Atlas académique des zones à risques d’échec scolaire : nouvelle édition

Atlas académique des zones à risques d’échec scolaire : nouvelle édition

Atlas académique des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage. Gérard Boudesseul, Patrice Caro, Yvette Grelet, Céline Vivent. Ministère de l’éducation nationale, CEREQ, Université de CAEN, ESO de Caen.  septembre 2016. 160 p.

La première parution de l’Atlas ayant donné lieu à de nombreux échanges dans les différentes académies et régions, cette nouvelle édition, actualisée essentiellement à l’appui du recensement de 2011, fournit quelques indications quant aux effets de la crise économique et sociale survenue à partir de 2008. Elle est aussi enrichie par des données nouvelles et inédites sur les départements d’outre-mer. Pour la France métropolitaine comme pour les DOM a été conservé le découpage fin à l’échelle cantonale antérieure à la réforme de 2013 qui les a réduits de moitié. La présentation reste une succession de fiches académiques, ne tenant pas  compte de la fusion de certaines régions. Celles-ci sont disponibles sur demande.

Quitter le système éducatif sans diplôme, c’est aujourd’hui être grandement exposé au chômage et au sous-emploi en début de vie active, et, avec la crise, bien au-delà de la période d’insertion. En privilégiant une approche territoriale, cet Atlas apporte un éclairage original sur le risque de décrochage scolaire, que l’on sait très inégal selon le milieu d’origine et les conditions de vie. Ainsi, l’ouvrage décrit finement la situation de chaque académie d’un double point de vue : il analyse et cartographie, à l’échelon cantonal, les facteurs plus ou moins propices à la réussite scolaire et la difficulté scolaire qui peut conduire à l’abandon précoce des études.
En savoir plus et accès à l’Atlas en totalité ou par académie sur le site du ministère
Dans l’Académie de Montpellier (pp. 61-65), En première approche, le type le plus visible est le « milieu rural isolé, de tourisme saisonnier et d’économie présentielle » qui représente 42 % des cantons mais seulement 16 % de la population, compte tenu de la faible densité démographique.
La part des jeunes non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés (27,9 %) y dépasse la moyenne nationale (25,4 %). Mais les risques sont plus étendus dans le type « précarité économique plutôt dans des communes de taille moyenne » qui concerne un canton sur trois et un habitant sur deux ainsi que dans le type « cumul de fragilités économique, familiale, culturelle en milieu urbain », beaucoup plus concentré, puisque moins d’un canton sur dix abrite 23 % de la population. Cette double caractéristique, de risques étendus pour une partie de l’académie et concentrés pour une autre, explique que la part des jeunes non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés soit significative (30,3 %), du même ordre que dans les académies d’Amiens
et de Créteil.
Sur le site du CEREQ