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Le Centre National de Ressources et d’Appui aux CLSM publie l’édition 2018 de l’état des lieux des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM) de France.
Ce document propose une cartographie nationale de ces espaces de concertation. On y découvre le profil des coordonnateurs de CLSM, la territorialisation des CLSM en France, l’organisation et le fonctionnement des CLSM, les priorités et thématiques travaillées par les CLSM ainsi que des exemples d’actions développées. Ce document s’accompagne d’une cinquantaine de « fiches action » détaillant des actions mises en place par les CLSM, à découvrir sur le site internet du Centre national de ressources et d’appui.

Accès aux fiches action

Les principaux enseignements de l’Etat des lieux 2018 des CLSM :
Le conseil local de santé mentale (CLSM) est un espace de concertation, de coordination et de codécision d’un territoire défini par ses acteurs. Présidé par un élu local, co-animé par la psychiatrie publique, intégrant les usagers et les aidants, le CLSM instaure et anime une politique locale en santé mentale. Le CLSM permet une approche locale et participative concernant la prévention et le parcours de soins. Il associe l’ensemble des acteurs sanitaires et sociaux et toute personne intéressée du territoire pour identifier les besoins et priorités de celui-ci et pour mettre en place les actions. Le développement des CLSM s’inscrit pleinement dans le cadre des politiques de santé publique et de la politique de la ville notamment dans la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé qui définit leur rôle dans la mise en place des Projets Territoriaux de Santé Mentale (PTSM).

En savoir plus  et accès à l’état des lieux

Accès à la restitution de la journée organisée par Villes et Territoires sur les Conseils locaux de santé mentale

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Jean Bosvieux, Claude Taffin, Bernard Vorms – Terra Nova.
Note, 23 juillet 2018. 20 p.

On invoque si fréquemment le thème de la « crise du logement » qu’on ne sait parfois plus quel problème on cherche à désigner par cette expression. Cette note de Terra Nova cherche à dissiper de nombreux malentendus et à analyser les vrais enjeux des débats sur la politique du logement.

Politique du logement : mauvais procès, vrais enjeux

Benoit Falaize (dir.), Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école : réussir au-delà des préjugés. La Découverte, 2018

Depuis une quinzaine d’années, un discours décliniste sur l’école ne cesse d’occuper la scène publique et médiatique, insistant sur la grande difficulté, voire l’incapacité des enseignants à exercer leur métier dans les quartiers déshérités face à de jeunes élèves essentialisés (communautaristes, antisémites, sexistes, anti-France…).
Pourtant, dans ces territoires que l’on ne sait désigner que par leurs difficultés, leurs handicaps ou leurs dangers, l’école fait son travail, quotidiennement et avec acharnement, de manière presque invisible. C’est ce que souhaite montrer ce livre, en offrant un autre regard sur les réseaux d’éducation prioritaire et, plus largement, sur les enfants de milieux populaires et le travail des enseignants. Ces derniers livrent ici des témoignages précieux pour partager leurs expériences et retranscrire la parole de leurs élèves. Pour montrer que les écoles républicaines peuvent et savent être des lieux d’accueil et de mise en partage de ce qui est commun comme de ce qui divise.
Sans tronquer la réalité ni minimiser les problèmes, ce livre restitue les conditions possibles et réussies de l’enseignement en France aujourd’hui. Il défend ainsi une vision politique de l’école, d’intégration, d’affranchissement et de construction civique. Benoit Falaize est agrégé et docteur en histoire, chercheur spécialiste de l’histoire de l’école, des questions d’éducation à la citoyenneté et de l’enseignement de l’histoire.

Interview de plusieurs auteurs sur  le site du café pédagogique

La Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE) a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Le groupe de travail “RSE et territoires” qui a élaboré l’état de lieux et les propositions a retenu plusieurs axes de travail :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Elle a formulé onze recommandations, adressées au Gouvernement et aux différentes parties prenantes de la RSE portant sur l’importance de recenser les pratiques déjà existantes, de les évaluer et de les valoriser, d’encourager la création de structures d’échanges entre acteurs de la RSE et recommande aux pouvoirs publics d’encourager les expérimentations et pratiques RSE.

La Plateforme  RSE, installée à France Stratégie, réunit depuis 2013 un large éventail de parties prenantes : entreprises, partenaires sociaux, organisations de la société civile, réseaux d’acteurs, chercheurs et institutions publiques.

En savoir plus et accès au téléchargement de l’avis sur le site de France stratégie

Le CGET a publié, à l’occasion de la Conférence nationale des territoires du 12 juillet 2018, la première version du “rapport sur la cohésion des territoires”. « Ce rapport doit ouvrir la voie à une nouvelle feuille de route stratégique”, “un changement d’approche”, a déclaré Serge Morvan, commissaire général à l’égalité des territoires.

La première partie établit un état des lieux de la France partagé avec les associations d’élus. Dix années de crises, marquées par des évolutions de long terme (désindustrialisation, vieillissement de la population, polarisations démographiques et métropolisation), mais aussi par les transitions numériques et écologiques, ont donné lieu à un renouvellement accéléré des dynamiques territoriales. Loin de l’opposition binaire entre métropoles dynamiques captant les richesses et les opportunités et territoires périphériques sacrifiés sur l’autel de la mondialisation et délaissés par les pouvoirs publics, ce diagnostic décrit une diversité de situations et d’opportunités.

En savoir plus sur le site du CGET

Ce rapport présente, dans un second temps, les éléments susceptibles d’alimenter une nouvelle « feuille de route stratégique », en passant en revue les « 6 facteurs de cohésion à activer prioritairement » qui ont été identifiés (p. 32 à 38).

– la solidarité entre les territoires par différents leviers – soutien aux investissements, dotations, transferts financiers, etc. – afin de répondre aux besoins des territoires les plus fragiles, des populations les plus en difficulté (1).

– l’amélioration de la qualité de vie en organisant l’équipement du pays en grandes infrastructures (transports, télécommunications, énergies, eau), en favorisant la mixité sociale et en incitant au renouvellement urbain (2).

Ces deux premiers s’inscrivent dans la continuité des politiques d’aménagement du territoire mais « il convient d’en moderniser les conditions d’exercice pour en garantir l’efficacité ». Surtout « au-delà de cet héritage, l’ambition de la cohésion des territoires doit intégrer de nouveaux impératifs » :

– la construction d’un régime de coopération entre les territoires, favorisant l’interdépendance et la complémentarité (3);

– le soutien au capital social des territoires, c’est-à-dire des réseaux d’acteurs locaux et de leur capacité à collaborer afin de répondre à des besoins collectifs (4) ;

– l’amplification de l’empowerment des territoires, c’est-à-dire la possibilité donnée à chacun de se développer en adaptant les moyens, en particulier d’ingénierie, en fonction de leurs besoins spécifiques (5).

– Le dernier impératif concerne la transition écologique des territoires (6). Certains territoires sont particulièrement fragilisés et vulnérables, tandis que d’autres disposent de ressources sous-exploitées. »

Le rapport détaille ensuite en quoi consiste ces différents facteurs.

Consulter le document

 

Le quartier des Musiciens fait partie des 5 quartiers de la commune des Mureaux classés prioritaires de la politique de la ville © Radio France / Claire Chaudière

Il y a 40 ans, en 1978, démarraient en France les premières actions spécifiques en direction de l’habitat dans les quartiers de grands ensembles construits dans les années 60. France Inter vous invite toute cette semaine à la rencontre de trois générations d’habitants de quartiers populaires.

A écouter (ou réécouter) sur : https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction

Le droit d’obtenir un emploi. Genèse et mise en œuvre. Patrick Valentin / Territoires Zéro chômeur de longue durée. Chronique sociale, 2018. 184 p.

Dans un pays riche et développé, le droit d’obtenir un emploi pourrait être reconnu et mis en œuvre de façon satisfaisante pour tous. L’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » espère démontrer à quelles conditions et avec quelles méthodes un tel droit peut devenir effectif.
« L’insertion par l’activité économique » ainsi que « le Travail adapté » ont montré de manière convaincante que personne n’est inemployable pour peu que les « conditions de l’emploi » soient réunies et respectent les rythmes et les capacités de chacun.
Chacun de nous constate que ce n’est pas le travail qui manque, le travail utile à la population, travail aux caractéristiques diverses et souvent travail accessible sans qualifications extraordinaires.
Le coût de la privation d’emploi, c’est-à-dire, les coûts directs (allocations…) les manques à gagner (cotisations perdues faute d’emploi…) et les coûts induits par la privation d’emploi (santé, pauvreté…) ces coûts assumés aujourd’hui sous forme « passive » par la collectivité pourraient devenir « actifs » en contribuant au financement des emplois supplémentaires dont notre société a un besoin impérieux pour sa propre cohésion et son bien-être.
L’association « Insertion sociale par le travail adapté », le Fonds de dotation « Entreprendre pour la solidarité », le mouvement ATD Quart Monde, le Secours Catholique, Emmaüs France, la Fédération des acteurs de la solidarité, le Pacte civique, COORACE et des citoyens de plus en plus nombreux ont rejoint l’analyse et la proposition de ce projet de société. Le député Laurent Grandguillaume a convaincu le groupe socialiste de l’Assemblée nationale de faire voter en 2016 une loi d’expérimentation.
Cette expérimentation en cours, animée par Patrick Valentin, proposera un cahier des charges complet pour qu’une loi puisse ouvrir un « Droit d’option » à tout territoire en capacité de mener ce « projet de société solidaire ». [Présentation de l’éditeur]

 

 

L’édition 2017 est constituée de six fiches thématiques qui visent à identifier les atouts et vulnérabilités des territoires français et à mettre en avant les enjeux importants en matière de
cohésion territoriale :
1 – Les dynamiques de population
2 – Le vieillissement de la population et ses enjeux
3 – Les inégalités de revenus
4 – Le parc de logements
5 – Education et enseignement supérieur, approches territoriales
6 – Dynamiques de l’emploi transfrontalier en France et en Europe

Chaque fiche thématique est introduite par un cadrage international permettant de comparer les régions françaises avec leurs voisines européennes, et de situer la France par rapport aux autres pays.
Les analyses sont déclinées selon des échelles d’observation et des grilles de lecture variées, afin de donner à voir toute la richesse et toutes les nuances des dynamiques territoriales et de guider les acteurs publics dans l’élaboration de diagnostics territoriaux, préalable à la détermination de politiques publiques d’aménagement et de cohésion.

Accès au rapport à la synthèse et aux fiches thématiques sur le site de l’observatoire

 

 

La Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) Occitanie vient de publier une note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire à Montpellier et dans sa métropole : retour sur 10 ans d’évolution, 2007-2016…

Un territoire dynamisé par l’économie sociale et solidaire
Montpellier Méditerranée Métropole est relativement atypique en matière de dynamique économique, car celle-ci repose largement sur l’économie publique et l’économie sociale et solidaire (ESS) : ces deux champs économiques occupent une part de l’emploi qui compte parmi les plus importantes au sein des métropoles françaises.
L’ESS y est donc très investie, et ceci de plus en plus fortement depuis 10 ans. Elle est à l’origine de la création de plus de 1 800 emplois sur le territoire, soit une progression de près de 10% sur la période 2007-2016, contre +8,6% dans le reste de l’économie privée.
L’ESS « montpelliéraine » représente 11% des effectifs régionaux de l’ESS, alors qu’elle pèse pour 16% dans les emplois de l’ESS créés durant cette période : c’est dire sa vitalité et son rôle moteur en Occitanie. Cette vitalité s’exprime également à travers un taux de création d’entreprises nettement plus élevé qu’ailleurs (+14% d’établissements en 10 ans).

Quelles formes juridiques des entreprises ?
Si aucune composante juridique de l’ESS ne fait exception en matière de croissance de l’emploi, on observe une progression particulièrement remarquable au sein des mutuelles ainsi que des fondations, qui ne sont pas, structurellement, les plus gros employeurs de l’ESS.
L’emploi associatif, lui, progresse lentement, et l’emploi coopératif un peu plus rapidement, mais surtout sur la deuxième partie de la période grâce à la bonne dynamique des Scop et des Scic (2013-2016).

Quels secteurs d’activité ?
Parmi les trois principaux secteurs d’activité de l’ESS, l’enseignement-formation et les activités financières et d’assurance progressent significativement sur la période.
En revanche, l’action sociale, secteur dit « porteur » pour l’emploi au regard du renforcement des besoins sociaux (dépendance, précarité…), connaît une évolution annuelle moyenne inférieure à +1%, ce qui interpelle, notamment au regard du taux enregistré pour le reste de l’économie privée dans ce secteur (+13,9%).
Il est intéressant de noter de fortes progressions de l’emploi – supérieures au privé hors ESS – dans des secteurs qui sont de « petits » employeurs pour l’ESS (commerce, industrie-construction, information-communication). On retiendra également de la conjoncture de l’ESS sur 10 ans une diminution préoccupante des effectifs salariés dans la culture et dans le soutien aux entreprises.

Quelles perspectives ?
Les évolutions à venir sur les années 2018 et 2019 seront à surveiller de près.
D’un côté, les dirigeants des entreprises de l’ESS, en particulier les dirigeants associatifs, sont très préoccupés par les annonces de suppression d’une grande partie des contrats aidés.
De l’autre, l’annonce d’un acte II de la Loi ESS, qui mettra en place un pacte de consolidation et de croissance (« social business act »), et un accélérateur d’innovation sociale pour accompagner le développement des entreprises de l’ESS, crée des attentes pour trouver des leviers économiques, pour consolider et développer l’emploi.
Télécharger la note de conjoncture sur l’économie sociale et solidaire : retour sur 10 ans d’évolution 2007-2016 :
à l’échelle de Montpellier Méditerranée Métropole ;
à l’échelle de l’Occitanie et de ses 13 départements.

Les quartiers populaires ont-ils la solution à leurs problèmes ? Du grain à moudre 23/05/2018. France Culture. 39 mn

Emmanuel Macron souhaite changer de méthode de politique de la ville. Plutôt qu’un grand plan imposé par le haut, il a annoncé vouloir laisser émerger les propositions des acteurs de terrain et des habitants. Alors, rupture efficace ou manque d’ambition ? De quoi ont réellement besoin les quartiers ?

L’émission “Du grain à moudre”  du 23 mai 2018,  traite ces questions avec Catherine Arenou, Maire de Chanteloup les Vignes, Marion Carrel, sociologue spécialiste de la politique de la ville et de la démocratie participative, Pierre-Alain Raphan, Député LREM de l’Essonne.

A écouter en replay ou podcaster sur le site de France Culture

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