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Le CGET a confié au Cerema la réalisation d’une étude dans l’objectif d’observer et d’expliquer les différences pouvant exister entre la mobilité des résidents des QPV et ceux des autres quartiers.

La moitié des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) est coupée par une route importante, une voie de chemin de fer ou un cours d’eau. En outre, en considérant les coupures surfaciques (surfaces d’activités, forêts, cimetières, etc.) et topographiques (distance à la mairie, pente environnante, etc.), un quart des QPV apparaît comme fortement ou très fortement soumis à des coupures physiques qui contribuent à leur enclavement. Ceux situés dans la zone centrale de l’Île-de-France et l’Outre-mer sont particulièrement concernés. Cet enclavement est susceptible d’avoir un impact sur les mobilités quotidiennes des habitants. Les résidents des QPV sont moins mobiles que les autres. En particulier, ils se déplacent moins souvent en voiture. Cependant, cet écart est principalement dû à des différences d’accès à la voiture (possession du permis et d’une voiture) et de caractéristiques des habitants (statut d’emploi, par exemple). À caractéristiques similaires, les habitants de QPV se déplacent chaque jour le même nombre de fois que ceux hors QPV, mais sur une distance et une durée moins longues.

Accéder aux 3 documents sur le site du CGET ou ci-dessous :

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Lutter contre les inégalités dans les pratiques culturelles impose aux intervenants culturels et aux artistes qui interviennent dans les activités périscolaires de se légitimer comme intermédiaires socialement utiles mais aussi comme des professionnels reconnus comme tels par les enseignants.

Les enjeux de l’éducation artistique et culturelle. Entre légitimation des acteurs et sensibilisation aux inégalités sociales – Injep analyses et synthèses – Expérimentations – n°22. 2019/03. 4 p.

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La mixité sociale est au cœur de la mission d’Habitat et Humanisme qui l’expérimente depuis 1985, à travers son action de logement et d’accompagnement de personnes en difficulté, dans des quartiers « équilibrés ». Cette notion reste souvent floue, insaisissable, ambivalente et chargée émotionnellement. Elle est pourtant plus que jamais d’actualité, car notre époque, marquée par le chômage de masse, résiste de plus en plus difficilement à la tentation du repli sur soi. Il faut continuer à agir, car les propos et les comportements stigmatisant les plus pauvres portent atteinte au vivre-ensemble et fragilisent notre société.

C’est dans ce contexte difficile et fort de sa légitimité, qu’Habitat et Humanisme a réuni  des experts au sein de l’Observatoire de la mixité sociale (OMIS).

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L’Observatoire national de la politique de la ville (l’ONPV) a présenté son rapport 2018, le 27 mars dernier. Articulé en deux parties, il aborde la situation de l’emploi et du développement économique, d’un côté, et des thématiques liées, notamment, à la scolarisation et au cadre de vie dans les quartiers prioritaires, de l’autre. Cette édition fera l’objet d’une conférence-débat, le 16 avril prochain, consacrée au volet économique.

Dans sa première partie, le rapport 2018 de l’ONPV présente la situation de l’emploi et du développement économique dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, à travers dix études. Au-delà des effets liés à leurs parcours scolaires et leurs caractéristiques sociales défavorisées, existe-t-il un effet propre lié à la résidence en quartier prioritaire qui expliquerait des trajectoires professionnelles plus instables ?

La seconde partie est constituée de courtes analyses statistiques, sous forme de 48 fiches synthétiques : scolarisation, pauvreté, délinquance, logement, renouvellement urbain, participation des habitants…

Accéder au rapport sur le site de l’ONPV

Dans leur rapport remis le 20 mars 2019 à la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités, l’ANPP et l’ADCF avancent plusieurs propositions pour la nouvelle génération des contrats de ruralité couvrant la période 2021-2027, dont une centrale : la pérennisation des financements. Les associations reposent la question de la mise en place de contrats territoriaux uniques.

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La qualité de vie dans les territoires d’Occitanie offre un tableau contrasté. Les métropoles, la périphérie du bassin toulousain et le littoral ont en commun un accès rapide aux différents services en lien avec leur forte urbanisation. Toutefois les enjeux y sont différenciés, au regard des difficultés sociales ou encore des déplacements domicile-travail. L’arrière-pays méditerranéen est confronté à d’importantes fragilités sociales. L’éloignement des services, en particulier de santé, pénalise les territoires les plus ruraux et montagneux. Les conditions de vie sont en revanche plutôt favorables dans et autour des villes moyennes.

Insee Analyses Occitanie N°67 janvier 2019

L’ONPV publie les 5 nouvelles fiches sur le thème de l’«Education» :

  • Caractéristiques des collèges publics relevant des quartiers prioritaires : des moyens supplémentaires en lien avec les réseaux de l’éducation prioritaire
  • Réussite au diplôme national du brevet dans les collèges relevant des quartiers prioritaires : en progrès mais des écarts persistants avec les autres établissements
  • Orientation au lycée : plus de filières professionnelles après une scolarité dans un collège relevant des quartiers prioritaires
  • Les aspirations d’orientation dans l’enseignement supérieur : plus modestes pour les lycéens résidant dans les quartiers prioritaires
  • Programme de réussite éducative : une montée en charge des parcours personnalisés

Lire les fiches sur le site de l’ONPV

Le 21 mars 2018, le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) pour réaliser un rapport sur les  conseils citoyens, une instance de démocratie participative spécifique aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Après 6 mois d’enquête approfondie, 258 acteurs rencontrés, dont 119 conseillers citoyens, 128 heures d’auditions, 23 villes étudiées, 1 journée de débats avec 80 conseillers citoyens et 760 conseils citoyens touchés par un questionnaire de l’Observatoire Nationale de la Politique de la Ville, la CNDP propose un état des lieux des conseils citoyens et préconise 10 actions pour relancer ce dispositif.

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Barbara Allen et Michel Bonetti, L’Habiter, un impensé de la politique de la ville, l’aube, 2018, 352 p.

Cet ouvrage, nourri par de nombreuses recherches et interventions dans les grands ensembles d’habitat social, révèle la diversité de ces quartiers et des modes d’habiter de leurs occupants. Il montre l’importance que représente l’habitat pour ces personnes, et le rôle décisif qu’il joue dans leur inscription dans la société. Dépassant les vaines oppositions entre urbain et social, conditions de vie et cadre de vie, il met en évidence les interactions entre les situations socio-économiques des habitants, la conception des espaces urbains et leur gestion, ainsi que les politiques publiques qui contribuent à façonner modes d’habiter et situations habitantes. Cette analyse réinterroge les fondements de la politique de la ville et propose une nouvelle conception de l’action.

Les auteurs :
Barbara Allen (psycho-sociologue) et Michel Bonetti (sociologue urbaniste) sont chercheurs consultants au Sens Urbain après avoir été directeurs de recherche dans un laboratoire d’analyse des situations socio urbaines au CSTB. Pendant une trentaine d’années, ils y ont réalisé des travaux de recherche et d’évaluation et conduit de nombreuses missions de conseil auprès des villes et des organismes de logements sociaux.

L’Anah et le Réseau national des Collectivités mobilisées contre le Logement vacant ont présenté, le 21 décembre un guide dédié à la lutte contre les logements vacants. Très concret, il propose un plan d’actions élaboré à partir d’expériences de terrain.

Cet ouvrage, issu du travail partenarial mené avec sept collectivités mobilisées pour trouver des solutions au problème, propose aux décideurs locaux une méthodologie pour leur permettre d’identifier la nature de la vacance, d’évaluer la situation des logements concernés et de déployer des stratégies de « sortie » en fonction des besoins des territoires (disposer de logements abordables et sociaux en zone tendue, rechercher une attractivité résidentielle en centre ancien, dans un cœur de village, imaginer un nouvel usage des logements vacants …).

Ce guide synthétique est organisé en 4 points pratiques :

  1. Logements vacants : de quoi parle-t-on ? Et pourquoi lutter contre le phénomène?
  2. Comment résorber la vacance sur son territoire ?
  3. S’inspirer de cas concrets d’autres collectivités
  4. S’outiller pour mettre en place sa démarche

Lire le guide “Vacance des logements : stratégies et méthodes pour en sortir”.

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