A la Page

0 28

Barbara Allen et Michel Bonetti, L’Habiter, un impensé de la politique de la ville, l’aube, 2018, 352 p.

Cet ouvrage, nourri par de nombreuses recherches et interventions dans les grands ensembles d’habitat social, révèle la diversité de ces quartiers et des modes d’habiter de leurs occupants. Il montre l’importance que représente l’habitat pour ces personnes, et le rôle décisif qu’il joue dans leur inscription dans la société. Dépassant les vaines oppositions entre urbain et social, conditions de vie et cadre de vie, il met en évidence les interactions entre les situations socio-économiques des habitants, la conception des espaces urbains et leur gestion, ainsi que les politiques publiques qui contribuent à façonner modes d’habiter et situations habitantes. Cette analyse réinterroge les fondements de la politique de la ville et propose une nouvelle conception de l’action.

Les auteurs :
Barbara Allen (psycho-sociologue) et Michel Bonetti (sociologue urbaniste) sont chercheurs consultants au Sens Urbain après avoir été directeurs de recherche dans un laboratoire d’analyse des situations socio urbaines au CSTB. Pendant une trentaine d’années, ils y ont réalisé des travaux de recherche et d’évaluation et conduit de nombreuses missions de conseil auprès des villes et des organismes de logements sociaux.

L’Anah et le Réseau national des Collectivités mobilisées contre le Logement vacant ont présenté, le 21 décembre un guide dédié à la lutte contre les logements vacants. Très concret, il propose un plan d’actions élaboré à partir d’expériences de terrain.

Cet ouvrage, issu du travail partenarial mené avec sept collectivités mobilisées pour trouver des solutions au problème, propose aux décideurs locaux une méthodologie pour leur permettre d’identifier la nature de la vacance, d’évaluer la situation des logements concernés et de déployer des stratégies de « sortie » en fonction des besoins des territoires (disposer de logements abordables et sociaux en zone tendue, rechercher une attractivité résidentielle en centre ancien, dans un cœur de village, imaginer un nouvel usage des logements vacants …).

Ce guide synthétique est organisé en 4 points pratiques :

  1. Logements vacants : de quoi parle-t-on ? Et pourquoi lutter contre le phénomène?
  2. Comment résorber la vacance sur son territoire ?
  3. S’inspirer de cas concrets d’autres collectivités
  4. S’outiller pour mettre en place sa démarche

Lire le guide “Vacance des logements : stratégies et méthodes pour en sortir”.

Le Cerema livre, sous forme d’une note accompagnée d’une carte mentale, une première synthèse des enjeux et des opportunités d’intervention à mobiliser pour inverser la tendance et redonner du souffle aux cœurs des villes, poumons historiques des bassins de vie des villes moyennes et garants du maillage et de la cohésion des territoires.

Lire la suite sur le site du CEREMA

Télécharger cerema note problematique “coeur de ville”

0 56

La reconquête du centre de nombreuses villes moyennes ou petites passe par une stratégie globale destinée à agir tous azimuts : commerce, habitat, foncier, transport… En effet, si la vacance commerciale est le phénomène le plus visible, elle n’est souvent que la conséquence de problèmes plus profonds, dont l’étalement urbain ou la désindustrialisation, sur fond de métropolisation. Retrouvez ici quelques-uns des articles que la rédaction de Localtis a consacré à l’actualité de cette problématique au cours des derniers mois. Avec en première ligne, naturellement, l’actualité du programme Action cœur de ville.

Accéder au dossier Localtis

CGET – Observatoire national de la politique de la ville (ONPV).
En détail, octobre 2018. 16 p.

Parmi les enseignements essentiels de cette étude, il est à noter, qu’en quartiers politique de la ville, trois ménages sur quatre sont locataires du parc social, contre moins de un sur cinq dans le reste des unités urbaines englobantes. Bien que les logements collectifs soient en moyenne plus grands en quartier prioritaire, les logements sont plus souvent surpeuplés, plus vétustes et cumulent plus de défauts graves de confort que ceux des autres quartiers. Par ailleurs, les ménages des quartiers prioritaires consacrent une part plus importante de leur revenu au logement, même si l’on tient compte des aides au logement dont ils sont le plus souvent bénéficiaires. Ainsi, malgré un coût du logement moindre en QPV, les revenus plus faibles des habitants engendrent un taux d’effort supérieur à celui des ménages des autres quartiers.

Synthèse sur le site du CGET

Télécharger et consulter l’étude « En détail » sur Des conditions de logement plus dégradées dans les quartiers prioritaires – ONPV – octobre 2018.

0 142

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire s’est penché sur les inégalités scolaires d’origine territoriale en France.

“Dans des contextes socio-spatiaux et démographiques inégaux, l’Éducation nationale et les collectivités territoriales déploient des ressources (humaines, budgétaires, offres de formation…) qui s’avèrent très variables selon les territoires”, relève le Cnesco, ajoutant que “ces inégalités fortes de ressources éducatives se développent aux côtés de disparités importantes dans l’orientation et la réussite scolaire”.

Panorama des inégalités scolaires d’origine territoriale en France, Cnesco, octobre 2018

Débat « Les quartiers populaires ont-ils le droit à la banalité, à la complexité ? » Périphéries, France Inter

Les habitants des périphéries sont-ils condamnés à faire des choses extraordinaires pour devenir des gens « normaux » ? Ont-ils le droit à la banalité, à la complexité ? : ce 2e débat, enregistré en public, s’est déroulé à Toulouse (34) dans le cadre du festival « Origines contrôlées » de Tactikollectif, du 3 au 6 octobre dernier. L’écoute est disponible sur Internet dans la rubrique « Le Débat ».

L’occasion aussi de découvrir les autres sujets du site dont la vocation est « d’écouter, raconter et décrypter les réalités sociales et urbaines ».

À écouter sur : https://peripheries.fr/emissions/categorie/le-debat

0 130

Évitement de la carte scolaire à l’entrée en 6e : le privé attire aussi les élèves des quartiers prioritaires. L’enseignement privé en quartiers prioritaires, une réalité au collège. ONPV / CGET 21/09/2018

Une récente étude de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) met en évidence des pratiques d’évitement scolaire parmi les élèves des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) lors de leur entrée en classe de 6e. Délaissant le public, certains intègrent le privé. (6,2% des élèves de 6e des QPV ont quitté le public pour le privé)

À la fin de l’année scolaire 2015-2016, 6,2% des élèves des QPV ayant accédé pour la première fois (hors redoublement) en classe de 6e ont rejoint un collège privé alors qu’ils fréquentaient une école publique en primaire (voir graphique 1). Ce taux est toutefois inférieur à celui des élèves résidant dans les unités urbaines englobant les QPV (10,2 %). Le privé attire, il est vrai, surtout les classes favorisées, sous-représentées dans les QPV. Pour autant, le passage du primaire au secondaire constitue un moment particulier où certaines familles, en QPV comme hors QPV, ne font plus suffisamment confiance au système public pour la scolarité de leur enfant.

Lire la suite sur le site du CGET

Entrepreneuriat et innovation au cœur d’un territoire : le cas des femmes entrepreneures sociales des quartiers. Amélie Notais et Julie Tixier. Innovations n°57, 2018/3

Cet article pose la question suivante : dans quelle mesure les femmes des quartiers construisent-elles un modèle innovant de l’entrepreneuriat ? Il s’appuie sur l’étude d’une expérimentation sociale visant à former les femmes à l’entrepreneuriat social au cœur de La Courneuve (Seine Saint-Denis, France). Il dresse le portrait de l’entrepreneuriat dans sa diversité « pluriel(le) et métissé(e) » (Germain, 2017). La méthodologie qualitative se fonde principalement sur les récits des entrepreneures. C’est une conception singulière de la notion de l’entrepreneur, de l’entrepreneuriat et de l’implication des parties prenantes que proposent ces femmes. Cette réflexion conduit vers de multiples figures de l’entrepreneuring. Chacune entreprend le territoire pour un mieux vivre-ensemble. Elles engagent toutes un mouvement citoyen et innovent socialement.

Sur Cairn https://www.cairn.info/revue-innovations-2018-3-p-11.htm

0 130

L’auto-réhabilitation accompagnée (Ara) est une démarche désignant les travaux réalisés dans un logement par celui qui l’occupe avec l’aide d’un professionnel du bâtiment.
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), l’Ara valorise aussi le développement du lien social et l’insertion des habitants. C’est pourquoi le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a soutenu, depuis 2016, une expérimentation de cette démarche dans 5 sites concernés par le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).
Menée par l’association nationale des Compagnons bâtisseurs (ANCB), cette expérimentation a permis, en deux années, à près de 1 000 habitants de rénover leur logement et de participer à des actions collectives en faveur de l’amélioration de l’habitat.
Un véritable système d’entraide à l’échelle de chacun des quartiers s’est mis en place, démontrant toute la plus-value sociale des démarches d’Ara.

Accéder au dossier sur le site du CGET

Aller à la barre d’outils