreuses initiatives locales, portées par des structures identifiées depuis longtemps ou mises en œuvre de manière spontanée par quelques personnes souhaitant s’impliquer, ont témoigné d’une réelle force de réactivité et de solidarité face à l’urgence.

Les actions qui se sont développées pour répondre aux besoins vitaux, à la nécessité de maintenir les liens et à la construction de nouvelles solidarités, amènent à s’interroger sur plusieurs points  :

  • Dans quelle mesure les fonctions développées sur les territoires en politique de la ville (médiation sociale, animation de proximité …), les
    dispositifs voire les méthodes de travail de la politique de la ville ont-ils, ont-elles favorisé la coordination de la réponse locale aux besoins des
    habitant.e.s pendant la crise de la Covid-19 ?
  • Peut-on définir des évolutions à apporter à ces méthodes et ces dispositifs pour généraliser et essaimer les bonnes pratiques, d’une part, et améliorer leur efficacité, d’autre part ?
  • Dans quelle mesure les pratiques originales et les initiatives d’acteur.rice.s informel.le.s repérées à l’occasion de la crise sanitaire peuvent-elles être capitalisées et pérennisées afin de faire face aux besoins jusqu’ici connus et aux périodes de crise ?
  • Des liens inhabituels se sont créés entre les acteur.rice.s institutionnel.le.s et ceux.elles en proximité, formels ou informels : Comment se sont-ils formés ? Quelles sont les clés de leur existence ou les obstacles qui les ont freinés, voire empêchés ?
  • Quelles sont les conditions nécessaires pour les maintenir et les faire fructifier ? Comment articuler, à l’avenir, le soutien aux acteur.rice.s et le soutien aux actions, notamment quand celles-ci émanent de collectifs informels ?

À partir de l’observation des expériences locales, d’échanges nourris et réguliers avec les acteur.rices.s des territoires (services de l’État, élu.e.s et technicien.ne.s des collectivités, associations, collectifs d’habitant.e.s) et de l’analyse des dynamiques territoriales, les Centres de Ressources Politique de la ville ont mis en exergue différents constats, centrés sur les acteur.rice.s en proximité et les modalités de coopération, desquels sont tirés des enseignements.

Ce document constitue la contribution annuelle 2020 du réseau national des centres de ressources politique de la ville (RN-CRPV), réalisée conformément au cadre de référence national des CRPV.

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La carte nationale des 833 périmètres de contrats de relance et de transition écologique (CRTE) vient d’être publiée, avec le détail département par département.

Les CRTE sont les instruments territoriaux du plan de relance visant à faciliter l’accès aux aides de toutes natures, mais ils ont aussi vocation à regrouper l’ensemble des démarches contractuelles existantes (contrats de ruralité, contrats de ville, contrats de transition écologique…) dans un document unique pluriannuel, « dans un souci de simplification et de mise en cohérence de l’action publique sur un même territoire », rappelle le communiqué.

Maintenant que les périmètres sont arrêtés, il reste à définir le contenu des contrats. Le gouvernement s’est fixé le mois de juin comme date limite.

Accéder aux cartes sur le site de l’ANCT

En savoir plus sur les CRTE

En mettant en place une aide spécifique pour l’élaboration des CRTE, l’ANCT est désormais en mesure d’accompagner environ 400 contrats, soit en mobilisant son marché d’ingénierie, soit par subvention directe. Ainsi, l’Agence devrait soutenir entre 3 et 5 CRTE par département.

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La ministre chargée de la Ville Nadia Hai a annoncé le lancement du programme « Quartiers productifs » et son déploiement sur 14 territoires pilotes, dont 3 en Occitanie : Montpellier Méditerranée Métropole, le Grand Narbonne et Toulouse Métropole. C’était l’une des mesures présentées, fin janvier, lors du dernier comité interministériel à la ville.

Portée par le ministère chargé de la Ville et mis en œuvre conjointement par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), la Banque des Territoires de la Caisse des dépôts et Bpifrance, la démarche Quartiers Productifs a une double ambition : accompagner les collectivités dans la définition de stratégies territoriales de développement économique et rendre plus accessible l’offre de dispositifs existants.

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Le conseil d’administration de l’ANRU a validé les principes d’allocation des 2 milliards d’euros supplémentaire accordé au Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), annoncés par le Premier ministre lors du Conseil Interministériel des Villes du 29 janvier dernier.

Concrètement, ils seront utilisés pour :
• terminer la validation des projets restant en préparation au bon niveau d’ambition ;
• permettre pour les projets déjà validés une amplification, en réponse aux clauses de revoyure programmées et aux nouvelles ambitions issues de la crise sanitaire et des nouvelles équipes municipales installées en juin 2020.

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Le Comité interministériel des villes, instance de suivi et de décision de l’action du Gouvernement en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) s’est réuni le 29 janvier dernier. Le Premier ministre y a annoncé un effort budgétaire supplémentaire à destination de ces quartiers, à commencer par la déclinaison du plan de relance à hauteur d’au moins 1 milliard d’euros et 2 milliards de crédits supplémentaires pour la rénovation urbaine – le NPNRU.

A retenir par ailleurs, parmi les mesures annoncées :

  • Mixité sociale : poursuite de l’application de la loi Solidarité et Renouvellement urbains (SRU), limitation des autorisations pour la production de logements sociaux dans les communes qui en comptent déjà plus de 40%, et accélération de la conclusion des conventions intercommunale d’attribution pour les logements existants.
  • Education : déploiement des cités éducatives avec un objectif de 200 en 2022 : 80 existent déjà et 46 seront labellisées en 2021.
  • Formation, insertion et emploi : plan « 1 jeune 1 solution » avec  « plus de 700 millions d’euros » fléchés vers les quartiers prioritaires. Et 60 cités de l’emploi verront le jour en 2021 afin de « mobiliser tous les acteurs, et en particulier les entreprises, de manière concertée pour aller vers les demandeurs d’emploi et leur proposer un accompagnement sur mesure ».
  • Accès aux droits : sur les 900 maisons France services qui devraient être ouvertes d’ici 2022, 400 concerneront des QPV.
  • Petite enfance : pour faciliter la création de places en crèche dans les QPV, le bonus « territoire » sera revalorisé de 500 euros par place pour réduire le reste à charge des communes et intercommunalités.
  • Sport : 36 millions d’euros supplémentaires sont alloués à l’Agence nationale du sport pour « soutenir la mise en place rapide de 1.000 équipements de proximité dans les quartiers prioritaires, accompagner la réalisation d’équipements structurants » tels que des gymnases, ainsi que des projets associatifs.
  • Prévention : création de 300 postes de médiateurs et de 300 postes d’éducateurs spécialisés.
  • Reconduction en 2021 des « vacances apprenantes » et des « quartiers d’été ».

Une circulaire datée du 18 février 2021 est venue préciser les modalités de mise en œuvre de ces mesures.

Retrouvez le détail des mesures sur le site de l’ANCT et dans le dossier de presse.

Le Défenseur des droits a lancé le 22 février 2021 antidiscriminations.fr, son nouveau service de signalement et d’accompagnement des victimes de discriminations.

Le site internet est destiné aux personnes victimes ou témoins de discriminations, quel qu’en soit le motif (origine, handicap, sexe, etc.) et le domaine (emploi, logement, accès à un service, etc.).

Toute personne qui pense être victime de discrimination peut ainsi appeler le 39 28 ou se rendre sur www.antidiscriminations.fr. Des juristes du Défenseur des droits, spécialement formés à la discrimination, effectuent un premier niveau de prise en charge : écoute, réponse aux questions, première qualification juridique de la situation, explication des démarches possibles et orientation. Si la situation relève d’un de ses champs de compétence, le Défenseur des droits pourra intervenir selon ses modes d’action habituels pour rétablir la personne dans ses droits. Si la situation n’est pas du ressort de l’institution, la personne sera orientée directement vers les interlocuteurs institutionnels ou associatifs compétents.

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