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CGET – Observatoire national de la politique de la ville (ONPV).
En détail, octobre 2018. 16 p.

Parmi les enseignements essentiels de cette étude, il est à noter, qu’en quartiers politique de la ville, trois ménages sur quatre sont locataires du parc social, contre moins de un sur cinq dans le reste des unités urbaines englobantes. Bien que les logements collectifs soient en moyenne plus grands en quartier prioritaire, les logements sont plus souvent surpeuplés, plus vétustes et cumulent plus de défauts graves de confort que ceux des autres quartiers. Par ailleurs, les ménages des quartiers prioritaires consacrent une part plus importante de leur revenu au logement, même si l’on tient compte des aides au logement dont ils sont le plus souvent bénéficiaires. Ainsi, malgré un coût du logement moindre en QPV, les revenus plus faibles des habitants engendrent un taux d’effort supérieur à celui des ménages des autres quartiers.

Synthèse sur le site du CGET

Télécharger et consulter l’étude « En détail » sur Des conditions de logement plus dégradées dans les quartiers prioritaires – ONPV – octobre 2018.

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Le Conseil national d’évaluation du système scolaire s’est penché sur les inégalités scolaires d’origine territoriale en France.

“Dans des contextes socio-spatiaux et démographiques inégaux, l’Éducation nationale et les collectivités territoriales déploient des ressources (humaines, budgétaires, offres de formation…) qui s’avèrent très variables selon les territoires”, relève le Cnesco, ajoutant que “ces inégalités fortes de ressources éducatives se développent aux côtés de disparités importantes dans l’orientation et la réussite scolaire”.

Panorama des inégalités scolaires d’origine territoriale en France, Cnesco, octobre 2018

Débat « Les quartiers populaires ont-ils le droit à la banalité, à la complexité ? » Périphéries, France Inter

Les habitants des périphéries sont-ils condamnés à faire des choses extraordinaires pour devenir des gens « normaux » ? Ont-ils le droit à la banalité, à la complexité ? : ce 2e débat, enregistré en public, s’est déroulé à Toulouse (34) dans le cadre du festival « Origines contrôlées » de Tactikollectif, du 3 au 6 octobre dernier. L’écoute est disponible sur Internet dans la rubrique « Le Débat ».

L’occasion aussi de découvrir les autres sujets du site dont la vocation est « d’écouter, raconter et décrypter les réalités sociales et urbaines ».

À écouter sur : https://peripheries.fr/emissions/categorie/le-debat

Évitement de la carte scolaire à l’entrée en 6e : le privé attire aussi les élèves des quartiers prioritaires. L’enseignement privé en quartiers prioritaires, une réalité au collège. ONPV / CGET 21/09/2018

Une récente étude de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) met en évidence des pratiques d’évitement scolaire parmi les élèves des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) lors de leur entrée en classe de 6e. Délaissant le public, certains intègrent le privé. (6,2% des élèves de 6e des QPV ont quitté le public pour le privé)

À la fin de l’année scolaire 2015-2016, 6,2% des élèves des QPV ayant accédé pour la première fois (hors redoublement) en classe de 6e ont rejoint un collège privé alors qu’ils fréquentaient une école publique en primaire (voir graphique 1). Ce taux est toutefois inférieur à celui des élèves résidant dans les unités urbaines englobant les QPV (10,2 %). Le privé attire, il est vrai, surtout les classes favorisées, sous-représentées dans les QPV. Pour autant, le passage du primaire au secondaire constitue un moment particulier où certaines familles, en QPV comme hors QPV, ne font plus suffisamment confiance au système public pour la scolarité de leur enfant.

Lire la suite sur le site du CGET

Entrepreneuriat et innovation au cœur d’un territoire : le cas des femmes entrepreneures sociales des quartiers. Amélie Notais et Julie Tixier. Innovations n°57, 2018/3

Cet article pose la question suivante : dans quelle mesure les femmes des quartiers construisent-elles un modèle innovant de l’entrepreneuriat ? Il s’appuie sur l’étude d’une expérimentation sociale visant à former les femmes à l’entrepreneuriat social au cœur de La Courneuve (Seine Saint-Denis, France). Il dresse le portrait de l’entrepreneuriat dans sa diversité « pluriel(le) et métissé(e) » (Germain, 2017). La méthodologie qualitative se fonde principalement sur les récits des entrepreneures. C’est une conception singulière de la notion de l’entrepreneur, de l’entrepreneuriat et de l’implication des parties prenantes que proposent ces femmes. Cette réflexion conduit vers de multiples figures de l’entrepreneuring. Chacune entreprend le territoire pour un mieux vivre-ensemble. Elles engagent toutes un mouvement citoyen et innovent socialement.

Sur Cairn https://www.cairn.info/revue-innovations-2018-3-p-11.htm

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L’auto-réhabilitation accompagnée (Ara) est une démarche désignant les travaux réalisés dans un logement par celui qui l’occupe avec l’aide d’un professionnel du bâtiment.
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), l’Ara valorise aussi le développement du lien social et l’insertion des habitants. C’est pourquoi le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a soutenu, depuis 2016, une expérimentation de cette démarche dans 5 sites concernés par le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).
Menée par l’association nationale des Compagnons bâtisseurs (ANCB), cette expérimentation a permis, en deux années, à près de 1 000 habitants de rénover leur logement et de participer à des actions collectives en faveur de l’amélioration de l’habitat.
Un véritable système d’entraide à l’échelle de chacun des quartiers s’est mis en place, démontrant toute la plus-value sociale des démarches d’Ara.

Accéder au dossier sur le site du CGET

Le Centre National de Ressources et d’Appui aux CLSM publie l’édition 2018 de l’état des lieux des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM) de France.
Ce document propose une cartographie nationale de ces espaces de concertation. On y découvre le profil des coordonnateurs de CLSM, la territorialisation des CLSM en France, l’organisation et le fonctionnement des CLSM, les priorités et thématiques travaillées par les CLSM ainsi que des exemples d’actions développées. Ce document s’accompagne d’une cinquantaine de « fiches action » détaillant des actions mises en place par les CLSM, à découvrir sur le site internet du Centre national de ressources et d’appui.

Accès aux fiches action

Les principaux enseignements de l’Etat des lieux 2018 des CLSM :
Le conseil local de santé mentale (CLSM) est un espace de concertation, de coordination et de codécision d’un territoire défini par ses acteurs. Présidé par un élu local, co-animé par la psychiatrie publique, intégrant les usagers et les aidants, le CLSM instaure et anime une politique locale en santé mentale. Le CLSM permet une approche locale et participative concernant la prévention et le parcours de soins. Il associe l’ensemble des acteurs sanitaires et sociaux et toute personne intéressée du territoire pour identifier les besoins et priorités de celui-ci et pour mettre en place les actions. Le développement des CLSM s’inscrit pleinement dans le cadre des politiques de santé publique et de la politique de la ville notamment dans la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé qui définit leur rôle dans la mise en place des Projets Territoriaux de Santé Mentale (PTSM).

En savoir plus  et accès à l’état des lieux

Accès à la restitution de la journée organisée par Villes et Territoires sur les Conseils locaux de santé mentale

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Jean Bosvieux, Claude Taffin, Bernard Vorms – Terra Nova.
Note, 23 juillet 2018. 20 p.

On invoque si fréquemment le thème de la « crise du logement » qu’on ne sait parfois plus quel problème on cherche à désigner par cette expression. Cette note de Terra Nova cherche à dissiper de nombreux malentendus et à analyser les vrais enjeux des débats sur la politique du logement.

Politique du logement : mauvais procès, vrais enjeux

Benoit Falaize (dir.), Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école : réussir au-delà des préjugés. La Découverte, 2018

Depuis une quinzaine d’années, un discours décliniste sur l’école ne cesse d’occuper la scène publique et médiatique, insistant sur la grande difficulté, voire l’incapacité des enseignants à exercer leur métier dans les quartiers déshérités face à de jeunes élèves essentialisés (communautaristes, antisémites, sexistes, anti-France…).
Pourtant, dans ces territoires que l’on ne sait désigner que par leurs difficultés, leurs handicaps ou leurs dangers, l’école fait son travail, quotidiennement et avec acharnement, de manière presque invisible. C’est ce que souhaite montrer ce livre, en offrant un autre regard sur les réseaux d’éducation prioritaire et, plus largement, sur les enfants de milieux populaires et le travail des enseignants. Ces derniers livrent ici des témoignages précieux pour partager leurs expériences et retranscrire la parole de leurs élèves. Pour montrer que les écoles républicaines peuvent et savent être des lieux d’accueil et de mise en partage de ce qui est commun comme de ce qui divise.
Sans tronquer la réalité ni minimiser les problèmes, ce livre restitue les conditions possibles et réussies de l’enseignement en France aujourd’hui. Il défend ainsi une vision politique de l’école, d’intégration, d’affranchissement et de construction civique. Benoit Falaize est agrégé et docteur en histoire, chercheur spécialiste de l’histoire de l’école, des questions d’éducation à la citoyenneté et de l’enseignement de l’histoire.

Interview de plusieurs auteurs sur  le site du café pédagogique

Territoires perdus ou territoires vivants de la République ? Enseigner dans les quartiers populaires. Émission de Louise Touret  “Être et savoir”, France Culture 30/09/2018

Peut-on encore parler de “territoires perdus de la République” ? Perdus pour l’éducation, pour la France. Ces écoles, collèges, lycées ne seraient-ils pas au contraire des espaces, certes en tension, mais plus vivants encore que tout autre, tant la mission de l’école y est plus cruciale qu’ailleurs ?

Et quelle est cette mission ? Deux enseignants, Iannis Roder, qui avait participé à l’ouvrage Les Territoires perdus de la République (Mille et une nuits, 2004) et Marguerite Graff qui a participé à l’ouvrage collectif Territoires vivants de la République, publié actuellement aux éditions La Découverte, nous racontent comment ils pensent et conjuguent transmission des valeurs et des savoirs dans des banlieues populaires, avec des élèves issus de ce que l’on appelle aujourd’hui la diversité – ou encore ceux que le sociologue Mathieu Ichou, également avec nous cet après-midi, nomme simplement des enfants d’immigrés.

Lire la suite de l’article et écouter l’émission sur le site de France Culture

La Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE) a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Le groupe de travail “RSE et territoires” qui a élaboré l’état de lieux et les propositions a retenu plusieurs axes de travail :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Elle a formulé onze recommandations, adressées au Gouvernement et aux différentes parties prenantes de la RSE portant sur l’importance de recenser les pratiques déjà existantes, de les évaluer et de les valoriser, d’encourager la création de structures d’échanges entre acteurs de la RSE et recommande aux pouvoirs publics d’encourager les expérimentations et pratiques RSE.

La Plateforme  RSE, installée à France Stratégie, réunit depuis 2013 un large éventail de parties prenantes : entreprises, partenaires sociaux, organisations de la société civile, réseaux d’acteurs, chercheurs et institutions publiques.

En savoir plus et accès au téléchargement de l’avis sur le site de France stratégie

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